Comment j’ai quitté le métier de prof (3)

Les épisodes précédents sont ici et .

2. La réalité

Enseigner n’a jamais été horrible. Jamais je ne suis allée travailler la boule au ventre, à l’exception de deux années, qui tenaient aux conditions de travail et d’encadrement, ainsi qu’à certains élèves. Je n’ai jamais eu de problèmes d’autorité, d’organisation, de conception ou de planification dans mon travail et je pense sincèrement et avec toute l’objectivité possible que je l’exerçais correctement, voire plutôt bien. J’ai toujours eu des retours positifs, quoiqu’extrêmement rares, de ma hiérarchie. J’avais un très bon contact avec les parents et ma maternité aidant, plus les années passaient, plus j’étais patiente et compréhensive avec les enfants.

Alors quoi? Pourquoi? Comment est-il possible, comme on m’a un jour posé la question, que ça se passe bien avec les élèves, que ça se passe bien tout court et j’aie pu pourtant vouloir quitter ce métier?

Je pense réellement que malgré les apparences, ce métier n’était pas fait pour moi. Mais j’ai mis énormément de temps à le conscientiser, puis à l’accepter et à le dépasser.

Les deux-trois premières années, la nouveauté et la découverte aidant, je n’ai pas eu le temps de me poser des questions: je me réalisais professionnellement dans la production de contenu. Il faut dire que c’est essentiellement ce qu’on attendait de nous, et c’est bien normal: qu’on sache et qu’on puisse assurer le quotidien d’une classe, qu’elle soit sur les rails, sans encore trop exiger de nous sur l’analyse, la prise de recul et l’explicitation de notre pédagogie. Je plaquais des modèles, ceux que je savais être en vogue chez les pédagogues et mes évaluateurs et tout allait bien: mes élèves déchiffraient en Grande Section, ils étaient « actifs », avaient compris « leur rôle d’élève », je m’exprimais « dans un langage soutenu » et tout le monde était content, y compris moi. J’avais vraiment la sensation que j’avais réussi mon entrée dans le métier. Ça ne pouvait aller qu’en s’améliorant.

Et pourtant, dès la quatrième année, peut-être même la troisième, ont commencé à poindre les germes de mon agonie future: je commençais à m’ennuyer. Détrompe-toi, je ne faisais pas rien, au contraire: je courais partout, tout le temps, je n’arrêtais jamais, n’avais quasiment pas de pause, même pour aller aux toilettes, j’étais toujours en train de faire quelque chose: photocopier, afficher, recopier, expliquer, chanter, installer, ranger, préparer, écrire, punaiser, agrafer, peindre, courir, rattraper, laver, verbaliser, répéter, crier, rassurer, surveiller. Je n’avais pas encore pris conscience que ce que je préférais, c’était être chez moi et concevoir ce que j’allais mettre en oeuvre. Mais une fois sur place, là, à l’intérieur, en pensée, intellectuellement: c’était le vide, le néant, il ne se passait rien qui me remplisse ou me satisfasse, rien qui ne suscitât mon intérêt, rien qui ne comblât le vide de mes journées. Les petites victoires de mes élèves me rassasiaient momentanément et puis ce ressenti revenait, d’abord sournois, puis de plus en plus assumé, il grossissait et prenait peu à peu toute la place disponible dans mon cerveau: je m’ennuyais.

Evidemment, sans même avoir encore conscience de mon état , j’ai cherché des solutions, instinctivement, par automatisme: j’ai acheté des livres, cherché à diversifier ma pratique, à lui faire prendre une autre tournure, aidée et relayée en cela par mes formidables collègues dont je te parlerai bientôt longuement. J’ai mis en place d’autres fonctionnements, ai renouvelé tous les ans mes propositions. Ce fut pire. Ce fut pire parce que ça ne m’intéressait pas. Les résultats étaient là: ma classe fonctionnait toujours bien, mes élèves progressaient, je leur proposais des contenus variés, pertinents, mais ça ne m’intéressait absolument pas. Je ne me sentais pas concernée par ce que je faisais, je le faisais parce que c’était ce qu’on attendait de moi, ce pour quoi j’étais payée, et je le faisais bien parce que je n’ai jamais fait les choses à moitié, parce que j’avais de l’affection et de la responsabilité pour mes petits élèves, mais ça ne m’intéressait pas. Je faisais semblant, mais je faisais semblant sans m’en rendre compte. J’ai cru, pendant de nombreuses années, que j’étais tout à fait à ma place, malgré un malaise constant, lancinant, pas de ceux qui mènent au burn-out, pas du tout, un malaise d’arrière-plan qui me tenait la main tous les jours et dont je n’arrivais pas à détacher mes doigts.

Les premières fissures sont venues de mes collègues. Leur présence, leur entourage, leur compagnie quotidienne ont pesé extrêmement lourd dans l’exercice de mon métier et aujourd’hui encore, j’ai les larmes aux yeux en pensant que plus jamais, j’en suis certaine, je ne revivrai une telle connexion avec des partenaires de travail. La joie de les avoir à mes côtés a occulté pendant longtemps mes préoccupations et mes interrogations personnelles.

Car il faut t’imaginer une équipe de femmes à peu près toutes du même âge, que les conditions difficiles d’exercice en REP ont soudées, des femmes qui sont devenues mamans en même temps, qui ont traversé des étapes de vie similaires, des femmes intelligentes à qui ont pouvait parler, avec qui on pouvait rire, parfois rire jaune, parfois rire noir, mais rire et puis des femmes à qui on pouvait confier nos doutes, y compris nos doutes professionnels, sans jamais être jugées. Ces femmes ont égayé mon quotidien pendant de nombreuses années, ce fut un plaisir de les retrouver chaque matin et sans que ni elles ni moi ne le sachions alors, elles m’ont portée et m’ont certainement empêché de sombrer à certains moments.

C’est à elles que je me suis ouverte en premier. Je me souviens de discussions sur le muret en briques de la cour, de phrases échangées entre deux portes ouvertes, de doutes exprimés lors des instants réguliers où l’on se retrouvait à l’extérieur. Elles aussi ont toujours eu un rapport complexe au métier, pas un rapport de vocation non discutable, pas de discours sans nuances, elles ont toujours douté et on a toujours pu en discuter. Si elles m’ont permis de ne pas sombrer, c’est en me faisant me sentir normale, légitime dans mes questionnements, sans forcément les valider, sans forcément les partager, elles me faisaient sentir qu’ils étaient compréhensibles et autorisés. Elles furent un réceptacle de ma parole, en même temps qu’un moyen de la relativiser et de la mettre en perspective. Encore aujourd’hui, pour leur ouverture et leur intelligence, je leur dis merci.

J’ai acheté un logement. Je me suis mariée. Je suis devenue maman une première fois, puis une deuxième. De temps en temps, j’avais des crises brusques et impérieuses, je passais des heures sur internet à chercher des pistes de reconversion, à lire des témoignages, à me construire un futur parcours imaginaire. C’était comme une respiration qui me permettait d’espérer que c’était possible. Mais je ne savais ni d’où je partais, ni où j’allais et mes pérégrinations tournaient sur elles-mêmes sans trouver de sortie.

Et puis un jour, j’ai atterri chez une psy.

J'ai testé pour toi (4)

 

 

 

 


37 réflexions sur “Comment j’ai quitté le métier de prof (3)

  1. J’adore ces récits dans le détail, qui nous permettent de mieux comprendre ce qui t’est arrivé. J’espère sincèrement que tu ne connaîtras plus cette remise en question et ces doutes, dans ce nouveau métier qui est le tien. C’est si bien écrit en plus, un régal pour les yeux ! Gros bisous ma belle !

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    1. Merci Ariane pour ce retour qui me touche. Je ne sais pas si je connaîtrai encore ces questionnements, une chose est certaine: j’ai gagné en maturité, perdu en naïveté, je n’idéalise plus ma vie professionnelle et ai cessé de croire qu’un métier peut me rendre heureuse. Et surtout: j’ai plusieurs portes de sortie et de bifurcation si un jour, l’ennui repointe son nez 😉

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  2. Bon ben voilà je pleure… Je te pleure, je nous pleure… Cette année une collègue toute fraîche me rejoint, elle vient de JJR, ça donne de l’espoir ! Et tu sais quoi ? Je suis enfin Éducatrice Montessori !!! Alors même si je ne retrouverai jamais cette cohésion, cette complicité et cette humanité au travail que tu décris si bien et qui sont pour moi les meilleures années d’école qui m’auront été données de vivre, eh bien je rebondis, je retrouve l’envie ! Jusqu’à quand, on verra… Mais moi aussi je veux te dire merci. Merci pour tous les sujets lancés le midi et qui ont fait débat ou lancé des fous rire mémorables. Merci pour les discussions sérieuses et existentielles qu’on n’a pas avec tout le monde et que tu m’as offertes. Merci pour ton empathie, ta douceur et ta patience. Pour ton intégrité aussi, ton impartialité quand il le fallait. Et oui, t’es élèves, tous, peuvent te dire merci pour ton professionnalisme et ton organisation qui a toujours forcé mon admiration ! En gros je te kiffais en maîtresse, en collègue et maintenant je te kiffe en amie. You miss me

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    1. J’espère que tous ces signes sont précurseurs d’un renouveau qui te redonnera un second souffle, c’est tellement normal d’avoir besoin d’évoluer, de trouver d’autres voies…
      Et merci à toi aussi. Ces années resteront gravées dans mon coeur, tous ces débats et ces fous-rires dans notre salle des maîtres minuscule, nos discussions de fin d’année autour des bacs à eau ou à sable, Burapon et tous ces délires qui n’appartenaient qu’à nous…Forever!!

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  3. merci pour cette petite pause avant la dernière partie de ma journée pro.
    Le brown out…voilà ce que c’est. Beaucoup connaisse le burn out mais le brown est plus discret. C’est la perte de sens dans ce que l’on fait. L’ennui. Je l’ai vécu et au bout de quelques années, comme toi, j’ai ouvert les yeux au fur et à mesure et j’ai fait évoluer ma carrière.

    ET sinon, j’attends avec impatience le prochain épisode où; sans aucun doute, tu vas glorifier le travail des psychologues. ^^

    Bisous

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    1. J’ai déjà entendu parler du bore out mais jamais du brown out, je pensais vraiment qu’on avait conceptualisé uniquement l’ennui au travail, pas la perte de sens…du coup je vais faire des recherches! Et tu touches du doigt ce qui a été l’un des noeuds du problème: comment mon métier pouvait-il manquer de sens?? C’est l’un de ceux qui est censé en avoir le plus!! Certains quittent leur profession pour trouver du sens dans celle qui était la mienne!! Ca a été très difficile à accepter et à assumer. Ma psy m’a aidée, justement. Tu sais ce que je pense d’elle et de tous les psys…vivement donc la prochaine partie!
      Et je te l’ai déjà dit mais j’admire tous les gens qui comme toi, prennent des risques pour se renouveler.

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  4. Quel haletant suspense !
    Ton post pose plein de questions et je suis sûre que Sophie aura des réponses réponses choses à dire et dessus : le sens du travail, ce qu’on en attend, le bonheur qu’on peut en retirer. Et aussi ce que tu dis est très éclairant sur la pédagogie. À ma grande honte, je n’avais jamais fait le parallèle entre les « techniques » d’apprentissage qui sont les mêmes quel que soit le niveau.

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    1. J’ai hâte de la lire sur la question, je sais qu’on a souvent parlé ensemble du pseudo épanouissement au travail, qui est clairement du bullshit vendu par notre société et notre époque, je parlerais plus de « satisfaction ». Contente que ça fasse écho chez toi 😊

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      1. oula mais c’est de moi que vous parlez là ? va falloir que je paufine pas réponse alors !!! en tout cas c’est toujours aussi passionnant de te lire !, et même si je suis encore en retard sur ma lecture, je vais relire mieux ( ma lecture a été interrompue aujourd’hui par quelques heures de travail-plaisir.. car oui, je ne travaille clairement plus aujourd’hui. je ne fais que m’éclater. je ne roule pas encore sur l’or, mais ça va venir, ça va être une conséquence directe de ce que je suis en train de créer). bref, je reviens demain avec un commentaire éclairé sur cet article, et j’irai ensuite ire le prochain !!

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      2. Ahahah, on a hâte de te lire! Et puis tu nous nargues là avec ton travail qui n’est pas un travail 😂
        Je suis certaine que tu récolteras bientôt les fruits de tout ton investissement! Tu es sur un créneau très porteur!

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    1. C’était le but de ma démarche: transcender (wahou!) ma propre expérience de prof pour chercher ce qu’il y a derrière et qui peut être commun à d’autres personnes 🙂
      Contente que ça fasse écho chez toi! Une reconversion dit tellement d’une personne, on croit que ça ne touche que la sphère pro mais c’est l’ensemble de notre être qui est en jeu…

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  5. C’est très intéressant à lire. Moi j’ai travaillé pendant des années dans la pub et comme toi j’ai très vite senti une faille et j’ai longtemps tenu grâce à mes collègues ( en plus j’étais prisonnière dans une cage dorée). Tout le monde pensait que j’étais cinglée de vouloir faire autre chose…. mais un moment le malaise est devenu énorme.
    Bref j’ai hâte de lire la suite de ton parcours.

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    1. Merci pour ton retour! C’est comme ça que je le décrirai aussi, une faille qui s’est peu à peu élargie. Et nos expériences montrent à quel point l’entourage pro peut jouer dans les arbitrages qu’on peut faire, dans le fait de se voiler la face aussi!
      Je n’ai pas reçu que des réactions positives moi non plus…celle que j’ai le plus entendue c’était « comment tu vas faire avec tes enfants? » comme si le commun des mortels n’arrivait pas à s’organiser sans avoir le rythme de vie d’un enseignant…

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    1. Oh, c’est vrai?? Je suscite tellement d’incompréhension autour de moi quand je dis que je m’ennuyais en classe! Les gens me regardent totalement ahuris, ça fait du bien de savoir que je ne suis pas seule! Une très bonne amie m’a dit une fois: « Tu sais, quand je suis en classe, je pense toujours à autre chose ». J’ai eu la sensation qu’on m’avait donné à boire alors que je mourais de soif. Cette phrase restera un exemple de solidarité professionnelle que je n’oublierai jamais 🙂
      J’ai vraiment hâte de savoir où tu vas aller, comment, quand…je guette l’article!

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      1. L’article arrive, dès que j’ai un peu plus de temps ! Malheureusement il n’y aura pas beaucoup de détails (anciens parents d’élèves qui me lisent!), mais je vais raconter un épisode de mon début de carrière qui fera peut-être écho en toi 😉
        Concernant les raisons de mon départ, j’ai beaucoup ressenti cette « tête ailleurs ». Je faisais tout comme un automate à la fin. Ce n’est pas que ça ne me plaisait pas, j’étais même toujours souriante et dans l’action, mais au fond de moi je ne voyais plus du tout le sens de ces gestes répétés encore et encore, malgré la diversité des élèves et des situations. J’ai mis un temps fou à l’admettre, parce que « c’est un métier où on ne s’ennuie pas ». Mais secrètement je passais mon temps à envier les métiers où on organise ses journées comme on veut, où on est seul maître à bord, où on crée de ses mains un projet qui nous ressemble. Il a fallu détricoter 15 ans de croyances sur ce que veut dire le mot « travail », et accepter qu’on peut aussi avoir un travail en dehors du cadre. Bref, plus que 3 jours ! 😀

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      2. Je me retrouve tellement dans ce que tu décris…cette impression d’être un automate, et culpabiliser de l’être…15 ans, il paraît que c’est souvent un cap dans une reconversion! Je pense bien à toi pour les deux dernières jours de ta carrière de prof!

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  6. merci c’est très intéressant à lire, moi je m’ennuyais aussi beaucoup dans mon travail, puis j’ai eu deux enfants de 17 mois d’écart, et du coup je n’ai pas repris.. je me demande quelle reconversion envisager.. il me reste encore un an pour y réfléchir mais je sais pas comment m’y prendre.

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    1. L’expérience et les échanges avec d’autres « reconvertis » m’ont appris que la maternité est très souvent un tournant dans la manière d’envisager sa vie professionnelle. Elle peut faire l’effet d’un révélateur, que ce soit côté conditions de travail ou travail lui-même. Pour ta reconversion, je te conseille un bilan de compétences, souvent pris en charge par l’employeur. Un psy, un coach…dans tous les cas, il ne faut pas rester seul si l’on ne sait pas dans quelle direction aller.

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    1. Oh, merci beaucoup! Tu as une réaction qui dénote et qui fait tout aussi plaisir à lire! Oui, moi aussi je l’ai très souvent entendu cette phrase, et pourtant la vie m’a prouvé le contraire. De toute façon, il n’est nullement question de sexe dans l’histoire: uniquement d’intelligence et d’humanité.

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  7. ayéééééééééé je peux enfin revenir ici !!! beaucoup de choses à préparer niveau jib, des enfants à la maison , de la famille qui déboule.. bref ! heureusement que je me réveille tot, animée par ce qui me trotte dans la tête, le dimanche matin !! comme dirait mon mentor, je suis allumée comme un sapin de noël en ce moment !! je sens un point de bascule dans mon mental qui va me faire passer un sacré cap dans mon activité. ça vaudrait bien un article sur mon blog perso ça tient ! bref, revenons à toi. la perte de sens !!!!!! mai tellement !! finalement c’est ce que j’ai connu moi aussi, j’avais le bore out ET le brown out ! et je pense que le brown out est également très répandu car nous changeons de paradigme, de société, et cela s’accélère depuis quelques années ! nous évoluons dans la spirale dynamique ( tu connais ? j’ai fait une formation la dessus, c’est hyper intéressant !!) bref, tout cela est normal au regard de l’évolution de notre société. tu te demandes ( ou en tout cas tu te demandais..) pourquoi toi tu ne trouvais pas de sens dans un métier ou d’autre personnes en trouvent ? par ce que ce sens ne correspond pas à ton sens profond , à toi !!! chaque être humain est unique ! chacun trouve le sens dans ce qui l’anime, qui n’est pas le même que son voisin !! c’est pour ça qu’il n’y a pas LE métier de rêve pour tout le monde. certains vont s’éclater en tant qu’instit et ne jamais se lasser ( car ils vont réussir à se renouveler constamment dans leur pratique) d’autres ça sera la vent e de bijoux, d’autre ça sera l’accompagnement, d’autre ça sera la communication avec les animaux, d’autres ça sera avoir un food truc vegan… tu veux le truc ? c’est juste que ça n’était pas TON truc. et ça ne sert à rien de ce comparer à d’autres qui s’éclatent dans leur métier en se disant que c’est le métier qui est kiffant ! c’est la combinaison métier + la personne qui donne le kiff !!! il faut donc partir en quête ce de qui nous fait kiffer, sans se préoccuper du kiff des autres ! ( beaucoup trop de fois le mot kiff dans cette phrase !!! lol) c’est ça qui t’as perdu un moment, en quelque sorte. pourquoi d’uatres aime ce métier, et pas moi ? bah parce que tu es toi, tu es unique, tu n’es pas eux. y’ a pas à chercher plus loin ! CQFD. j’adore car ce thème vient de me donner de la matière à développer dans mes prochaines publis, accompagnements, et futures conférences !!! génial ! allez je file lire le tome 4 maintenant ! :-))

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    1. Mais oui, j’aimerais beaucoup lire ton analyse sur ton propre tournant!
      Tout ce que tu dis peut paraître évident quand on te lit, et pourtant ça ne l’est pas. Parce que les discours bien ancrés, répétés, font leur lit malgré tout, et qu’on se sent rapidement anormal quand les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets sur nous. Quels regards et quelles remarques incrédules j’ai pu récolter! On ne devrait jamais coller d’étiquette(s) à un métier, jamais! C’est un métier de bureau = c’est ennuyant/ quand tu enseignes = tu es libre, tel métier= il a forcément du sens. Un métier est ce que l’on en fait avant tout. Alors merci pour tes mots et RAVIE d’avoir pu fournir de la matière à tes prochains accompagnements!

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  8. Ici notre parcours diffère : moi j’ai été très vite en souffrance, avec une année de T1 aux conditions très difficiles. Avec le recul je pense que c’était un mal pour un bien : ça m’a poussée plus vite vers la sortie au lieu que je me consume à petit feu dans ce métier… Ce n’était pas pour moi un problème de sens mais plutôt d’énergie, d’investissement : je m’impliquais énormément sans trouver comment me préserver, comment préserver ma vie personnelle. Et je ne voyais pas comment baisser mon niveau d’exigence envers moi-même…

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    1. Ce que tu décris est un problème majeur chez les débutants, de mon côté j’ai réussi à m’en sortir grâce à la maternelle qui, quoiqu’on en dise, est tout de même moins chronophage que l’élémentaire en quantité de travail à produire.

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