Perspectives 2022

Oui, je sais…des accents présidentiels résonnent dans ce titre d’ouverture sur la nouvelle année. Je n’ai pas eu envie de faire un bilan de 2021, parce que j’ai réfléchi et j’ai vite conclu que d’une part ça ne t’intéresserait sûrement pas, si ce n’était pas généralisable, et d’autre part, que cette cuvée 2021 n’avait pas été exceptionnelle au demeurant. Il y a eu certes, cette prise de fonction en tant que formatrice (je viens d’ailleurs de recevoir mon planning de formations 2022), des week-ends par-ci, par-là, notre très probable dernier mariage générationnel, de belles vacances, mais rien qui soit notable, rien qui mérite qu’on en fasse un billet à part entière, rien qui mérite de dégager de petites leçons philosophiques à partager ici.

Une fin d’année merdique

Pour couronner le tout, nous avons vécu, comme beaucoup d’entre-vous, les fêtes de fin d’année les plus pourries de nos pauvres existences à ce jour. Covid chez l’aînée, grippe extrêmement violente chez la cadette (un vrai beau combo, sinon c’est pas drôle), urgences le jour de Noël, isolement de 10 jours difficile moralement, fêtes sans la famille et sans les amis. Il y a pire. Mais c’était franchement pas la joie à la maison.

Comme très souvent lors de ce type de périodes compliquées, des questionnements sur l’existence ont recommencé à me tarauder. Je cherche encore le sens de la vie, on dirait que je refuse de comprendre qu’il n’y en a pas. J’ai la sensation permanente qu’on s’agite dans toutes les directions, qu’on tourne misérablement en rond, qu’on s’ennuie, tous, mais qu’on se regarde brasser du vent en se convaincant bravement du contraire. Et bonne année messieurs-dames.

J’ai pas lu grand chose, ces derniers temps, à part un livre que j’ai offert à mes filles J’aimerais te parler d’elles, qui brosse le portrait de 50 femmes qui ont bousculé ou bousculent l’ordre établi. Une belle brochette de modèles, ou de contre-modèles pour prouver à mes trois bouts de femme qu’elle peuvent autant et aussi bien que les hommes.

J’ai regardé la série Sissi. Si, comme moi, t’as kiffé les Chroniques de Bridgerton, je te la conseille. Et fougue, et passion, et morts, et attentats, et trahisons, et robes, et bals, et enjeux politiques, le tout sur fond d’activités sexuelles bien affriolantes pour l’époque, mais divertissantes pour la nôtre. Bref, exactement ce qui me fallait pour ne pas sombrer tout net dans la dépression caractérisée.

Des idées étranges…

Je ne sais pas s’il faut s’en inquiéter -il me semble que oui-, mais depuis environ deux ans, je pense de plus en plus à me faire tatouer. Ce qui est signe d’aggravation de mon état mental, ou alors d’entrée imminente dans la crise de la quarantaine, puisque, si tu ne le savais pas encore, j’ai horreur des tatouages, je trouve ça moche et vulgaire. Sauf à deux endroits. Poignets et chevilles. De grandes questions métaphysiques m’assaillent à ce sujet: vais-je ressembler à une rescapée de la téléréalité, si je franchis le pas? Est-ce vraiment un signe d’originalité et d’individualité de se faire tatouer, de nos jours (la réponse est non)? Vais-je décevoir des gens? Mon mari va-t-il me renier et demander le divorce? A 60 ans, mes tatouages (oui, mes) auront-ils migré dans les plis d’une peau frippée, rendant le visuel absolument dégueulasse? N’ai-je pas la peau trop blanche pour me faire tatouer? Puis-je, un jour, faire quelque chose pour moi-même sans me préoccuper de ce que vont en penser les autres? Que diront tous ces gens à qui j’ai offert des expressions horrifiées et des cris d’orfraie à la vue de leurs tatouages? Vais-je sauter le pas en 2022?

En attendant de résoudre cette cruciale interrogation existentielle, j’ai cherché, comme d’habitude, à m’extraire de mon marasme en cherchant des solutions. J’aurais pu dire en brassant une énième fois du vent, mais j’ai décidé d’être optimiste et moins cynique en ce début 2022.

…et moins étranges

Il y a un moment que je comptais m’inscrire à des ateliers d’écriture. C’est ma cousine qui m’en a parlé la première fois le plus sérieusement. Je savais que ça existait, mais j’avais aussi conscience que ça demandait un effort temporel et financier qui me paraissait difficile à soutenir à l’époque. Et puis, naïvement, avec suffisance, je me disais que je n’en avais pas vraiment besoin. Mais plus le temps passe, plus il paraît évident que j’ai tort: de nombreuses personnes, proches ou moins proches, me demandent quand est-ce que je compte écrire et publier un livre, une nouvelle, un roman, un Goncourt, mouahahaha. Je ne sais pas leur répondre. J’ai envie, mais aucune idée. Aucune inspiration. Aucune méthode. Je ne sais pas par où, ni comment débuter. La fibre ne suffit pas. L’envie non plus. Ecrire ne se décrète pas.

Pour soutenir ma motivation et pallier la médiocrité de mon élan, je me répète régulièrement que Toni Morrisson (et bien d’autres comme elle) a publié son premier roman à la quarantaine bien tassée, une fois ses gosses sur les rails. Et je me suis secouée. Je suis passé de la mentalisation à l’action. J’ai mené mes premières recherches sur le sujet et j’ai découvert que des ateliers, très peu, très ponctuellement, étaient éligibles au congé personnel de formation depuis…décembre 2021. Un mois. J’aime voir dans une genre de coïncidence un feu vert à mes aspirations. Un signe que je ne dois pas attendre.

Fidèle à ma façon de procéder une fois que mes décisions sont prises, j’ai foncé. Sélectionné la formation, étudié mon nombre d’heures et d’euros disponibles, informé ma supérieure hiérarchique, démarré les démarches auprès des ressources humaines. Je vais donc faire, si on m’accorde les crédits cette année, une formation magnifique, qui me fait rêver, vibrer à l’avance, avec ses créer des personnages, construire un incipit, instaurer du suspense, créer des dialogues riches…Rien qu’en lisant les intitulés de session, je me sens au paradis, c’est à dire à ma place. Bien évidemment, je ne me leurre pas: tout ceci n’aboutira peut-être sur rien de concret au final. Mais comme en 2022, chaque jour, j’ai une probabilité de passer sous un camion ou de déclencher un cancer, j’ai décidé d’arrêter d’attendre que les conditions soient réunies pour faire ce que j’ai envie de faire et me faire plaisir. Je crée moi-même ces conditions.

Un soupçon de prise de tête existentielle

Récemment, j’ai retrouvé sur Linkedin des anciens camarades de primaire. Tous sont aujourd’hui médecin, juriste, avocat, oncologue, journaliste. Ça m’a fichu un coup, preuve supplémentaire que les réseaux sociaux ne servent qu’à nous créer des problèmes qui n’existent pas. Parce qu’aucune de ces personnes ne promettait plus ou moins que moi. Aucune ne paraissait avoir plus ou moins d’aptitudes. Je me suis dit qu’à côté d’eux, mon parcours se définissait en un mot: moyennitude. Mon choix de métier initial: moyen. Mon cheminement: moyen. Mon niveau d’études: moyen. Mes concours: de niveau moyen. Mes ambitions: moyennes. Ma reconversion: moyenne. Franchement, je ne me suis jamais considérée comme quelqu’un de moyen. J’avais largement le potentiel pour viser plus que du moyen. Alors, comment en suis-je arrivée là? Paresse intellectuelle, reproduction sociale, fragilité psychologique, j’ai fait des choix à l’époque que je referais aujourd’hui. Que je regrette, parfois.

Et puis je me souviens qu’un métier ne dit pas et ne fait pas tout de nous. Que dans cette cuvée prestigieuse, certains ne se sentent sûrement pas à leur place et rêvent d’autres horizons. Que travail ne pourra jamais équivaloir simplement à épanouissement. Qu’on est tous, au final, le moyen de quelqu’un. Que je contourne ma moyennitude supposée par d’autres voies, qui ne se résument pas en un intitulé de métier, qui donnent peut-être de moi une image d’éparpillement, et c’est peut-être moi, au final, cet éparpillement, ce besoin de faire des choses différentes, de ne pas me cantonner à un domaine, si je pouvais je serais même bénévole dans une association contre les violences faites aux femmes, mais je verrai plus tard.

Deux ans et demi après ma reconversion, je me sens fière de ce que ce changement de métier m’autorise à entreprendre mois après mois: formation, création d’entreprise, atelier d’écriture et je l’espère, certification Voltaire à la clé. Je n’aurais jamais, jamais pu me lancer dans tout ça en étant prof. Je ressens toujours cette sensation de libération, d’ouverture du champ des possibles et je me félicite chaque jour d’avoir quitté le navire Education Nationale.

Et des voeux simples pour 2022

Cela fait déjà plusieurs jours que je brûle mentalement des cierges à cette merveilleuse épidémiologiste danoise qui a prévu la fin de la pandémie pour mars 2022. Je te propose, pour 2022, de simplement nous souhaiter que cette excellente dame ait raison sur toute la ligne. On devient peu gourmand en voeux, depuis 2020. Tu m’excuseras pour ce billet quelque peu décousu. Si tu veux que je continue à écrire, il va falloir être indulgent(e) et me laisser parfois, je l’espère pas trop souvent, raconter un peu n’importe quoi ici-bas.

Porte-toi bien, et à bientôt pour un nouvel article bien construit avec tout plein de titres et de sous-titres bien référençables sur Google.

Bonne année 2022. Quand-même.

35 commentaires Ajouter un commentaire

  1. maman délire dit :

    Bonne année à toi chère maman lempicka ! merci pour ce billet fourre tout. moi les tatouages, j’aime bien comme ça, mais je n’en ferai pas. car je sais bien que je me lasse vite. si je m’étais tatouée il y a 20 ans, je suis sure que je regretterais le dessin aujourd’hui.. alors parfois je comble le truc en faisant des tatouages éphémères l’été. c’est bien, les tatouages éphémères ! ;-)) Je trouve ça super ton idée d’atelier d’écriture ! en plus si ça passe par le CPF, c’est génial ! je suis sure que tu vas pouvoir écrire un livre par ce biais, et ça c’est une bonne nouvelle ! quant a ton « coup de blues » vis a vis de tes anciens camarades… je pense que tu sais qu’un métier, ça n’a rien a voir avec le bonheur. certains sont peut être très heureux comme ça, et d’autres se sont enfermés dans quelque chose dans lequel ils dépérissent et n’ont pas encore trouvé le moyen d’en sortir. je ne vois pas trop le truc « moyen » dans ta vie. d’ailleurs elle est déjà très haut de gamme et heureuse pour beaucoup… l’important c’est que tu t’y sentes bien, non ? et il me semble, en te lisant, que c’est le cas. tu as changé de métier car ça n’allait plus, depuis tu ne parles que de choses positives qui t’arrivent professionnellement ! tu découvres de nouvelles voies comme la formation, tu ouvres une voie sur l’écriture… et tu tiens un blog, tu as l’air de l’oublier ! voilà ce que je vois, de mon point de vue en tout cas ! et je suis désolée pour tes fêtes, je l’ai moi-même beaucoup redouté ce scénario, mais nous avons échappé jusqu’à présent à la vague covid ce qui nous a permis de faire noël en famille. vous vous rattraperez bientôt je l’espère !

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    1. Merci Sophie, excellente année 2022 à toi aussi, puisse-t-elle voir ton nouveau projet professionnel aboutir et te combler. Je suis heureuse pour vous que vous ayez pu passer les fêtes normalement!
      Pour les tatouages, les aficionados te diront sûrement que l’intérêt réside autant dans la démarche que dans le choix du motif, prendre le risque de ne pas pouvoir revenir en arrière, assumer sur la durée, y compris ce qu’on avait choisi à un moment particulier de sa vie…Faut que ça mûrisse. Mon mari vient de me dire d’abandonner l’idée, que j’étais toute jolie et que ça allait tout flinguer. Ca sent le divorce 😀
      Merci pour ton retour sur mon paragraphe « moyennitude ». Evidemment que je te rejoins, que le métier n’a rien à voir avec le bonheur, mais je pense que si j’en viens à me poser ces questions, à avoir ces ressentis, c’est qu’il faut être lucide: j’ai un truc pas réglé de ce côté. J’ai peut-être pas fait le deuil de celle que j’aurais voulu être, dans mes projections sûrement un peu naïves de jeunesse. Certes, je fais plein de choses, mais des choses pas forcément très valorisées ni bankables dans notre société. C’est tellement con de la prendre comme étalon d’évaluation de nos parcours, mais c’est comme ça, on ne peut s’en affranchir totalement je pense. Je ne devrais me comparer qu’à moi-même et c’est certain, là: il y a de quoi être fière 🙂

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  2. Picou dit :

    Ecoute, avec le temps moi j’ai appris à apprécier ma « moyennitude » et même à y voir un vrai atout. L’accepter et l’assumer me permet d’être bien dans mes baskets, sans chercher à exceller tout le temps : je crois que c’est à vrai dire une des clés pour se sentir bien et cesser de toujours croire que les autres sont/font mieux. Je suis moyenne, mais dans beaucoup de domaines et de situations de ma vie, alors au final ça me rend sans doute plus équilibrée que quelqu’un qui excellera dans un domaine mais au détriment d’autres. Et en ce qui me concerne, tu me sembles bien loin d’être moyenne! ;o) . Sur un autre sujet, c’est chouette cet atelier d’écriture, il me faudrait peut-être aussi ce coup de pied au *** pour essayer de faire quelque chose de cette aptitude « moyenne plus » que j’ai pour l’écriture, et que j’ai comme toi du mal à canaliser pour un format long! ^^ Tiens nous au courant en tout cas, même de façon désordonnée j’aime toujours te lire!

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    1. J’admire beaucoup ton point de vue et je crois sincèrement que c’est ce vers quoi je veux et je dois tendre. Tu as raison, moyenne peut s’entendre par équilibre et mon constat rejoint le tien sur nos vies. Je fantasme assez sur l’excellence. Les profils pointus me font rêver, leurs parcours me semblent fait sur une trajectoire parallèle, qui ne rejoindra jamais la mienne.
      Oui, je te tiendrai au courant pour les ateliers, il me semble que pas mal d’organismes sont en ce moment en recherche de certification pour être éligibles au CPF, c’est à suivre de près, tu as le profil je pense!

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  3. S’il y a bien quelqu’un qui surfe sur la vague de l’excellence c’est bien toi. A ce jeu là, on peut même dire que tu supplantes 95% de la population. Tu réussis tout ce que tu entreprends, même les sales coups que l’on t’a fait, tu les as transformés en victoire c’est dire le level. Je peux donc sans prendre de risque affirmer que de livre tu écriras et de succès tu auras.

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    1. Merci Cécilia, ça me touche beaucoup mais j’ai l’impression de lire le portrait de quelqu’un d’autre! Mais j’espère que ta prédiction finale se réalisera! Dans ma demande de CPF, j’ai dit que je voulais écrire un livre dans les 3 ans, ahaha 😀

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  4. Latmospherique dit :

    Moi ça me va bien ce genre de billet parce que ça ressemble un peu beaucoup à ce qui me passe par la tête dans la vie. Je me sens moins seule d’un coup!
    Ici aussi vacances isolées pour cause de COVID – ça nous a un peu fichu le blues a tous les deux. Même si loulou a quand même pu partir en vacances un peu!
    Le tatouage j’y pense depuis pas mal d’années mais je n’ai pas encore passé le cap non plus….
    Quant aux ateliers d’écriture, ça donne des idées, ça ouvre des portes, ça permet de se faire confiance aussi alors tu as raison de foncer sans hésitation!
    Et pour le métier, j’ai l’impression qu’on surestime un peu ce qu’il représente. On a l’impression que c’est ce qui nous donne de la valeur alors que notre valeur personnelle à mon avis n’a rien ou peu à faire avec le métier que l’on fait!
    Mais bon la société est ainsi faite
    En tous cas je te souhaite plein de belles choses pour cette nouvelle année et le plaisir de te lire aussi, car c’est toujours un vrai plaisir!

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    1. Oui, j’ai lu ton dernier billet où tu disais que ça n’allait pas fort…il faut dire que le contexte n’aide pas et c’est normal d’avoir un contrecoup de cet isolement particulièrement malvenu. J’ai mis plusieurs jours à remonter la pente de mon côté!
      Pour le métier je te rejoins, et c’est exacerbé par des réseaux comme Linkedin où quand tu regardes les profils, tu as toujours l’impression que chacun fait le métier le plus dingue de la Terre, parle 5 langues, manage, et fait plein de projets! J’arrive à prendre du recul sur cette surenchère mais le pouls de reconnaissance sociale se prend et se voit aussi dans ce type de « lieux ». Mon mari hallucine de voir les réactions quand il énonce mon nouveau métier. Il est d’un « niveau » moindre que le précédent, mais l’intitulé en jette plus…

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  5. mamoundines dit :

    Bonne année, bonne santé et tous mes baisers qu’on disait quand on était petit. On peut enlever « et tous mes baisers » actuellement mais avec un peu de chance nostradamusquienne et epidemiologisquienne, on pourra le dire pour 2023..
    Bref, non! tu n’es pas quelqu’un de moyen. Ça mettrait bcp trop haut le barre du moyen donc je me refuse à le croire. heureusement ensuite tu te reprends et tu tempères tes propos.
    Et au fait si un de tes anciens pote est oncologie, envoie le nous dans mon hôpital qui en a cruellement besoin. Il sera bien accueilli et la psy du service est sympa ^^.
    et oui, vivons avant d’être mort, je valide à 100% même s’il n’est au final pas si facile que ça que de vivre ainsi parce que nos décisions ont des conséquences et le « oh on a qu’une vie! » ne fonctionne pas toujours. Cependant, il y a bien des moments où l’on se met des barrières qui au final on peut d’utilités. Alors faisons bien ce que l’on peut et in sha allah!
    Bisous

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    1. Merci pour tes voeux, bons baisers (c’est désuet, j’aime!) virtuels à toi aussi!
      Je la ressens vraiment comme ça en tout cas ma moyennitude et quand j’en parle avec mon mari, il comprend ce que je veux dire, il me dit souvent que j’avais (j’ai!) les capacités pour viser plus haut. En ce moment ce n’est pas ce dont j’ai envie en tout cas!
      Pour l’oncologue: c’était ma meilleure cop de CM1, Nuria. Elle habitait au Triolo 😉 J’ai perdu de vue tous mes copains de primaire sans exception en passant du privé au public.
      Oui, les « on n’a qu’une vie », je l’ai déjà sorti à ma meilleure amie qui a fait la grimace en me disant « Si tout le monde raisonnait comme ça… ». Mais bon on n’en a qu’une quand-même alors faisons en sorte d’être le moins malheureux possible avec (ou dedans)! Inch’ Allah!

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  6. Merci pour ce billet en mi-teintes qui me paraît tout à fait adapté à l’ambiance générale 🙂 Tu vas sûrement te régaler avec les ateliers d’écriture, quelle chance de pouvoir faire cela en formation professionnelle !
    Pour connaître des avocats, médecins et autres professions valorisées socialement, je t’assure que beaucoup ne s’épanouissent pas et envisagent de changer de job arrivés à la quarantaine. Tu t’es sans doute auto-castrée comme beaucoup de femmes, mais tu as bien pris ta revanche ! Tu es créative, combative, déterminée… Et je suis certaine que tu vas continuer à en faire de grandes et belles choses 😉

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    1. Merci pour tes mots Marie, oui, si je suis retenue cette année pour la formation pro, il y a l’air d’avoir du monde au balcon…
      Oui, auto-castrée, il y a peut-être de ça. Je discutais avec une collègue dernièrement, elle a mon âge, qui me disait que son père à l’époque disait à ses 4 filles de faire instit parce qu’instit c’est bien pour garder ses gamins pendant les vacances. Même si ce n’est pas le discours qu’on m’a tenu, il y a toujours cet aspect qui rentre en ligne de compte quand le souhait professionnel d’une femme est émis, soumis…c’est d’ailleurs une phrase que j’ai entendue quand j’ai dit que je voulais changer de métier…
      Donc oui, c’est encore très ancré qu’une femme doit faire un métier qui la rende un minimum disponible pour sa famille, alors qu’évidemment, ce point ne rentre jamais en ligne de compte pour un garçon. Mon dieu, comme il nous reste du chemin à parcourir…

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  7. 3kleinegrenouilles dit :

    Si je retrouvais ma classe de primaire ou de collège, je serais probablement parmi celles qui ont le mieux réussi, socialement et professionnellement. Il y a quelques temps, j’échangeais avec une amie de lycée, vendeuse de fromage depuis vingt ans. Elle est heureuse, elle a une bonne ambiance au travail, pas de pression, pas de stress. Elle aime l’idée de sortir du travail et de pouvoir tout de suite faire le vide et penser à autre chose.
    Tu as un beau parcours et il te reste encore quelques décennies pour le compléter. Je suis sûre que tu as encore de belles perspectives devant toi.
    A propos du tatouage, j’en ai un depuis vingt ans, dans le dos. J’avais beaucoup réfléchi au motif et je le voulais à un endroit non visible car je le faisais pour moi et pas pour les autres. Depuis longtemps, j’ai envie d’en faire un deuxième mais je n’ai pas trouvé le motif qui me plaira toujours dans vingt ans. Entre temps, le tatouage est devenu tellement à la mode, les motifs sont redondants et ennuyants.
    Tu nous raconteras comment se passe un atelier d’écriture ? J’ai vu passer des publicités, je me suis demandée comment cela fonctionnait.
    Bonne année 2022 et beaux projets à venir !

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    1. Merci beaucoup pour ton retour!
      J’étais dans une école privée très bourgeoise en primaire, avec des parents ayant des positions sociales reconnues, et mon constat de moyennitude vaut beaucoup moins pour mes camarades de collège ou de lycée (établissements publics, plus mixtes). Je ne peux pas m’empêcher de me dire que le milieu social dans lequel se déroule notre scolarité influe sur nos ambitions, notre niveau de connaissance des débouchés, sur les idées mêmes de métier qui peuvent nous venir à l’esprit rien qu’en regardant autour de nous. En résumé, je ne suis pas étonnée que mes camarades de primaire aient globalement mieux réussi socialement et professionnellement que mes camarades de collège et de lycée. Et ça me navre. Mais bien-sûr, je te rejoins, on est sûrement parfaitement heureux en fabriquant du fromage si ça correspond à nos aspirations, et j’ai beaucoup d’admiration pour ces gens capables de se réaliser dans des métiers moins valorisés socialement.
      Je suis d’accord avec toi pour le tatouage, et ce qui me retient, c’est justement que ce soit devenu un effet de mode. J’en voudrais un mini de chez mini, si j’en fais un. Mini et délicat. Thème végétal. Tu vois, j’ai déjà réfléchi 😀
      Bien-sûr, je ferai un retour sur les ateliers le moment venu!
      Très bonne année 2022 à toi et ta famille aussi!

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      1. 3kleinegrenouilles dit :

        Le milieu social joue bien sûr un rôle crucial dans nos ambitions, dans notre confiance en nous-mêmes pour les réaliser, dans le potentiel financier de nos parents pour nous soutenir, dans le réseau familial comme premier réseau professionnel.
        Si je pouvais revenir en arrière, tout en gardant la confiance et la maturité que j’ai désormais, j’aurais fait d’autres choix. C’est ainsi ! J’aime beaucoup la citation (apocryphe) de Marc-Aurèle : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé; et le courage de changer de qui peut l’être; mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

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      2. C’est tellement compliqué, c’est un pari finalement de choisir un métier à à peine 20 ans, parfois moins…
        Moi aussi j’adore cette citation, il me semble que c’est dans le film « Gladiator » que je l’ai entendue la première fois 🙂

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  8. lexieswing dit :

    Je comprends ces interrogations et c’est un peu « plate » à dire, mais je pense que cela vient avec l’âge aussi, celui auquel on commence à avoir pas mal d’années d’expérience pro derrière nous et des enfants un peu plus grands (c’est aussi la raison pour laquelle ça n’arrive pas pour tout le monde au même moment). Comme le mentionne Marie, tes anciens camarades ne sont probablement pas tous épanouis dans leur métier et le titre n’y fait pas grand chose. Ce n’est pas pour rien que tant de gens opèrent des changements de carrière. À l’instar de Cécilia, je te trouve tout, sauf moyenne, et j’espère que tu sauras saisir l’opportunité de t’épanouir encore davantage cette année. Bises à toi !

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    1. Merci beaucoup pour tes mots. C’est sûr. Jamais je ne me serais posé ces questions il y a 10 ans, où ma seule priorité était la construction de ma famille. Je ne suis pas dupe de ce que cachent certains titres ronflants, au final cette déception qui pointe en me comparant aux autres, elle est plus vis à vis de moi-même. Je me suis déçue, quelque part. Mais c’est pas triste parce que j’aurais été encore plus déçue de n’avoir rien fait pour transformer cette déception en…je sais pas encore. Mais je transforme 🙂

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      1. lexieswing dit :

        Je te trouve excellente à évoluer, changer, remettre en cause certaines choses. C’est si difficile, dans le tourbillon de nos amis, de prendre le temps … de prendre du recul !

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      2. Merci Lexie. Je pense que l’âge et les expériences cumulées aident beaucoup. Quelle gageure de choisir un métier à la vingtaine…

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  9. Myriam dit :

    J aime beaucoup cet article personnel et qui résonne chez beaucoup d entre nous, sans doute un moment dans le parcours de vie de chacun.
    Mais surtout, malgré tout, je te souhaite très sincèrement une bonne année 2022!

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    1. Merci beaucoup Myriam d’avoir pris le temps de me laisser un petit mot, je suis contente que cet article ait fait écho chez toi! Très bonne année également!

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  10. Miss Zen dit :

    Il est top ton article et je me suis si souvent retrouvée : la baisse de moral, la comparaison professionnelle et les cierges pour cette scientifique danoise ‘Dieu la bénisse). Par contre, je n’ai toujours pas franchi le cap de l’atelier d’écriture :je n’ose pas (l’histoire de ma vie). Bravo et félicitations. A très vite , j’espère

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    1. Merci, ça me fait super plaisir parce qu’il est sorti comme ça, sans réflexion sur sa pertinence…Commence à te renseigner pour les ateliers, le fait de chercher peut débloquer quelque chose 🙂

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  11. Moyenne ? Tu es sérieuse ? Tu sais que quand je te lis je me dis, tout le monde avance sauf moi, regarde cette formidable Maman Lempicka qui décroche un concours et après se met à former du monde, comme j’aimerai faire pareil mais je ne peux pas parce que ma fille a 2 ans-j’ai peur de quitter mon poste de fonctionnaire-pourtant je sais que je pourrai faire tellement plus etc etc etc. Tu ne te rends pas compte je crois que pour moi tu es un modèle à suivre, j’aime ta façon d’écrire, ta franchise, ton authenticité. Et je te lis pour ça. Et pour ton humour qui me fait exploser de rire. En atelier d’écriture je te conseille BLOOM de Florence Servan Schreiber. A très vite pour de nouveaux articles.

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    1. Oui, oui, je suis sérieuse, je ne dis pas ça pour me faire mousser ou qu’on me rétorque le contraire, je le ressens profondément et on en parle souvent avec mon mari. Il peut y avoir un fossé entre ce qu’on renvoie aux autres et l’image qu’on a de nous. Je suis ravie que ce tu aies cette vision de moi, ça me touche et ça me fait plaisir, et ne t’inquiète pas pour tes propres aspirations, je suis sûre que le moment viendra, quand ta fille grandira un peu, que tu te décentreras de ton rôle de maman…Merci beaucoup pour tes mots sur mes écrits, je les ai relus plusieurs fois, ça me fait du bien, j’ai besoin de ce genre de retour pour garder la flamme du blogging!
      J’ai bien noté l’atelier dont tu me parles, je vais aller jeter un oeil!

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      1. Wahouuuuu tu m’as répondu, quel honneur !!!! En relisant cette phrase je me rends bien compte que je passés pour une ado fanatique lol.En tout cas je suis contente si mes mots t ont fait du bien. Si tu te décides à tester l’atelier et qu il te convient donne nous ton avis dessus. Envoie moi des bonnes ondes mardi 18, je passe un concours et c est probablement en partie grâce à toi 🙂 Au plaisir de te lire sur ton blog, ou un autre support ?

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      2. Je ne t’ai pas répondu précédemment? Si c’est le cas je m’en excuse, je mets un point d’honneur à répondre à chaque commentaire mais il est possible que certains passent entre les mailles du filet!
        C’est super pour le concours, c’est lequel? Bien-sûr je t’envoie des bonnes ondes et tu vois, au final, tu oses, tu te bouges, même avec une petite de deux ans 😉

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      3. Si si, tu m’avais bien répondu en effet. Je ne savais pas que tu prenais le temps de répondre à tous les commentaires. Encore merci.
        Je passe le concours inspecteur DGCCRF. Je croise les doigts :). Bon dimanche !

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      4. Tu te doutes que j’ai dû aller voir sur Google de quoi il retournait! Bonne chance!!

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  12. Gisèle dit :

    A chaque fois que je te lis, je trouve ton écriture tellement fluide et stylée ! Je comprends ces états-d’âmes, ils me traversent régulièrement, et ta force c’est d’en faire quelque chose, de rebondir à chaque fois, tu peux être fière du chemin parcouru… et moyenne ? Bah dis donc, la barre est très haute alors !
    J’adore cette idée d’utiliser ton CPF pour des ateliers d’écriture, je n’aurais jamais eu l’idée… et pourtant j’écris depuis des années, je me suis lancé le défi d’essayer de me faire publier, mais la montagne me parait bien haute… (j’ai déjà le roman par contre, mais c’est la suite qui me parait énorme !)
    Un tatouage… je n’en suis pas fan, mais si tu le fais pour toi, que ça te fait plaisir à toi, alors… fonce !!!
    Et bonne année 2022 bien sûr, avec plein de perspectives !

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    1. Oh merci, quel beau compliment! On va dire que mon chemin a d’abord été très rectiligne et que je pressens qu’il le sera moins les prochaines années 😉
      Tu as déjà le roman??! C’est ce qui me paraît le plus difficile à atteindre de mon côté! Où en es-tu de tes démarches?
      Pour le tatouage, ça va, ça vient…J’attends de voir si l’idée me passe!
      Très bonne année 2022 à toi aussi et au plaisir de te relire par ici!

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      1. Gisèle dit :

        Je répertorie les maisons d’édition qui pourraient éditer et ensuite je vais envoyer… Ça va être long… (J’écris des romances donc le spectre est large!!) Et j’envisage l’auto édition sinon, je voudrais pouvoir montrer mon roman fini à mes enfants plus tard!
        Je ne prends pas toujours le temps de commenter mais je reviens toujours te lire avec grand plaisir !

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  13. Ça c’est du n’importe quoi ? Et bien j’adore ! J’ai le même genre de questionnement sur les tatouages, franchira-t-on le pas ? Bravo pour ta reconversion ! Et personne n’est moyen, ou alors comme tu le dis, on est tous le moyen de quelqu’un, on est pas con, mais on est tous le con de quelqu’un 😆 Bon année 2022 avec quelques 3 mois de retard 🫂

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    1. Oh merci beaucoup! Pour le tatouage ça m’est momentanément passé, je suis en plein dans un autre projet en ce moment, preuve que cette idée n’est pas forcément indépendante des circonstances 😉
      J’avais aussi pensé à la phrase « on est tous le con de quelqu’un »! Bonne année à toi aussi!

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