Les élèves français sont nuls en maths: pourquoi je me reconnais dans le diagnostic posé

Ça ne t’a sûrement pas échappé: nos gosses sont de grosses bouses en maths. Même que la France est classée dernier pays d’Europe et avant dernier de l’OCDE. Ça craint du boudin. Cette info a fait l’effet d’une mini-bombe sur la toile, à peu près comme quand on nous dévoile qu’en fait, on est également nuls en français. En langues. Bref, en à peu près tout. Comme d’habitude, Jean-Patrick et Anne-Monique y sont allés de leur commentaire fielleux envers les profs, à coups de pas étonnant, sont plus préoccupés à faire grève qu’à instruire nos gamins, évidemment, à force de gueuler dans les syndicats ça pompe de l’énergie et y’en a plus pour le reste, quand on voit combien ils sont payés pour le nombre d’heures qu’ils font ces raclures...enfin, le discours habituel.

Et puis derrière, le discours posé, qui cherche à comprendre et à analyser. Je ne te parle pas de ceux qui mettent tout sur le dos des écrans et autres tablettes, puisque les petits asiatiques, autant sinon plus connectés que nous, nous mettent un double upercut dans le tronche. Non, les raisons sont ailleurs. Et force est de constater que lorsqu’on les détaille, je ne peux malheureusement qu’opiner du chef.

Les maths, ce paradoxe français

En lisant des commentaires rebondissant sur cette actualité, j’ai été surprise de lire que beaucoup de gens avaient entendu des proches se « vanter » de leur nullité en maths. Affirmer sa nullité scientifique, c’est apparemment du dernier chic social. De mon côté, j’ai grandi bombardée par l’affirmation inverse: l’esprit scientifique est la forme ultime de l’intelligence, les littéraires sont des scientifiques ratés, des esprits inférieurs qui choisissent leur voie par défaut, la véritable élite est scientifique et j’en passe. C’est l’illustration d’un apparent paradoxe français: si la majeure partie des élèves est d’un niveau affligeant en maths, notre pays continue d’avoir des formations post-bac d’excellence dans cette matière, et de récolter des médailles Fields. L’université Paris-Saclay est encore aujourd’hui considérée comme l’une des meilleure au monde. Les maths de haut niveau (et leurs débouchés professionnels associés) restent réservées à 2 ou 3% d’une génération sur fond de reproduction sociale.

Les professeurs des écoles ne sont pas des scientifiques

J’incarne à moi seule ce déplorable constat. Je t’en parlais, à l’ouverture de mon blog, ici-même. 80% des professeurs des écoles ont un profil humaniste et/ou littéraire. Je coche. La plupart des professeurs des écoles n’ont aucune culture scientifique. Je coche. La plupart des professeurs des écoles ont arrêté de faire des maths relativement tôt dans leur scolarité. Je coche. La plupart des professeurs des écoles reprennent contact avec les maths de façon violente et condensée, pour la seule obtention du concours. Je coche. La plupart des professeurs des écoles n’aiment pas ou ne savent pas enseigner les maths. Je coche.

La masterisation, la fausse bonne mesure de Sarko

Cette mesure était censée redorer le blason des professeurs. Elle a en réalité débouché sur ce que je considère comme une véritable chute de la place du métier dans la société. Logique. Qui veut se farcir 5 ans d’études pour un salaire merdique et une considération proche du néant? Les profils littéraires et humanistes ont quelque peu résisté à cette vague, car leurs débouchés sur le marché du travail sont plus restreints que ceux des profils scientifiques. Les meilleurs profils matheux, Master en poche, préfèrent aller travailler en banque ou en informatique, et on les comprend, je les comprends, où ils seront souvent payés le double en début de carrière. Aux concours en général, et au CAPES de maths en particulier (où, chaque année, des centaines de postes sont non pourvus), restent donc les moins bons profils, là par défaut, par vocation, par hasard ou par folie.

Une formation initiale et continue proche du néant

Il n’y a ni exagération, ni démagogie quand j’explique que dans mon métier, je me sentais délaissée, abandonnée à moi-même, sans émulation, même personnelle. En 13 années de métier, j’ai suivi deux formations, pardon, conférences en mathématiques, en amphi, sous une forme magistrale, et évidemment, aucun stage, même de deux ou trois jours, aucune mise en pratique sous le regard ou l’autorité d’un enseignant chevronné et expert, aucun approfondissement ni explicitation de notions ou de concepts que j’allais, 90% du temps, chercher par moi-même avec le peu de billes qu’on me donnait. J’achetais des livres de pédagogie sur mes deniers personnels, bien entendu. La formation initiale n’était pas beaucoup plus fournie. On savait qu’on devait utiliser la méthode Ermel ou Cap Maths. On savait que c’était mieux, mais on ne savait pas vraiment pourquoi. Parce que les élèves manipulaient. Mais en quoi ces méthodes avaient à voir avec l’essence des mathématiques, je ne l’ai évidemment jamais compris.

La sélectivité du recrutement en chute libre

Oui, je sais, ce paragraphe ne fait pas plaisir à lire. Il ne me fait pas plaisir à écrire non plus, d’ailleurs. Mais c’est un fait: crise des vocations, masterisation qui a fait chuter de façon faramineuse le nombre de candidats, et surtout chez les professeurs des écoles, baisse du salaire (passé, chez les débutants, de 2 fois le SMIC dans les années 90, à 1,2 fois le SMIC aujourd’hui), conditions de travail en constante dégradation, mutations quasi impossibles ont fait passer mon ancien métier d’un statut de profession sélective et reconnue à celui d’une profession par défaut, dans tous les sens du terme.

Ces graphiques tirés de Libération le montrent, et mon cas personnel le prouve: en 2006, il fallait passer une dizaine d’épreuves pour avoir le concours de professeur des écoles, et on avait environ 20% de chances de l’obtenir, la moyenne étant de 3 tentatives pour y parvenir. Aujourd’hui, le nombre d’épreuves a diminué de moitié. Exit l’histoire-géo, les sciences naturelles, la physique et la langue vivante obligatoire, autant de matières que j’avais dû potasser à l’époque. On est passé, en 15 ans, de 1 chance sur 5 de devenir prof des écoles, à 2 chances sur 3 dans certaines académies. Certaines sont tristement réputées pour recruter avec des moyennes générales largement en dessous de 10. Aujourd’hui, on rappelle même pour enseigner des candidats qui ne figuraient pas sur la liste complémentaire des admis (c’est-à-dire, formulé très clairement, des gens qui n’ont pas eu le concours). Avec la baisse de la sélectivité, se pose mécaniquement la question de la baisse du niveau.

J’ai envie de pleurer quand je vois ce que mon ex-métier est devenu en 15 ans. Quel gâchis. Evidemment, il n’y a pas de fatalité. Evidemment, il y a des solutions, les autres y arrivent bien: augmentation drastique des salaires pour rendre la profession de nouveau attractive et diversifier les profils, véritable formation continue, avec des mises en pratique sur le terrain, formation initiale en 3 ou 5 années post-bac. Mais on en est loin. On en est très loin. Je suis pessimiste, j’ai l’impression d’avoir réchappé d’un naufrage, et de regarder ce qui fut mon navire couler depuis le rivage. Comme je fais partie d’un milieu plutôt instruit, je sais que mes filles s’en sortiront à peu près: étayage à la maison, cours particuliers…mes anciens élèves, eux, n’auront pas cette chance.


24 réflexions sur “Les élèves français sont nuls en maths: pourquoi je me reconnais dans le diagnostic posé

  1. Je me doutais que tu réagirais après cette annonce qui rejoint le triste constat précédemment établi et que soulignes si bien : les français nuls en français, en langues étrangères et maintenant en maths. Ce qui m’amène encore et toujours à cette réflexion : « Mais comment diable le taux de réussite au baccalauréat augmente lui chaque année? ». Réponse : le nivellement par le bas. Non parce que si l’on arrêtait de demander, que dis-je d’injoncter, aux professeurs correcteurs de remonter les notes, on obtiendrait certainement des résultats corroborant aux études… Et parlons aussi de la disparition des redoublements au motif officiel que nos enfants sont des génies et/ou que le redoublement ne sert à rien, versus motif réel « Y’a plus de sous dans les caisses !! ». Reste un autre point : les classes de 30 élèves, on est d’accord ça n’aide pas hein. Ah et le meilleur pour la fin : les parents irrespectueux du corps enseignant, la crème de la crème non ?

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    1. Je me suis tellement, tellement reconnue dans l’analyse faite de ces résultats désastreux! Je ne pouvais pas en faire un article, je bouillonnais de ne pas pouvoir m’exprimer sur le sujet. Je lis énormément de témoignages de profs qui disent que le niveau actuel des étudiants est affligeant, y compris dans les filières littéraires. Le pourcentage de réussite grandissant au bac n’y est pas pour rien, effectivement. Concernant le redoublement, en revanche, il a réellement été prouvé qu’il est inutile (je suis d’ailleurs tombée sur le sujet du redoublement à l’oral: j’ai eu 20), il n’est d’ailleurs pas pratiqué dans les pays nordiques qui sont plutôt bien classés lors des tests internationaux, il entraîne une dévalorisation personnelle, et ne produit aucun résultat si la méthode d’enseignement ne diffère pas radicalement de la première.
      En revanche, je te rejoins absolument sur les effectifs de classe. Je ne sais pas si tu as lu l’article de Déborah sur le début de scolarité d’Ezra en école internationale en Belgique, mais le taux d’encadrement m’a fait halluciner…Encore une fois, les pays nordiques nous clouent au pilori sur le sujet, avec 2 adultes encadrants en moyenne pour….20 élèves.
      Enfin, l’irrespect des parents pour la fonction enseignante rejoint l’ensemble des constats et les englobe: plus on paie ses profs, mieux ils sont considérés par la société. Comme ils sont mieux considérés, le métier est attractif. Comme le métier est attractif, il est sélectif. Comme…cercle vertueux enclenché.
      Qu’est-ce qu’on a pu en parler avec mes ex-collègues (adorées).

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  2. Bon jour,
    Ce sujet est intéressant.
    Cependant, cela fait trente ans que l’on veut faire de nos enfants des ingénieurs, médecins, avocats … et les professions manuelles ont été dénigrées endommageant gravement l’équilibre de l’emploi dans tous les secteurs … on déprécie, méprise même, les travailleurs manuels…
    Alors, revenons à des fondamentaux : certificat d’études primaires pour démarrer … et élargissons les champs des ouvertures possibles pour les enfants qui ne sont pas tous des « intellectuels » … et établissons des programmes aussi avec le monde réel … franchement, les identités remarquables n’ont pas d’utilités alors qu’une surface, un volume, les conversions des unités …
    A tous les acteurs de la formation de nos enfants pour entrer dans la vie active, d’être à la hauteur, de favoriser l’apprentissage et surtout de valoriser tous les diplômes …
    Alors, ce n’est pas seulement l’éducation nationale mais c’est bien l’ensemble de la société qui est coupable et responsable du gâchis présent … Mais faut-il se poser la question à qui « profite le crime » ? Qui souhaite la déperdition d’un système ? Et arrêtons aussi de voir ce que font les voisins, toujours comparer, toujours avec des chiffres, toujours avoir les meilleurs résultats …
    Max-Louis

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    1. Merci beaucoup d’avoir pris le temps de commenter.
      Je suis totalement d’accord avec vous et ce que vous décrivez là et il s’agit d’une spécificité bien française. Je suis convaincue, moi aussi, que tout le monde n’est pas destiné à faire des études supérieures poussées et qu’il faut absolument revaloriser les filières techniques, comme c’est le cas en Allemagne. En revanche, là où l’on peut légitimement s’inquiéter, c’est que les tests internationaux montrent que les élèves français sont en grave difficulté dès le…CM1. Et qu’il n’est pas délirant d’exiger que chaque écolier puisse sortir du collège avec un bagage mathématiques convenable, quelque soit son choix d’orientation future. Les maths contribuent à développer l’esprit critique et la logique, qualités nécessaires à tout citoyen au même titre que celles développées par les matières humanistes.
      Tout comme vous, je pense que le problème dépasse le simple cadre de l’éducation nationale, et que c’est la vision même de la réussite personnelle qui doit être reconsidérée par les familles et par la société toute entière.
      Là où je suis pour la comparaison, c’est quand elle n’est pas fortuite, et qu’elle démontre une délitement de longue date dénoncé depuis des années par les principaux intéressés.

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  3. Merci copine, très bon article !
    Et le manque de formation et d’apprentissage pointu post concours est au cœur du problème, oui. Moi j’ai eu des stages, de 3 semaines même, mais en maths on m’a donné des billes, des trucs sympas à faire mais rien qui éclaire ma lanterne de cancre en mathématiques…
    Il m’aura fallu attendre ma 20e année d’enseignement et une formation auto financée de 3000€ pour avoir THE révélation !!!
    Avec Montessori j’ai tout re compris !!! Et j’aime enseigner les maths !!! Incroyable non ? C’est tellement logique, amusant et concret que c’est vraiment un plaisir.
    Là où je traînais la patte, je trépigne d’impatience d’arriver aux grands nombres et à la table de Pythagore. Qui l’eût cru ?!
    Alors oui, c’est possible mais on ne nous en donne pas les moyens, c’est tout. Et même avec des études littéraires et un niveau proche de 0 en maths, eh bien on aurait pu élever ces petits cerveaux si tant est que la volonté politique et budgétaire l’avait voulu…

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    1. Yeah, merci Morgane d’avoir pris le temps de commenter (je me doutais que tu serais au rdv!). Je suis arrivée après toi dans le métier, pile à la date où il a commencé à être attaqué et détricoté de toutes parts, notamment par Sarkozy, avec sa masterisation, ses dizaines de milliers de suppression de postes et l’anéantissement pur et simple de la formation initiale. On voit les résultats de cette politique aujourd’hui, j’en suis certaine, même si le problème est plus profond et complexe, son quinquennat aura fait énormément de mal à l’école. Je ne suis jamais partie en stage comme toi. Jamais. En 13 ans de métier.
      Et je suis évidemment totalement d’accord avec toi. Les maths, jusqu’à un certain niveau, sont accessibles à tous, pourvu qu’on leur donne leur vocation première. Ma préparation au concours me l’a démontrée. Je voyais bien qu’à force de persévérance, d’entraînement, de méthodes différentes, d’essais, de perfectionnements, des choses, de nombreuses choses commençaient à s’éclairer. Il n’y a aucune fatalité, j’en suis certaine aussi.

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  4. très intéressant article, je te le partage sur fessebouc demain. Je suis évidemment d’accord avec ce constat. le niveau des étudiants en master que je côtoie régulièrement a dramatiquement baissé en 15 ans. Quant au niveau des collégiens lycéens, c’est contrasté je trouve : d’un côté le niveau baisse dans certaines matières, les principales, et par contre on les surcharge avec des matières complexes à l’utilité incertaine (à mon avis). Pour le primaire j’ai le sentiment que les miens suivent, mais on est très privilégiés, on a plein de livres ils nous voient lire… ça aide.
    Sur le recrutement de personnes peu ou moins compétentes, en effet c’est atterrant, cela arrive souvent que je relève des fautes dans les textes des enseignants, jamais cela n’arrivait auparavant. La baisse de niveau est visible, mais comme tu le dis, en étant payé ce prix là avec la considération que l’on sait… faut pas chercher beaucoup plus loin. Je pense aussi que la prolifération d’enfants très agités, qui ont sans doute beaucoup de temps d’écrans journalier, n’arrange certainement pas la situation. Quand le prof est obligé de faire bcp de discipline, il n’a pas le temps d’enseigner.

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    1. Oh merci d’avance pour le partage, ça va me ramener des vues (et p’tét même des lecteurs!)
      Tu t’en doutes, je ne peux pas encore avoir d’avis tranché sur le collège lycée.
      Les miennes aussi suivent, particulièrement la cadette qui a un niveau de lecture de fin primaire/début collège en CE1. Par contre, là où le bât blesse, c’est en maths. Oh, sur le papier elle est dans les têtes de classe. Mais je vois bien que côté construction du nombre et calcul mental, il y a déjà des lacunes. Ma grande, pareil. Elle a du mal à faire mentalement des opérations telles que 19 pour aller à 34. Et elle est considérée comme excellente par son enseignante…laisse moi en douter. Bref, on y travaille, mais parce qu’on peut le faire, et ça rejoint l’analyse des résultats: en France, c’est la construction du nombre qui pose problème, l’abstraction.
      Côté niveau des enseignants, celle de mon aînée qui a 20 ans de métier est une véritable catastrophe ambulante en orthographe, donc je ne sais pas si c’est une tendance actuelle. Une chose est sûre: je me souviendrai à vie d’une stagiaire dans ma dernière école (elle venait d’avoir le concours) qui faisait tellement de fautes que ce qu’elle écrivait en devenait incompréhensible.
      Quant aux capacités de concentration des enfants, je te rejoins, même si c’est valable pour tous les pays. Pour ma part, ce que j’ai surtout vu en 15 ans, c’est une explosion des syndromes autistiques. Le lien avec les écrans a été prouvé.

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  5. MERCI.
    Tellement de vérité dans ton article !
    Moi aussi témoin de cette dégradation insidieuse d’un métier que j’ai ADORÉ…
    J’ai eu la chance d’embarquer sur le navire dans les années fastes lorsque l’image du professeur était bien différente (si si !:-)

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    1. Merci beaucoup ça me touche tellement ce que vous écrivez! Désolée de vous avoir tutoyée du coup! En tout cas quel bonheur pour moi cette communauté de pensée avec votre fille, après 10 ans et tellement de choses vécues ensemble à l’école, nos chemins continuent de se suivre, différemment mais ça ne fait que renforcer nos liens, j’en suis certaine. Quelle chanceuse je suis d’avoir rencontré une perle comme Elsa ❤️
      Merci à vous

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  6. TU please! (entre collègues c’est normal non?:-)
    Et puis il n’y a pas qu’une chanceuse dans cette belle aventure que vous partagez : ma fille est tellement épanouie dans sa nouvelle vie! toute la famille se réjouit de son bonheur…
    THANK YOU SO MUCH (le jeu est de deviner ma matière 😳!)

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    1. Oui, c’est vrai, tous les profs (et pas seulement d’anglais!) se tutoient 😄
      C’est vrai que je reconnais dans le bonheur d’Elsa celui qui fut le mien il y a un an…c’est contagieux!
      Je souhaite à toute la famille de très belles fêtes de fin d’année! A bientôt

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  7. C’est vraiment triste pour les élèves d’aujourd’hui. Ils dépendent entièrement des politiques qui se disent juste que défaire ce qui a été fait c’est travailler. Sans jamais se poser les bonnes questions, voir ce qui fonctionne dans d’autres pays. Comme tu le dis il y a les enfants qui ont la chance d’avoir des parents capables de les aider à la maison ou de leur payer des cours particuliers…. mais les autres…

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    1. C’est exactement ça, les élèves sont soumis au bon vouloir des politiques. Même chose pour les programmes d’Histoire au lycée, j’avais vu passer une pétition de profs parce que toute une partie du programme avait sauté (ça avait à voir avec les contestations sociales d’avant la seconde guerre mondiale…). Bref tout ça, ce n’est pas la faute à pas de chance. Ils ne se posent pas les bonnes questions parce qu’ils n’ont pas envie de le faire. Et c’est aussi pour cette raison que le système scolaire français reste l’un des plus inégalitaires d’Europe…décidément, on est champions de la nullité 🙄

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    1. Je le ressens moins pour ma part, parce que j’ai été entourée de collègues ayant un profil littéraire et très exigeantes avec la langue. De mon côté, je suis également très exigeante sur ce domaine avec mes filles. Mais je le concède: je n’ai aucune vue d’ensemble du niveau des élèves français, n’ayant pas mis un pied en élémentaire depuis un bon moment. Le mari de ma meilleure amie (prof en collège) disait que la cadette avait dans les faits un niveau de lecture bien supérieur à un élève moyen de 4ème…ce qui n’est pas très rassurant.

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