Pourquoi je vais quitter Facebook

Facebook, je n’y suis que depuis deux grosses années. Auparavant, je m’étais toujours refusé à intégrer le moindre réseau social, par choix, envie de me démarquer, conscience personnelle. Puis, quand j’ai ouvert un blog un peu plus « pro », on m’a conseillé de me « mettre sur les réseaux » pour pouvoir faire la promo de mon espace et gagner des abonnés: Facebook, Insta, Twitter mais aussi Pinterest. Je me suis exécutée avec Facebook et Twitter dans un premier temps. Ai très vite remarqué les points positifs, mais surtout les effets pervers de Twitter. Ai quitté Twitter. N’ai rien compris à Pinterest. N’ai jamais mis et ne mettrai jamais un orteil sur Instagram, qui représente pour moi le diable paré de ses plus beaux atours. Et ai désormais décidé de quitter très prochainement Facebook. Je te retrace ici le cheminement qui m’a amené à prendre cette décision qui ne va pas de soi.

Je sais que les réseaux sociaux représentent une forme d’avancée. Qu’ils ont de très nombreux points positifs, sont synonymes de créativité, de partage de connaissances et d’informations, permettent de mettre en lien des personnes et de créer des communautés. Evidemment, rien n’est tout blanc ou tout noir et il ne s’agit pas de rejeter en bloc et de façon extrémiste ce que les réseaux représentent et ce qu’on peut ou veut y faire. Je ne juge évidemment pas les gens qui font le choix d’être sur un, plusieurs voire tous les réseaux.

Mais force est de constater que je ne m’y retrouve pas. Que ça ne me correspond pas. Que non seulement, ça ne m’apporte rien, mais ça développe chez moi des comportements nocifs, inutiles, voire idiots et dérangeants. Que j’y vais sans but précis et que ça me transforme en un être errant. En quelqu’un que je ne veux pas être. Je ne parviens pas à en faire un usage raisonné, raisonnable et mesuré et mon compte perso supplante trop souvent la page du blog.  Au-delà de ces constats généraux, je souhaite quitter Facebook pour des raisons bien précises que j’ai tenté ici de compiler:

Algorithme de merde qui rend mes publications quasiment inutiles

Facebook peut se targuer de posséder un algorithme particulièrement merdique. Toi qui ne gères pas de page publique, tu ne le vois pas. Quand tu publies, tous tes amis ou presque voient tes posts et peuvent y réagir et tu bénéficies donc d’un ratio publication/réaction plutôt valorisant. C’est différent quand il s’agit d’abonnés. Facebook choisit à qui montrer tes publications, et en général, il va le faire à un très faible nombre de personnes et toujours les mêmes (celles qui ont réagi en moyenne à tes derniers posts, ou ont cliqué dessus). Certains n’auront même jamais l’occasion de lire ta prose. Ainsi, pour environ 200 abonnés, ce sont au mieux 20 personnes, soit à peine 10% des effectifs qui réagiront à tes messages. Tout ça pour ça. L’investissement n’est clairement pas rentabilisé, à moins de mettre la main au porte-monnaie. Et je me refuse à engraisser davantage un milliardaire.

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Récupérer de l’espace mental

Je suis en sevrage relativement constant et réussi de Facebook depuis bientôt quatre semaines. Facebook ne me manque absolument pas. Et surtout je récupère de l’espace mental, pour penser à autre chose que mon feed et de ce qui s’y publie. Je récupère peu à peu en capacité de concentration, que ce soit en terme de qualité ou de quantité. J’arrive à ménager des moments où je ne fais rien, où je ne remplis pas les moments de vide en me jetant sur mon téléphone, où je laisse à nouveau mes pensées vagabonder, se perdre, s’entrelacer. Je retrouve du temps pour lire. Pour écrire. Pour réfléchir. Pour observer. Mon esprit cesse d’être soumis à des incitations permanentes, d’être saturé d’informations qui, avouons-le, sont totalement inutiles dans 99% des cas.

Je ne ressens pas le besoin d’afficher mon quotidien, je dois me forcer pour le faire

Publier sur Facebook m’a presque toujours demandé un effort et ce, depuis le départ. Je n’ai pas le réflexe d’épingler mon quotidien, mes faits et gestes, les lieux où je me déplace et les évènements que je vis. Je m’exécute pour faire vivre ma page de blog, mais je pourrais très bien oublier de le faire, je n’en ai pas besoin, ça ne fait pas sens pour moi et quand je m’y adonne plus facilement, c’est toujours pour de mauvaises raisons (me valoriser, me rassurer, m’afficher, susciter l’admiration…bref, d’être plus ou moins consciemment narcissique). Aujourd’hui, je vais particulièrement bien et je me rends compte à quel point mon usage public de Facebook est à la fois orienté et vain.

Lire moins, mais mieux

Sur Facebook, j’ai sans arrêt l’impression de rester en surface. Je lis des bribes d’informations, je saute d’un sujet à l’autre, sans approfondir, sans m’arrêter, mais en dépensant un temps considérable à lire des commentaires d’articles affligeants qui ne me rassurent guère sur la nature humaine. Je scrolle, je zappe, je survole, j’avale quantité d’informations sans jamais aller au fond des choses. J’ai désormais décidé de suivre l’actualité en lisant une sélection d’articles bien choisis. Si j’ai envie d’aller plus loin, je fais une recherche, je prends le temps de le faire puisque mon esprit n’est plus détourné par la prochaine communication qui me saute à la figure.

Sensation de créer et entretenir une « bulle idéologique »

C’est l’une des choses qui me dérange le plus sur les réseaux sociaux: le fait d’évoluer en vase clos, amie avec des gens qui partagent globalement mes opinions, abonnée à des pages qui concernent mes centres d’intérêts, à des journaux correspondant à mon bord politique, bref, d’être sans cesse réassurée, réaffirmée dans mes opinions, être très peu confrontée à la controverse, au débat, je ne pas parle du torrent de commentaires plus ou moins sensés qui accompagnent les publications filtrées mais de la vraie contestation construite et argumentée.

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Marre de prendre des photos en fonction de mes critères Facebook

Et encore, je ne suis pas sur Instagram. Car oui, quand tu vois l’une de mes photos sur mon compte, dis-toi bien qu’il y a toujours une version « normale » de la photo et la version dédiée à Facebook (de dos, floutée, détournée, coupée, filtrée), me permettant de garantir mon anonymat et celui de ma famille. J’en ai assez. Assez de considérer certains évènements, certains lieux non en fonction de leur force et de leur intérêt propre, mais en fonction de la photo postable qu’ils représentent. Car ne nous leurrons pas. Les photos sur Facebook ne sont jamais postées innocemment, elles correspondent forcément à des critères qui entravent le bonheur de les capturer ou de les choisir spontanément.

Réduire mon temps d’écran en général

Enfin, j’ai besoin de réduire mon temps d’écran de manière globale. Je ne supporte plus de découvrir avec stupéfaction mon temps d’écran journalier en fin de journée, j’ai besoin d’être présente à mon quotidien. De vivre les choses pour elles-mêmes. D’avoir une cohérence entre le discours que je tiens à mes enfants et mes actes. Si les écrans sont si mauvais pour leurs cerveaux (et il semble que plus le temps passe, plus il est évident qu’on a en plus sous-estimé leurs effets), ils ne peuvent pas être bénéfiques pour le mien. A la base, je voulais juste ouvrir et tenir un blog. Les réseaux n’ont jamais fait partie de l’équation ni de mon projet initial.

Je vais donc poursuivre l’aventure sans Facebook. Je remercie toutes les personnes qui ont fait vivre ma page pendant ces longs mois par leurs likes, leurs commentaires et leurs partages et laisse aux volontaires la possibilité de s’abonner au blog pour continuer de me suivre. Je préviens mes consoeurs que je ne suivrai plus leurs publications que via WordPress ou par abonnement. Je sais que côté statistiques, mon départ ne changera quasiment rien. Raison supplémentaire pour franchir le pas et redevenir libre.

J'ai testé pour toi


28 réflexions sur “Pourquoi je vais quitter Facebook

  1. Comme je te comprends!
    Je n’ai jamais été fan de Facebook mais je dois dire que j’ai vécu la même chose avec Instagram.
    Les réseaux sociaux sont certes un progrès, toutefois il faut savoir doser pour en faire une utilisation consciente, sans abus – et ils sont nombreux!
    Pour moi qui suis dans le tout ou rien ça a longtemps été compliqué.
    Après avoir coupé Instagram pendant 6 mois j’y reviens doucement…je l’utilise uniquement pour parler d’un de mes projets et partager sur mes livres.
    Je m’y connecte dorénavant une fois dans la journée et le reste du temps l’appli n’est pas active sur mon téléphone. Moins de tentation et moins de perte de temps aussi.

    Bonne route après Facebook, tu ne peux que mieux t’en porter!!

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    1. Tu es vraiment plus raisonnable que moi: même sans activer les notifications, même en supprimant l’appli j’arrive à être tout le temps dessus, ça devient n’importe quoi, je n’arrive clairement pas à me contrôler et à y aller une fois par jour. Je sais qu’il en serait de même, voire pire avec Insta. Je suis déjà allée voir à quoi ça ressemblait, je n’arrivais plus à m’en décoller…Ca m’a effrayée. Je suis certaine que je me porterai mieux, je vois déjà les effets bénéfiques de mon sevrage 🙂
      Merci pour ton commentaire et à très bientôt!

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  2. Je comprends… Je n’ai d’ailleurs jamais tenté facebook pour le blog pour pas mal de ces raisons. Un jour, je ferai sûrement le même pas pour Instagram… Mais j’avoue que pour l’instant je m’y plais bien dans mon format: compte privé (mais j’accepte facilement les abonnements – sauf des comptes chelous ou à côté de la plaque), je publie assez peu (sans me forcer quoi…), et je ne suis que les comptes que j’aime suivre. C’est ma petite bulle à côté de mon quotidien. Mais j’y passe clairement trop de temps et c’est à ça que je dois remédier 😉

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    1. Pour moi, Facebook a été le plus simple pour commencer car c’est sur ce réseau que mes amis étaient présents en majorité, et ce sont eux qui m’ont aidée à créer les premières ramifications de ma communauté. Insta m’effraie car je sais pertinemment que je ne saurais pas en faire un usage raisonné. Ce réseau est reconnu comme étant le plus addictif, et je ne me fais pas confiance de ce côté. Il y a des choses sympas qui me manqueront un peu mais…vraiment un peu. Je comprends quand tu parles de « petite bulle », ça détend, ça vide la tête 🙂

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  3. Je te comprends tout à fait, j’ai créé puis rapidement abandonné la page facebook du blog. Je n’y ai trouvé aucun intérêt ! Pour l’instant je reste sur instagram et j’avoue que j’aime bien. Mais le compte rattaché à mon blog reste privé, ce qui me permet de trier les demandes d’abonnement. Je ne le vois pas comme un moyen de gagner des abonnés mais comme un complément qui me permet de rester connectée même quand le temps me manque un peu pour écrire un article.

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    1. Je pense que tu as pointé l’intérêt des réseaux pour les blogueuses: en faire un relais pour des contenus qui ne rentrent pas dans le format blogging, des contenus plus courts, humoristiques, percutants…mais finalement tu finis toujours par raconter ta vie…je n’ai plus envie. C’est vrai que la possibilité de mettre les comptes en privé est intéressante pour la sécurité, mais on perd le côté promotion, qui est la raison pour laquelle j’avais franchi le pas à l’origine.

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    1. Ahaha, merci pour ces infos Cécilia, adieu alors Facebook! Je quitte Facebook mais je n’irai pas ailleurs. Ce sont les réseaux sociaux en général que je veux fuir. J’y reviendrai peut-être un jour. Mais en ce moment, j’ai besoin et envie d’autre chose.

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  4. Je te suivrai où que tu ailles 😂. Trêve de plaisanteries, je te t’ai déjà dans mes favoris. Je n’ai pas de problème avec Facebook particulier, et j’arrive à me distancier d’Instagram. Par contre j’aimerais passer moins de temps sur mon téléphone en général, en particulier quand mes enfants sont dans les environs.

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    1. Toi tu es dans mes abonnements WP 🙂 J’admire ta capacité à te distancier. Chez moi c’est une catastrophe, une vraie mouche à miel, et la suppression des réseaux entraîne automatiquement une réduction drastique du temps d’écran. Toute ma famille me l’a fait remarquer. Du coup, si tu n’es pas tant que ça sur les réseaux, à quoi t’occupes-tu sur ton téléphone?

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      1. Je regarde des séries sur Netflix, j’actualise sans cesse mes courriels (qui s’affichent de toute façon automatiquement mais j’ai le slide persistant), je discute sur Whatsapp. Genre… beaucoup lol. Je regarde des recettes aussi. J’écoute Spotify. Je fais de la méditation. Bref je suis branchée dessus. Mais j’ai horreur de l’avoir en main quand je suis avec les filles, j’ai toujours cette image de moi où je me dis que mes enfants me perçoivent seulement avec un téléphone sous le nez. J’arrête pas de me dire « c’est vraiment comme ça qu’elle se rappelleront de leur mère »? Bref tu me connais, j’ai la culpabilité spontanée lol

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      2. Netflix, c’est sur grand écran pour moi, ou sur l’ordi quand je regarde seule (ce qui est rare). Whatsapp ça me saoule vite avec les différents niveaux de conversation qui s’imbriquent. Bref, on a chacune nos tares à ce que je vois 😂
        Mais au final tu as raison, le véritable enjeu c’est l’addiction et le temps passé sur ces outils!

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  5. Comme je te comprends ! Je suis souvent découragée par Facebook surtout! (je n’ai jamais testé twitter et ton témoignage ne me donne pas envie..). J’ai réussi à décoder certaines clés pour l’utilisation de Pinterest en lisant beaucoup de choses sur ce RS, notamment grâce au blog Blogbyyourself.
    Je vais m’abonner à ton blog pour continuer à te suivre.

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    1. Twitter, c’est un condensé du meilleur, et surtout du pire. Quelques pépites, pour une montagne d’immondices. Et je l’ai trouvé extrêmement addictif. Atroce. Pour Pinterest, il me faudrait au moins l’équivalent de ta petite formation perso, et je suis sûre que ça ne suffirait pas encore 😉
      Merci beaucoup pour ton abonnement, ta démarche me touche.

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  6. J’ai testé twitter, et c’est un fouillis atroce, labile, versatile… je ne comprends pas l’engouement. Pour FB, je partage ton sentiment. C’est très frustrant. Comme toi j’essaye d’animer un peu ma page mais je n’ai pas envie de dévoiler mon intimité, de photos de moi, etc… je m’en sers davantage pour partager des pages qui me plaisent. Sur insta, tu as entièrement raison : le diable dans ses atours. Je me suis installé une appli qui flique mon téléphone, et le constat c’est que je passe un temps effarant sur Instagram en particulier. Je fais maintenant l’effort de sortir sans mon téléphone le week-end et de me sevrer de cette soit-disant exigence d’être au courant (de quoi au juste ?) tout le temps, par cohérence éducative, comme toi.
    quoi qu’il en soit, je te lirai, bien évidemment ! ce n’est donc même pas un au revoir 🙂

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    1. Et bien voilà, j’ai l’impression que tu as infiltré mon esprit pour retranscrire ici mes ressentis. Etre au courant: le fléau de notre époque. Ce déluge d’infos, ce torrent d’avis, de vidéos, d’articles, et pourtant cette impression de creux, de vacuité constante…Tes posts qualitatifs sur FB faisaient partie de ceux que j’aimais lire…mais je préfère de loin te lire ici, à la vie à la mort 😀

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  7. Je vais avoir un avis un peu différent des autres ;-). Facebook est ma source première de trafic d’après les statistiques de mon blog mais c’est parce que je partage mes articles dans des groupes concernés par les problématiques que je développe. J’ai aussi mon facebook perso (installé sur mon tel alors que le Fb de mon blog n’est accessible que depuis mon ordi) et si je l’utilise tous les jours, c’est uniquement pour aller sur la page mondiale des parents ayant un enfant porteur de la maladie génétique de ma petite. Il y a actuellement 120 cas dans le monde et c’est un vrai soulagement de pouvoir partager nos souffrances, nos doutes et nos joies avec des personnes les vivant aussi. Sinon, je ne poste plus rien dessus.
    Twitter ne m’a jamais tenté et je n’ai pas compris l’intérêt d’écrire vite et mal, comme pour les SMS des années 2000 quand on avait un nombre de caractères limité. Pinterest, j’ai le compte du blog mais je n’accroche pas du tout. J’ai l’impression que c’est un réseau social destiné aux fans de cuisine, de déco et de mode… trois domaines qui ne sont pas franchement mes centres d’intérêt.
    Reste Instagram ! J’aime bien regarder de jolies photos de paysages, de villes, etc mais je m’interroge sur la volonté d’exposer ses enfants, notamment de les exposer quand ils sont malades. A quel moment est-ce qu’on se dit en tant que parent que ça serait une bonne idée de prendre en photo son gamin quand il est à 40° et qu’il vomit le peu d’eau qu’il essaie d’avaler ?
    Ton article m’a en tout cas permis de remarquer que je n’étais pas abonnée à ton blog (j’étais persuadée du contraire) et d’y remédier illico presto.

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    1. Je comprends que ton ressenti soit différent, parce que ton usage est différent: tu fais le meilleur usage possible de Facebook, tu n’y vas pas sans but précis, tu as intégré des communautés actives et qui ont un véritable sens pour ta vie quotidienne. De mon côté j’ai beaucoup apprécié d’avoir intégré un groupe pour préparer mon concours. C’est le bon côté des réseaux. Twitter oblige à être percutant, à choisir ses mots, à synthétiser et j’aime beaucoup ce côté contraignant qui impose aux gens d’être créatifs. Encore faut-il qu’ils aient des choses intelligentes à dire. Sur Instagram, je vais avoir tendance à regarder tous les comptes qui te font déprimer en moins de 2. Et les dérives sont les mêmes que pour les autres réseaux: afficher sa vie, afficher, afficher. Merci de t’être abonnée en tout cas 😊

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  8. Comment ça ? Je n’étais pas abonné à ton blog ?
    Bon ben cette terrible erreur est corrigée !
    Ton article tombe à pique car je suis en pleine réflexions : mon blog a 3 ans, il ne décolle pas et ne décollera pas à moins que je passe quelques centaines d’heures à étudier le référencement et les RS.
    Sauf que :
    – j’ai 3 enfants de moins de 8 ans et j’aime faire des choses avec eux
    – j’ai un mari que je souhaite garder
    – j’ai un job (horaires irréguliers) à plein temps
    – j’aime lire, prendre le temps de me poser de temps en temps
    – j’aime écrire et souhaite finir un jour pas trop lointain mon 1er roman (j’en suis à 60% du 1er jet)
    – quelques heures de sommeil sont les bienvenues de temps en temps
    – il y a 24h dans une journée et 7 jours dans une semaine
    -> conclusion : devenir une caïd des RS pour développer mon blog n’est pas physiquement possible.
    Donc, je vais continuer à prendre du plaisir avec mon public limité certes, mais agréable à lire et actif dans ses retours sur mes propos.
    ———-
    Pour en revenir à ton billet, il tombe à pique car je me demande du coup si cela vaut le coup de rester sur un FB et un Insta peu actifs. Pour le moment je me suis simplement désabonnée d’une centaine de pages/comptes/groupes divers qui ne m’interessaient pas.
    Du coup, mon fil est plus stable, moins chronophage et, surtout, je peux à nouveau voir les publications de personnes qui comptent pour moi mais postent peu.
    Alors, le cheminement est en cours, je ne change rien pour le moment… mais garderai à l’esprit tes conclusions qui vont continuer à me faire évoluer.
    Merci

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    1. Merci beaucoup pour ton abonnement et pour ton commentaire très intéressant. Je pense que l’une de nos clés est de privilégier le SEO aux RS. Cécilia a écrit un super article à ce sujet sur son blog digicroq: elle explique que les RS ne sont que des relais et que la maison mère sera toujours le blog. Que le contenu d’un blog peut vivre et se répercuter pendant des années, quand celui des RS ne vit que quelques heures. J’aimerais trouver le temps de me former pour améliorer mon référencement Google. C’est la seule façon de donner à ton blog une trajectoire ascendante sans sacrifier ton temps et ta santé mentale. Et je pense que comme toi, il vaut mieux 100 abonnés concernés et fidèles que 10000 fantômes.
      Enfin, concernant ton cheminement, sache que mon dernier post a fait réfléchir (et agir) certaines de mes proches qui ont opéré un tri similaire au tien. Les RS font tellement partie de nos vies qu’on en oublie de s’interroger sur certaines pratiques qui sont tout sauf saines et normales, et que pourtant, tout le monde semble considérer comme telles.
      Au plaisir de te lire sur nos blogs respectifs 😊

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  9. Je suis foutue, irrécupérable… Mais tu le sais… Je passe tellement de temps sur mon téléphone, oscillant entre Facebook/Insta/Facebook/Insta… Je suis complètement accro et bien en peine pour faire autrement. Je reconnais le côté pathétique de mon comportement mais je n’ai rien trouvé pour me faire décrocher. J’ai marché à fond, à la seconde où ce truc est entré dans nos vies .
    Grâce aux « publications-anniversaire » je revois avec le plus grand embarras, la niaiserie des premiers statuts. Oh mais comment ai-je pu raconter autant de banalités …? Comment ai je pu croire que ces inepties pouvaient intéresser qui que ce soit ?
    Et pourtant, je sais que ces réseaux m’ont également aidée à certains moments très difficiles. Des petits mots, du courage qu’on m’envoyait. J’y ai aussi appris à faire rire, un peu, et puis faire rire les proches quoi… trop facile, ça compte pas pour de vrai !
    J’en parlerai bien à mon generaliste mais à chaque fois que j’y vais il trouve le temps de checker sa page Facebook. Lui aussi… Foutu comme moi !
    Te lire est un déclic, je me dis que je devrais quitter tout ça mais je ne suis pas sûre d’avoir ta force. J’aurais plus de temps pour tout ce qui compte mais je n’y arrive pas. C’est la béquille dont j’ai encore besoin, le temps que tout s’équilibre dans ma vie. Je ne publie presque plus, je regarde la vie des autres… Pour me rassurer peut-être, et me dire que j’ai vraiment fait le bon choix. Alors un jour peut-être mais d’ici là… si je pouvais trouver le compte de mon toubib, j’avoue que ça me ferait bien rire !

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    1. Les réseaux sociaux sont comparés aux drogues dures en terme d’addiction et de comportements qui en découlent, quand l’usage est excessif évidemment. De mon côté je commençais à utiliser FB sans réfléchir, par automatisme, dès que j’avais un moment de libre…
      Je comprends de quoi tu parles quand tu dis que ça t’a aidée dans les moments difficiles, tu as dû te sentir portée et soutenue au quotidien, et bien-sûr les réseaux sociaux ont aussi ce pouvoir et cette fonction et heureusement…
      Tu m’as tellement fait rire avec ton médecin, ahaha, tous foutus! Essaie un petit sevrage, tu verras comment tu le supportes, non? Tu ne te fixes pas d’objectif précis, à part la diminution de ton temps d’écran!

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  10. Les réseaux sont tous pareils, le pire (beaucoup) et pour quelques aspects, le meilleur. Je ne peux pas m’en passer, ne serait-ce que pour mon boulot, et j’arrive à limiter mon temps perso / blog dessus – que je trouve pourtant bien trop long, alors que je ne suis vraiment pas active et qu’en toute franchise, je ne regarde quasi jamais les comptes des autres (mais chut… :-p).
    Je comprends tout à fait qu’on puisse s’en écœurer. Mais il me semble que vivre sans aujourd’hui, c’est quand même compliqué… pour ma part, j’ai plein de groupes d’amis, de voisins, de parents d’écoles sur whatsapp ou facebook, c’est d’ailleurs grâce à eux que l’on arrive à se voir « en vrai » régulièrement…. et en sortir signifierait s’exclure de ces cercles.
    Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou non, mais c’est un fait… Alors j’essaie d’apprendre à vivre avec et à m’en servir avec recul et parcimonie (avec qui ?!)
    Enfin, je te garde sur mon fil WP et en news, donc tout va bien 😉

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    1. Je te rejoins totalement sur le côté boulot. Evidemment ce sont des outils précieux et incroyables pour de très nombreuses professions, d’ailleurs ils sont devenus des professions. Quand ils sont utilisés dans ce but, un but précis, ils peuvent faire des merveilles.
      En revanche je ne te rejoins pas du tout sur le côté perso. Oui, on peut vivre sans réseaux sociaux aujourd’hui et heureusement!! Autour de moi, des dizaines de personnes ne sont sur aucun réseau (majoritairement des hommes, qui n’en ont absolument rien à faire, n’en ont pas besoin) et s’en portent parfaitement bien! Ils ont des amis, une vie sociale et ne sont pas exclus par ce choix. De mon côté, je ne suis que depuis très récemment sur les RS, alors je souris quand on me dit: « mais comment tu vas faire avec tes amis? ». Ca fait 20 ans que je prends des nouvelles de mes amis sans RS, et heureusement. Sms, Whatsapp, appels, je suis toujours conviée aux soirées, aux anniversaires, jamais oubliée. Pour moi ce côté « j’entretiens mon cercle » ne vaut pas, il y a d’autres solutions que les RS pour ça, solutions moins hypocrites, parce que la démarche est volontaire et personnelle quand on contacte quelqu’un. C’est mon côté vieux jeu qui ressort 😉
      Je me rends compte qu’on a tous des usages différents des RS, qu’on n’y range pas les mêmes fonctions. Tu as raison: la vraie question c’est la parcimonie, quel usage on fait de ces outils, quelles limites on se fixe pour qu’ils versent vers le meilleur et non le pire.

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      1. Tu parles de whatsapp, c’est en l’occurrence à celui-là que je fais référence à 95% 😉 Pour moi c’est un réseau social, il appartient d’ailleurs à Facebook, et bien que son modèle soit différent, ses « biais cachés » (collecte data notamment) sont les mêmes que les autres.
        Je reviens d’un week-end à Madrid, nous étions 40 à nous retrouver là-bas pour faire une surprise à une amie pour ses 40 ans. On venait de toute la France et pour certains de l’étranger. Toute l’organisation a été faite sur whatsapp et consors… alors oui, on aurait pu utiliser le téléphone ou les mails, mais c’était quand même beaucoup plus simple d’avoir des groupes de discussions…. J’ai des groupes d’amis, de collègues, de voisins… Je ne me trouve pas hypocrite de parler avec eux par ce biais plutôt que de téléphoner – en plus je suis pas très téléphone -. Ça me permet de rester en contact, d’échanger un petit mot, d’organiser les soirées, week-end etc beaucoup plus rapidement que s’il fallait appeler !
        Je fais partie des parents d’élèves (malgré moi ahaha) et nous avons un groupe de discussion bien pratique qui nous permet d’échanger, ainsi qu’un groupe Facebook sur lequel nous communiquons avec les autres parents. Ceux qui n’y sont pas ont plus de mal à rentrer en contact avec nous, manquent certaines infos. C’est dommage et effectivement on pourrait faire autrement, mais c’est encore ce qu’on a trouvé de plus pratique, rapide et efficace.
        Je pense qu’on peut effectivement vivre en étant déconnecté des réseaux « traditionnels », je comprends qu’on puisse avoir des résistances tant ils peuvent être nocifs par certains aspects – je suis d’ailleurs la première à le voir surtout que je bosse et forme dessus -. Maintenant si je veux me faire l’avocat du diable, leur nocivité ne vaut que par ce que les utilisateurs en font. L’algorithme est pensé pour pousser les activités commerciales et assimilées à dépenser (rappelons au passage que ce sont des médias gratuits pour beaucoup d’activités) tout en préservant les comptes perso des affres de la machine (sur quoi FB a du mal, d’ailleurs) : c’est normal, la présence des particuliers sur ces plateformes constitue leur fond de commerce.
        Pour ma part je préfère rester dessus plutôt que tout rejeter en bloc, je pense que malgré tout ce sont des nouveaux moyens de communication qui ne sont pas prêts de disparaitre. Nos enfants s’en serviront probablement (beaucoup). Autant apprendre à s’en servir de façon positive et saine. En l’occurrence je trouve que quand on veut, on peut vraiment faire de ces outils des outils de relations sociales.
        J’ai un compte Instagram perso avec une trentaine d’abonnés, famille et amis très proches uniquement. Je poste des photos des enfants et de nos voyages ou sorties, et je crois que tout le monde est content de les voir. Clairement, je ne prendrai pas le temps d’envoyer des mails ou de téléphoner pour raconter tout ça.
        Ma nièce est partie faire ses études à Djakarta, elle a aussi un compte Insta et je suis contente de voir ses photos et stories. On échange parfois un petit mot, ça ne me semble pas hypocrite et je trouve ça sympa, ça entretient le lien. Sans ça, je pense sincèrement qu’on aurait aucun contact – elle a autre chose à foutre qu’ appeler ou faire des mails à sa vieille tante -, pour elle c’est un moyen de garder le lien avec la famille plus éloignée. Si je compare à la relation que j’ai avec mes oncles et tantes (inexistante) je me dis que peut être que si on avait eu ce genre d’outil à l’époque où je suis partie faire mes études, on aurait pu garder le lien. D’ailleurs certains (ils sont rares) se sont mis sur Facebook et c’est comme ça que l’on a repris contact.
        Bref tout ça pour dire que dans ces cas là, à mes yeux, les réseaux jouent vraiment leur rôle « social », et je trouve parfois dommage qu’ils soient diabolisés et que les gens n’essayent pas plutôt de les utiliser à bon escient. Cela dit, je comprends tout à fait et je trouve cohérent de les quitter quand on y trouve pas son compte ! Je suis juste plus dubitative sur le nombre de personnes qui crient au loup et au scandale tout en continuant à les utiliser apparemment 😛

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      2. Ah ahah, ça explique que j’aie du mal avec Whatsapp, la fille irrécupérable 😄 je le considère plus comme une messagerie partagée mais tu t’y connais plus que moi.
        Je pense vraiment que j’envisage les RS pour d’autres usages que les tiens: j’envoie des photos de temps en temps par sms pour les grandes occasions (anniversaires, Noël…) mais je pense sincèrement que mes amis ne sont pas spécialement en demande de photos de mon quotidien avec mes enfants, et de mon côté, je n’ai aucune envie particulière de communiquer là-dessus. Question d’habitude, sans aucun doute, et je comprends l’usage que tu en fais de ton côté, je le trouve intéressant tel que tu le décris. Je ne diabolise pas les réseaux, même si je peux en donner l’impression. C’est juste qu’ils ne me conviennent pas. J’y reviendrai peut-être un jour. Bref on en vient à la même conclusion 😜: l’enjeu, c’est l’usage qu’on en fait.

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  11. J’ai adoré cette réflexion et tous les arguments qui en découlent… jusqu’à ton décrochage. Je suis très partagée aussi sur l’usage de Facebook aujourd’hui. Je dois m’y forcer un peu pour poster, mais j’ai du mal à m’arrêter quand je me mets à le lire. Les actus triées en fonction de mes goûts me gonflent, comme toi je trouve que cela tourne en rond : Facebook n’élargit pas mon horizon, mais le restreint. J’ai pris mes distances ces derniers mois, par faute de temps et je redécouvre le plaisir de lire d’autres choses, qui me sortent de ma zone de confort. Alors oui, je rate des anniversaires et ne suis plus au courant de tout, cela génère parfois une petite culpabilité, les contacts avec certains me manquent, mais j’ai retrouvé un (petit) temps pour moi de qualité. On devrait tous effectuer cette prise de recul, c’est une remise en question indispensable aujourd’hui. Je t’admire d’y renoncer complètement ! Mais ton blog n’a pas besoin de ça pour vivre, tu as déjà ta communauté !

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    1. C’est vrai? Ca me fait plaisir, certains m’ont dit que ça pouvait être mal compris, j’ai eu pas mal de retours de blogueuses, mais moins de retours amicaux, alors merci!
      Comme toi, dès que je me mettais à regarder mon fil, même par réflexe, un contenu plus ou moins utile en appelant une autre, je n’arrivais plus à m’arrêter: une petite publi de copine par-ci, une vidéo brut par-là, une tranche de rigolade sur Topito…la cata. Et tu as parfaitement résumé ce que je ressentais de plus en plus, jour après jour: l’impression que mon horizon se bouchait. On n’a pas besoin d’être au courant de tout, ou alors il y a d’autres moyens pour être au courant quand on le souhaite…Pour l’instant je n’ai aucun regret. Tu me crois si je te dis que mes journées sont différentes? L’effet est assez monstrueux. Je me sens tellement mieux dans mon cerveau! Merci pour ton retour et ton soutien en tout cas 🙂

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