Comment j’ai quitté le métier de prof (4)

Chapitres 1, 2 et 3

Tu t’en doutes, je ne suis pas allée chez une psy pour parler de mon métier. Pas du tout, même. Je n’avais aucune conscience de la profondeur de mon désarroi. J’y suis allée en pleine crise existentielle et personnelle et pendant de nombreuses semaines, j’ai évoqué avec elle des sujets qui n’avaient strictement rien à voir avec ma vie professionnelle.

Et puis un jour, en fin de matinée, je suis arrivée pour un rendez-vous qui ne promettait ni plus ni moins que les autres. J’étais enceinte de ma troisième fille, mon ventre était déjà bien arrondi. Je le sais parce que pour les séances, je m’asseyais face à elle, à son bureau et non dans les fauteuils habituels. Je me suis assise. Je l’ai regardée, elle m’a rendu mon regard, avec cette sympathie qui, je le savais, n’était destinée qu’à moi. Je me suis assise, et je lui ai dit:

Je ne sais pas si j’aime mon métier.

Voilà. C’est comme ça que tout a commencé. Je n’ai pas dit Je m’ennuie dans mon métier, ou je ne supporte plus mon métier, ou je voudrais changer de métier, non, je suis partie directement sur le terrain de l’affectif pur et j’ai dit que je ne savais pas, parce que je ne savais vraiment pas, à l’époque, ce qu’il en était.

Ma psy s’est calée dans sa chaise. Elle a eu un sourire satisfait, comme un enfin qui se dessinait sur ses lèvres et elle m’a invitée à poursuivre. Je ne sais plus ce que j’ai pu dire alors. Je sais que c’est sorti de façon totalement désordonnée, comme un flot, dans des phrases qui n’avaient aucun lien entre elles, c’est sorti sans pause, j’ai balancé tout ce qui me venait à l’esprit quand je pensais à mon mal-être et j’ai vu dans ses yeux que ça faisait déjà beaucoup.

Après ça, on a parlé de mon métier à chaque séance, même si on continuait par ailleurs à parler d’autres choses. Au début, rien ne semblait différer dans cette réception de parole de ce que j’avais pu confier à mes collègues, ma famille ou mes amies. Et pourtant, peu à peu, doucement, ma psy m’a fait prendre conscience qu’il ne s’agissait pas que d’une question d’ennui.

Je le savais, c’était là au fond de moi, elle l’a fait émerger au fil de nos discussions: dans ce métier, je n’existais pas, je n’étais rien.

Je ne trouvais pas ma place socialement, insuffisamment estimée, des remarques, des réactions, des choix politiques ayant creusé lentement mais sûrement le sillon profond où reposait la considération, ma considération professionnelle. Au travail de mon mari, on s’étonnait qu’un homme de sa fonction ait pu épouser une simple prof des écoles. Une remarque de plus, juste une, de celles qui m’avaient enfoncé tout doucement la tête sous l’eau, me laissant juste de quoi respirer.

Je ne trouvais pas ma place professionnellement, livrée à moi-même, quoiqu’en disent les partisans des retours sur ton travail des parents et des élèves, abandonnée à mon métier, sans formation digne de ce nom, sans évaluation, sans émulation, sans aucune perspective d’évolution. Qui peut trouver de la satisfaction dans une fonction où on est en roue libre pendant souvent six ou sept ans d’affilée, qui peut trouver de la satisfaction quand aucun expert ne guide, ne valide, n’oriente la pratique, qui peut trouver de la satisfaction dans une fonction où on ne sait pas si on fait de la merde ou du bon boulot? Moi, je n’y arrivais pas. Je n’avais plus aucune conscience de ma valeur, je doutais constamment de mes choix et de moi-même.

Je ne trouvais pas ma place dans mon quotidien, écrasée sans cesse par la culpabilité, rongée à l’idée de ne pas faire assez, de ne pas faire assez bien. Cette culpabilité, tout le monde la connaît. C’est la même culpabilité qui ronge ta vie de mère, de père peut-être, qui t’aiguillonne sans arrêt en te demandant si tu stimules suffisamment tes enfants, si tu leur consacres assez de temps, si tu es suffisamment bienveillante, structurante, aimante. Je ressentais la même chose au travail et à la maison, mortifiée d’avoir hurlé sur un élève, désabusée en constatant que ma patience était à sec à mon retour à la maison, tiraillée, propulsée sur des montagnes russes émotionnelles perpétuelles.

J’en suis venue à cette conclusion, d’ailleurs: j’avais besoin de stabilité émotionnelle, de même qu’un besoin de reconnaissance, ni plus ni moins que celui du commun des mortels, un besoin tout à fait légitime, banal à en pleurer.

Ça a commencé à se débloquer. Au début, je ne l’ai pas remarqué, pas plus que mes proches d’ailleurs qui trouvaient que ma thérapie tournait en rond. C’est qu’en entamant une psychothérapie, on ne se débarrasse jamais du fantasme quasi magique qu’un jour, on puisse sortir du cabinet avec la clé qui viendrait fermer la porte sur tous nos problèmes.

Ça a commencé à se débloquer, parce que pour la première fois, j’ai réussi à construire un plan de sortie plausible, possible, daté, évalué, organisé.

D’abord, je quitterais « mon école » et mes collègues bien-aimées. Comme une première confrontation au changement. Pour changer d’air, de milieu, d’horizon, de profil d’élèves et de familles. Pour tenter de retrouver un nouveau souffle. Pour être certaine de ce qui relevait des conditions de travail et de ce qui tenait des tréfonds de mon être. Par défi personnel, sûrement. Ma psy m’avait dit que j’emmènerais mes problèmes avec moi. J’en étais convaincue, j’avais acquiescé à cette évidence. Il fallait pourtant que je tente quand-même. Puis je me mettrais à mi-temps, pour avoir à subir ce métier moins souvent et moins longtemps, tout simplement. Enfin, à l’entrée à l’école de ma benjamine, je prendrais une année sabbatique, ce qu’on appelle une mise à disposition dans notre jargon et je préparerais un concours, seule porte de sortie envisageable et raisonnable pour mon profil. Quel concours, je n’en savais rien. J’avais encore trois ans pour voir venir. Tout était pensé, possible, il fallait juste que je tienne encore un peu. J’avais trois ans devant moi.

Mes nouveaux collègues me laisseront cinq mois, avant de m’anéantir personnellement et professionnellement, d’une façon qui me laisse encore incrédule aujourd’hui. Les profs qui m’écrivent me demandent souvent quel a été mon déclic pour mettre mon projet à exécution. Je n’ai pas eu de déclic. J’ai reçu une gifle, une gifle qui m’a projetée en avant, ne me laissant que la fuite comme solution. Je ne pouvais plus me retourner. Il ne me restait qu’à réaliser mon plan, avec plus de deux ans d’avance. Je n’étais pas prête. Pas prête à m’enfuir comme une voleuse. Je n’avais pas imaginé mon départ de cette façon. Je n’avais même pas imaginé mon départ, je n’en avais pas eu le temps. Pas de pot de départ, pas de mots d’adieu à ce métier que j’aurai exercé pendant treize années, mais un choc profond, dont je mettrai des mois à me relever.

Il m’a fallu six mois. Six mois de pleurs, d’angoisses quotidiens, j’avais l’impression d’avoir démissionné, d’être mise au pied du mur, un mur qui s’était dressé sur mon chemin trop vite et trop fort, six mois pour encaisser, cesser de faire des cauchemars, six mois pour discuter des heures avec mon mari et comprendre qu’au plus profond de moi-même, je n’avais aucune idée de métier rêvé, six mois qui m’ont permis de peaufiner mon projet, mener les ultimes recherches, les plus affinées, les plus précises que j’aie jamais menées, je touchais du doigt mon but, ce n’était pas un but fantasmé, idéal, grandiloquent, étonnant, admirable, c’était un but réfléchi, sous-pesé, raisonnable, réaliste et réalisable, une sorte d’antithèse de mon premier choix. Ce serait une reconversion à la baisse, je l’assumerai, comme j’ai toujours assumé, une reconversion lucide, de moyen terme. Les projections sur toute une vie, c’était terminé.

Un matin de septembre, comme une rentrée, comme un recommencement, je me suis assise devant le bureau de ma grande fille. J’ai allumé l’ordinateur. J’ai ouvert un livre.

J’étais prête.

J'ai testé pour toi (4)

 

 


23 réflexions sur “Comment j’ai quitté le métier de prof (4)

  1. Que j’aime ce texte, qui donne bien à comprendre la culpabilité que tu as pu ressentir. Ce besoin de reconnaissance, de validation est plus que légitime, nous en avons tous besoin pour apprécier notre métier, nous inciter à nous lever chaque jour et avancer. Tu as tort de parler de reconversion par le bas. Même si elle s’est imposée à toi brutalement, tu as choisi d’être là où tu es aujourd’hui (même si l’éventail de choix n’était sûrement pas aussi large que tu l’aurais souhaité), tu t’es donné la peine d’atteindre ce but et tu as excellé, comme toujours, en la matière. Tu as franchi cette porte la tête haute, en devenant par ailleurs mère pour la troisième fois, en gérant un quotidien chargé. Tu ne peux qu’en être admirée ! Nous ne sommes pas tous capables de remettre notre monde en question et de le réorienter comme tu l’as fait, sans se précipiter, en pesant le pour et le contre. Ce qui importe, ce n’est pas d’avoir été giflée, c’est d’avoir su se relever. Et toi, tu l’as fait brillamment. C’est une sacrée leçon de vie !

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    1. Merci pour ce superbe commentaire Ariane. Oui, je culpabilisais beaucoup, mais cette culpabilité était tellement ancrée dans mon quotidien que je ne la voyais plus, elle était une compagne à laquelle je m’étais habituée. Quant au besoin de reconnaissance, il est sûrement plus grand chez moi que chez d’autres, puisque certains profs s’accommodent parfaitement de ce système que j’appelle « broyeur de ressources humaines » (broyeur par l’indifférence, essentiellement). Certains adorent se sentir libres en classe, sans chef et je les comprends. De mon côté, cette liberté, ou plutôt ce délaissement, a fait le lit de ma mort professionnelle.
      Ma reconversion par le bas, au travail, on aime m’en parler. Je dénote. Certains sont persuadés que j’ai tenté un concours au dessus mais que je l’ai raté et que je souhaite le cacher. Beaucoup ne comprennent pas mon choix, et pourtant, beaucoup de profs font le même choix que le mien. Tu sais, après coup, ce que j’ai fait ne me semble pas si exceptionnel. J’ai presque le sentiment que le plus difficile a été de prendre une décision. Mais tu as raison: je suis fière d’avoir su me prendre en main, fière de ne pas m’avoir abandonnée ❤️

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  2. Magnifique! Tu es tout a fait a la place où tu devrait être! Le chemin que tu as fait est juste incroyable et je souhaite a tout le monde de se trouver comme tu l’as fait. Bravo d’avoir osé, et quelle récompense..

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  3. Je trouve admirable que complètement démolie, fracassée par ce mur, tu sois parvenue à reprendre pied, à réfléchir, à reconstruire pas à pas. Parfois je me dis que j’ai trop répondu aux émotions par d’autres émotions, qu e j’ai parfois été trop vite et que j’aurais du me faire mieux aider. Mais soit, je suis quand même contente de mon parcours et je suis bien là où je suis.
    Je pense que ce que l’on apprend d’une expérience de reconversion un peu violente (du moins au départ), c’est que rien n’est figé et que oui des portes restent toujours ouvertes quelque part, même si très loin au bout du couloir, dans l’obscurité.
    Bref, j’adore ton récit !

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    1. Je suis frappée par ce que tu as écrit, répondre à l’émotion par l’émotion…ça a évidemment été mon cas dans un premier temps, mais très vite, j’ai tenté de reprendre le contrôle et même si ça a été très dur, je sais que ça m’a permis de refaire surface. Et tu as raison, à terme on arrive à en tirer du positif, une fois qu’on s’est reconstruit. Cette expérience m’a beaucoup appris, à tous points de vue.

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  4. Merci pour ton récit encore une fois très intéressant à lire ! Lorsque que je suis arrivée à la phrase « Il fallait que je tienne encore un peu, j’avais 3 ans devant moi », je savais déjà ce que j’allais lire après. Il est impossible de tenir 3 ans dans ce métier, même en essayant de faire bonne figure, si le cœur n’y est plus. C’est un engagement de tous les instants, qui demande une énergie folle, et cela ne s’invente pas. Pour ma part, j’ai pris la décision de quitter ce métier en septembre dernier (même si j’y pensais déjà avant), et l’année fut llllooonnnggguuuueee ! Arrivée en novembre, après la course de la rentrée, j’ai eu un moment d’abattement en pensant aux longs mois qu’il me restait à faire, mais le temps a fini par passer 🙂
    Je serais curieuse de savoir ce que tu fais maintenant, est-ce que tu vas en parler ?
    Au passage, mon premier article de la même série est en ligne 😉 A bientôt !

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    1. Tu sais, ça faisait très longtemps que le cœur n’y était plus, et pourtant j’ai tenu, grâce à mes collègues, mais surtout en me leurrant moi-même, donc je me disais que je n’étais plus à 3 ans près. Mais je tenais parce que je n’avais pas vraiment de projet défini, je comprends qu’avec une vraie échéance ça semble interminable. Je ne sais pas si je vais parler de la suite de mon parcours, je pourrais terminer là, ce serait cohérent. J’ai lu ton premier article, je l’ai trouvé passionnant, je vais laisser une petite bafouille 😄

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      1. Je ne sais pas si la suite intéressera grand monde. J’en ai déjà parlé ici et là, c’est un parcours particulier qui n’est peut-être pas généralisable, je ne sais pas…Mais j’attends la suite de Miss Texas aussi 😀

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  5. C’est très émouvant comme les précédents articles de cette série par ce qu’on sent, derrière les mots, à quel point cette période a dû être dure et compliquée à vivre.
    « il fallait que je tienne », c’est ce qui est le plus « coup de poing » pour moi.
    Peut-être parce que c’est ce que je me dis depuis des années…
    Il y a un moment donné où il faut que ça sorte. On ne peut pas sans cesse survivre.
    Merci et bravo à toi aussi!

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    1. Merci beaucoup pour ton retour. L’une des pires périodes de ma vie (en sachant que je n’ai jamais vécu de grands drames dans ma vie, décès, maladie, accident…)en même temps que l’une des plus fructueuses. Tu as raison, je survivais dans ce métier. J’ai survécu très longtemps. On m’a mise à mort, en quelque sorte 😄

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  6. Tu m’avais déjà parlé de cette étape mais de la lire… je trouve ça violent. Ce que tu as vécu en quelques mois c’est très dur. J’ai l’impression que tu as été prise dans une lessiveuse. Tu as eu le courage d’en sortir et tu as trouvé une solution pour rebondir. Rien que ça c’est énorme.

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    1. Ça a été affreux. Tout mon entourage n’en a pas pris conscience. Je me souviens que ma mère m’avait dit: « ils vont te démolir ces biiiiiiip » et mon ancienne directrice et amie « tout ceci est d’une grande violence ». C’est d’ailleurs elle qui a employé en premier ce mot. Ça m’a fait beaucoup de bien. Il faut dire que dans l’histoire, j’ai été prise en traître du début à la fin. Ça a été géré de façon catastrophique par ma hiérarchie et ça a aggravé mon choc et consommé définitivement la rupture avec mon métier. J’ai choisi d’assurer ma défense. Je l’ai fait seule. Le témoin de l’époque m’a dit que j’avais été un exemple de dignité et d’argumentation. Ça a été atroce comme moment mais ça m’a permis de reprendre le contrôle sur la situation et sur moi-même. Je ne remercierai jamais assez mon mari qui m’a portée à bout de bras pour franchir ce cap, en écrivant avec moi ma défense, en choisissant les mots un à un. Je lui dois énormément.

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  7. par dérogation spéciale pour toi malgré mes vacances : je commente brièvement. Tu as eu bien du courage pour supporter tout cela. Et tu es la preuve vivante que la thérapie permet de dénouer des situations douloureuses, compliquées. Même si dans ton cas le dénouement a été brutal et accéléré, tu l’as surmonté quand même, avec courage, et en peu de temps, finalement. C’est une réussite.

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    1. Tu es déjà en vacances? Du coup je suis coupée de tout sans les réseaux! Oui, aujourd’hui je sais que ma thérapie a fonctionné même s’il y a eu un effet à retardement et que j’ai longtemps cru que je tournais en rond! Merci beaucoup pour ton retour 🙂

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  8. pfiouuuffff !! ça va sans doute te paraître dur à lire , mais tu as vécu ce que tu avais à vivre. les plans se déroulent rarement comme on les a prévu.. je ne sais pas ce qui s’est passé mais oui ça a été violent. mais c’est ce qui t’a poussé à définitivement fermer la porte. 3 ans c’est bien trop long quand la décision est prise. la vie a décidé pour toi que ça devait aller plus vite. ça t’a poussé dans tes retranchements. tu es presque prête pour laisser définitivement cet épisode derrière, et je crois que l’écrire ici fait parti du processus. clore le chapitre. faire la paix avec ce qui s’est passé. définitivement tourner la page ( bon c’est bon sophie je crois qu’elle a compris le message :-))) ). pour ce qui est de cette soit-disante « reconversion à la baisse » je dirais WTF on en a rien a battre de ce que pensent  » les autres » ou de ce que dirait la « société ». mais tellement rien à battre. il faut monter en salaire , monter en grade ??? mais c’est sooooo 1999 cette idée !!! tu es bien toi, dans ce que tu fais ? tu es heureuse ? et bah alors elle est là la clé !!!! c’est ta vie, ton métier, ton bonheur , ton cul !! ( pardon !) et voilà c’est tout !!! si tu étais ingénieur spatial et que tu deviens fabricant de fromages de chèvre, il est où le problème si tu es plus heureux ? y’en a pas !!! il n’y en a que dans le regard des autres, qui sont perdus parce qu’on nous a vendu une société où on est censé avancer professionnellement d’une certaine façon, que ceux qui sortent du chemin perturbent la vision des autres, qui se disent mais merde , on peut faire autrement ??? mais du coup qu’est-ce que je fous moi à aller me faire chier tous les jours pour gagner plus et prendre du galon alors qu’au fond de moi j’en ai rien à foutre et c’est pas ça qui fait mon bonheur ??? comme je disais, on est en train de changer de société et de paradigme,et ça perturbe beaucoup de monde, ce qui est normal. certains voudraient nous ramener dans les cases qui étaient prévues, le changement fait peur. on veut rester dans le connu.l’inconnu pour certains c’est la flippe !!! bon je m’arrête là, la faim me tiraille je vais aller au petit déjeuner !!! t’as pas intérêt à t’arrêter là, et puis c’est pénible que tu ne sois pas sur les réseaux sociaux car si tu fermes ce blog comment je fais moi pour avoir de tes nouvelles et avoir des discussions passionnantes ? j’espère que tu me fileras ton 06 qu’on puisse au moins discuter par whatsapp. (en plus tu peux pas voir mes stories déjantées sur instagram tu perds quelque chose :-))) ) allez cette fois je me relis avant d’appuyer sur envoi !!

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    1. Ce n’est pas violent, c’est ce que je me dis aussi après avoir digéré tout ça. J’en parlais encore avec mes super ex-collègues ce WE, ce trauma m’a éjectée de ce système, je ne voulais plus en faire partie, ça a été une rupture complète et brutale, mais peut-être que j’en avais besoin pour que je ne me retourne pas, ni ne puisse avoir le moindre regret.
      Quand à la reconversion à la baisse, je te rassure et je te rejoins, ce sont les autres que ça dérange. Perso, je l’assume, elle fait partie d’une stratégie à plus long terme, et je me contrefous de ce qu’on peut penser de mon choix, je suis même heureuse d’être en dehors des clous, je suis une cadette je te rappelle (tu connais le cliché « l’aîné se conforme au modèle, le cadet fait bouger les lignes, le dernier est le clown de la famille »? Bah voilà, paf, gros cliché!)
      Je n’arrêterai sûrement pas le blog, je te rassure, quant aux réseaux c’est définitivement terminé, je ne me suis jamais sentie aussi belle, exceptionnelle et intelligente que depuis que je les ai quittés, mouahahahaha. Non, mais vraiment, vraiment, vraiment, c’est pas mon truc. N’hésite pas pour le 06, par mail 🙂

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  9. Une fin violente mais dont tu as su brillamment te relever. Je ne sais pas toi mais moi je me suis sentie après coup plus forte d’avoir survécu à ce qui me semblait un véritable cataclysme personnel. Maintenant je sais que je peux toujours trouver une porte de sortie, et cette certitude m’aide beaucoup !
    Bravo à toi pour ton parcours et ta résilience, en tout cas, et merci pour ce partage.

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    1. Moi aussi je me sens plus forte après tout ça. Forte parce que je sais qu’il existe des portes de sortie, mais surtout parce qu’aujourd’hui je me sais capable de tout plaquer si besoin pour les prendre. Je sais aussi que je peux me relever, j’aurais pu finir en dépression, surtout que je me sais fragile de ce côté, mais non, j’ai encaissé, j’ai dépassé, et ça pèse très lourd dans ma besace. Ce n’est pas que je suis plus forte qu’avant, c’est que j’ai découvert que je le suis, depuis le départ.

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