17 ans pendant 2 mois (1)

Deux cents cinquante kilomètres à dérouler seule, un matin de septembre et un autre de janvier. La musique à fond dans une voiture vide. Mes pensées qui vagabondent. Je savoure le silence, je savoure le fait d’être seule, totalement seule, à l’aube d’une période hors du temps.

Vacances sans enfants: non, ils ne me manquent pas. Du tout.

J’ai beau réfléchir, fouiller les tréfonds de ma conscience, il est évident que je n’ai pas éprouvé la moindre petite pénibilité, et me suis sentie tout ce qu’il y a de plus complète et parachevée pendant notre séjour dans les Pouilles. Suis-je normale? Dois-je assumer cette sécheresse de coeur maternelle? Oui, et je vais te le prouver.