Changer de métier: le temps de la peur

Je rêve qu’on m’oblige à retourner pour un temps dans mon ancien métier. Avec mes collègues nuisibles embusqués dans tous les coins, un vrai bon cauchemar. Je sais que je ne suis pas à ma place, je sais que ma rentrée ne devrait pas se faire là, mais je l’accepte, je courbe l’échine et j’y retourne. C’est horrible. Il y a deux ans, je changeais de poste. Et là je change carrément de métier. De métier, bordel, je change de métier.

J’ai des flashs de souvenirs, quand je disais autour de moi « Je ne ferai pas ce métier toute ma vie », on l’a tous prononcée cette phrase, enfin, tous les gens qui ont travaillé avec moi ou presque l’ont prononcée un jour mais voilà, on disait ça comme ça, dans le vague, sans penser à quoique ce soit de concret où de plausible, sans se fixer la moindre échéance ni le moindre objectif et là j’y suis, j’ai sauté le parapet, je sais que je fais office d’éclaireuse pour plusieurs congénères, elles me l’ont dit, mot à mot.

Je suis à l’orée d’une forêt. Personne ne sait ce qui se passera franchies les premières rangées d’arbres. Je suis seule, sur le chemin, avec une lanterne quand-même, j’ai un guide, peut-être même plusieurs, la lumière est douce, les formes courbes et rassurantes, mais c’est l’obscurité qui domine.

Derrière moi, formant un arc de cercle, il y a ma famille et mes amis. En première ligne mon mari et mes enfants, qui souhaitent me voir avancer sur la route sans trop courir, sans devoir respecter sans arrêt des échéances, qui espèrent que je vais arriver à bon port avant la nuit et surtout que je pourrai m’arrêter au bord du chemin quand leur absence se fera trop sentir. Il me font signe d’arrêter de culpabiliser. Il fallait bien que j’y aille, que j’y retourne. Ils me montrent que tout ira bien. Que tout ne repose pas sur ma place dans la famille, que cette nouvelle vie rééquilibrera un peu les rôles et les options, que d’autres gens y arrivent bien, qu’on s’y fera, qu’on s’y habituera ne t’inquiète pas.

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En arrière plan, mes parents, mon frère et ma soeur, mes amies les plus proches aussi, qui me soutiennent, ils sont confiants, espérant que je suis le bon chemin ils me sourient avec un air encourageant même s’ils ne savent pas vraiment dans quoi je m’embarque. Quand je leur dis que je ne sais même pas ce que je ferai au quotidien, comment je m’occuperai dans ce bois inconnu, ça les inquiète un peu. Ils craignent un nouveau carcan, ou plutôt un carcan qui aurait juste changé de forme, ou de vêtements, mais qui  me plomberait tout autant que le précédent.

Et puis au fond, formant une masse compacte, il y a mes anciennes partenaires. Elles sont un peu moins tranquilles, elles savent ce que je laisse là, sur la pierre qui marque l’entrée du lieu, elles sont conscientes du poids de tout ce que je dépose. Tout pèse lourd. Les bons côtés et les mauvais. Quand je les ai déposés j’ai senti un mélange de soulagement et de remord, mais non, ce n’est pas encore du remord, c’est une peur du remord, c’est moins violent, ça transperce moins mais c’est insidieux, ça pénètre aussi profond et ça attend son heure. Elles me détaillent. Elles espèrent. Elles aimeraient qu’une part d’elles-mêmes m’accompagne dans mon périple, me suive et me surveille de loin, pas de trop loin non plus, juste assez proche pour percevoir toute la réalité de ce qui m’attend, les bonnes surprises, les désillusions, les petites joies et les ratés. Elles ne me souhaitent que du bon, le meilleur même, mais elles savent déjà que leurs souhaits seront détrompés, parce que c’est comme ça, c’est la vie, que rien ne peut-être aussi simple, limpide et rapide dans une reconversion.

Je me retourne sur ces deux dernières années qui ont bouleversé mes choix de vie. J’ai peur.

Et si j’avais trop à faire? Et si je m’ennuyais? Et si ça ne me plaisait pas? Et si je ne supportais pas la hiérarchie? Et si j’avais du mal à rester assise toute la journée? Et si le bruit et l’agitation venaient à me manquer? Et si j’étais mise à l’écart? Et si je ne comprenais rien? Et avec qui vais-je manger? Comment vais-je me présenter? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire les premiers jours? Et si je cours trop? Si les vacances me manquaient? Comment-vais-je gérer les mercredis? Et si personne ne m’explique rien?

Au delà de ces craintes presque attendrissantes, l’une domine, écrase toute les autres tout en se tapissant à l’arrière pour ne pas être vue trop rapidement, elle sait que c’est trop tôt: si ça ne me plaît pas, je ne pourrais pas refaire mon ancien métier. Tout simplement parce qu’il ne me plaît plus. Alors, que pourrais-je bien faire de ma carcasse? Suis-je condamnée à errer, traînant comme un boulet les conséquences de mon premier choix et de toutes les portes qu’il a fermées?

Car j’en suis là. À 35 ans, je cherche comme à 20 ans ma place, ma fonction et mon utilité sociales. Je sais qu’elles sont changeantes et mouvantes, que c’est une bonne chose qu’elles évoluent, mais aujourd’hui il manque encore une pièce à mon puzzle et à mon identité de femme. Cette nouvelle pièce, je l’ai trouvée, mais les bords ne correspondent pas encore avec le reste. Il y a un trou, et je suis là, cette pièce à la main, attendant de pouvoir remplir le vide.

ma vie de maman (4)


51 réflexions sur “Changer de métier: le temps de la peur

      1. Ton inquiétude est compréhensible mais rassure toi tout ça va être super enrichissant. Tu vas découvrir un milieu tout nouveau qui va bien te changer de ton précédent boulot. Mais c’est l’aboutissement d’une réflexion, d’un travail acharné, tu mérites d’en être là.Je suis sûre que tu trouveras une personne sympa qui te guidera pour ton arrivée et des gens qui t’emmèront déjeuner avec eux 😊😉.

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      2. Pour changer il va me changer! A chaque fois que j’explique ma reconversion, j’ai le droit à: « Ah ouais…rien à voir!! » Mais ouiiiii, c’est le but 😀 Tu as très bien cerné mes inquiétudes très terre-à-terre, je vais donc prier pour que Gertrude me fasse visiter les locaux et que Robert m’invite à déjeuner avec son équipe 😉

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  1. Tes doutes sont oh combien légitimes et normaux, changer de vie (professionnellement parlant, mais donc aussi à plus large échelle car c’est lié) n’est pas anodin! Je pense que c’est incontournable et partie même du processus. Il y aura forcément des turbulences, attendues ou non, mais rappelle toi que rien n’est figé! Si tu as pu réaliser un tel changement drastique, dans un cadre de départ pourtant si rigide, toutes les portes restent ouvertes! Maintenant respire et jette toi dans le vide – il y aura toujours de quoi te rattraper. Courage, et bon vent!

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    1. Tu as su trouver les mots: je me jette dans le vide. Je l’ai souvent fait, et ça ne m’a pas toujours réussi, loin de là. Hem. Mais ça ne me refroidit pas, ce qui est certain c’est que je ne peux qu’aller de l’avant alors…j’y vais et advienne que pourra! Merci pour tes mots Picou 🙂

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  2. Le plus dur, c’est de se lancer ! Tu le sais, il n’y aucun métier idéal et dans celui-ci, certainement aussi, tu entreverras des failles. Mais passés les premiers jours un peu stressants (avec qui manger à la cantine, je comprends, ça c’est l’angoisse ! Et aussi, comment partir tôt sans que tout le monde me regarde de travers ?!), laisse-toi bercer par la nouveauté, le plaisir d’apprendre, de découvrir, de goûter à de nouveaux défis. Je suis sûre que tu vas aimer cette remise en question et ce nouveau terrain de jeu que tu t’es toi-même offert, à la sueur de on front. Il n’y a pas de regret, juste des portes qui s’ouvrent. Savoure ! Ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir rejouer les jeunettes professionnelles à 35 ans ! Tu vas merveilleusement bien t’en tirer, j’en suis certaine. Pour l’ennui et les heures passées assise, on en reparlera plus tard ! 😉

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    1. C’est certain, je n’y vais pas avec la candeur et tous les idéaux que j’avais à 23 ans, mais tu as raison: les premiers jours et leur flou artistique (surtout que ma responsable sera absente) me tétanisent. Mais je suis heureuse aussi. TRES heureuse de ne pas reprendre dans mon ancien métier. Là, j’aurais été au fond du gouffre. C’est super de repartir sur du neuf, c’était la meilleure chose qui pouvait arriver après un break aussi long. Jeunette professionnelle, ça me va 😉

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  3. C’est la nouveauté et l’inconnu qui font peur! Mais une fois dans le bain, tout ne sera que découverte, tu ne pourras plus t’ennuyer pendant un bon moment ! Et si tu as été capable d’opérer ce grand changement qui force notre admiration, tu pourras ouvrir d’autres portes! Ce n’est peut-être qu’un pied à l’étrier, ou bien une vraie révélation, c’est ça qui est beau dans la vie: on ne connaît pas le chemin mais nos choix le dessinent.
    J’ai totalement confiance pour toi. Comme on dit, la peur n’évite pas le danger alors lance-toi avec l’idée qu’il y a du bon à prendre pour plusieurs années et fais nous baver d’envie!!!

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    1. Quel super message Morgane, merci!! Je suis certaine qu’une fois passés les premiers jours, ça ira, mais je suis effectivement dans la pire période, je me fais mille films, savoir que je reprends en même temps que vous mais pas comme vous, ça me fait quelque chose aussi…bref, suis encore dans le deuil on dirait 😉 Hâte de vous raconter ce qu’il en sera, le résultat de tout ce chemin 🙂

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      1. Moi non plus je ne reprends pas normalement et j’en rêve ! Cette nuit c’était la méchante maîtresse nommée sur ma classe qui voulait repeindre tous les meubles en rouge!!! Et moi je devais l’en empêcher sans me faire voir!!! Sachant que personne n’est encore nommé sur ce poste (veille de pré rentrée… mh mh rien ne change tu vois!), je ne vise donc personne !
        Ce métier rend fou, je te dis, fuis loinnnnnnn et n’ait aucun regret!

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  4. La métaphore du puzzle me parle beaucoup. Tu as beaucoup de doutes et de craintes et c’est totalement légitime ! Mais tu as la pièce en main. Toutes les pièces en main. Aie confiance en l’avenir. Et en toi même aussi. Je suis certaine que ça va aller. Tu t’es donnée les moyens d’arriver là ! Belle rentrée ! Et plein de belles pensées pour toi !

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    1. Je suis échaudée par ce qui m’est arrivé il y a deux ans, j’avais eu le courage de changer et j’ai naïvement pensé que ce courage serait récompensé…Je sais aujourd’hui que changement ne rime pas forcément avec réussite…Mais je vais à la fois me laisser porter et faire en sorte que tout se passe bien pour celui-ci! Très bonne rentrée à toi aussi 🙂

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  5. J’imagine bien tes doutes et cette angoisse qui doit te ronger… Mais aujourd’hui, tu abordes ce nouveau job avec bien plus de maturité et d’expérience que tu n’avais à 20 ans. Je suis certaines que quoiqu’il arrive ça se passera bien. Tu trouveras le chemin à emprunter dans cette forêt, tu exploreras chaque recoin de ton nouveau job, jusqu’à te faire ta propre idée afin de maintenir le cap ou non. Quoiqu’il arrive, tu ne peux sortir que gagnante de cette aventure. Mais garde confiance, tu n’a pas fait ce choix pour rien 🙂

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    1. Oui tu as raison, tellement raison, je suis moins naïve, grandie par ma dernière mauvaise expérience, il y a de erreurs que je ne referai plus, des dispositions d’esprit dans lesquelles je ne m’enfermerai plus. Et la différence avec mes 20 ans aussi, et tu le soulignes bien, c’est que je me projette sur du court-moyen terme. Je sais que j’ai la possibilité de bouger (géographiquement, horizontalement, verticalement) si c’est nécessaire. Allez, GO! 🙂

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  6. Tout est déjà dit dans les autres comme commentaires, alors je te souhaite juste une belle rentrée, savoure pleinement cette nouveauté, cette adrénaline, ce nouveau bonheur…je suis certaine que tu vas t’épanouir pleinement.Tiens nous au courant. Bises

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  7. Bonne reprise a toi ! Je suis sure que ca va bien se passer ! Est ce que tu pourrais nous dire quel concours tu as passé exactement ? En interne ou en externe ? C’est pour me donner une idée de reconversion !

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  8. Comme je te comprends, ô combien ! C’est un saut dans le vide comme a dit Picou. L’angoisse de la cantine, je me mets à ta place : je change bientôt d’endroit (mon équipe change de rattachement) et je vais perdre un quotidien avec des collègues que j’apprécie. J’ai l’impression de devoir changer de classe, comme une collégienne. Alors j’imagine, si je changeais en plus de boulot.
    Toi, tu as montré tes capacités de rebond et d’adaptation. Ton nouveau travail ne sera pas idéal, mais il sera différent du précédent. C’est déjà beaucoup. Tu redémarreras sur des bases saines, et vierges. Appuie toi là dessus ! 😉

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    1. C’est dingue cette angoisse de la cantine. Des souvenirs du collège/lycée où quand mes meilleures cop étaient absentes j’avais peur de me « taper l’incruste ». Des années de trauma. Ouiiiii les bases saines et vierges, mon crédo pour le premier mois: SOURIRE et NEUTRALITE (et là mon mari répond: fais gaffe, ils vont te prendre pour une débile). Bon courage à toi aussi pour ce basculement d’équipe. C’est toujours un crève-coeur quand on en quitte une bonne.

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  9. Effectivement, c’est un saut dans le vide, un pas vers l’inconnu mais une chose reste et persiste… Je dirais même s’améliore, s’approfondit, s’affine et s’embellit, c’est ta plume.
    Je ne t’avais pas lu depuis longtemps.
    C’est de plus en plus touchant et attachant.
    alors encore bravo pour ça. Et merci

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  10. Changer d’affectation, c’est déjà difficile. Être la nouvelle, ne pas savoir avec quels collègues on peut bien travailler, quels collègues ne sont pas forcément les bonnes personnes, ne pas connaître les codes, etc. Mais, là, tu changes totalement de voie professionnelle. Tout est nouveau, rien ne ressemble à ton ancien métier. Puis, progressivement, tu vas trouver tes marques. Comme tu l’écrivais, on n’a plus la même naïveté à 35 ans que dix ans plus tôt. Ton nouvel emploi ne sera pas parfait mais je suis sûre que tu y trouveras de l’épanouissement.
    Bon courage pour cette vraie rentrée et ce saut dans l’inconnu !

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    1. C’est ça, même si avant je changeais de poste, tu es bien placée pour savoir à quel point mon ancien métier est codifié (tutoiement généralisé, repas, etc…), c’était très simple de retrouver ses marques. Là, c’est plongée dans l’inconnu. Je vais travailler avec des ADULTES. Je vais travailler avec des HOMMES. Incroyable. Rien que ça, ça va me faire le mois 😀
      Merci beaucoup pour ton retour en tout cas, et à très vite!

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    1. Merci pour ton retour et ton abonnement, je te vois souvent traîner chez PRGR, contente que tu viennes par ici, je vais aller voir ton blog aussi, soyons fous! Tu as raison, un vrai mélange d’émotions, quelle aventure!

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  11. La peur est un frein, qui limite bien trop souvent l’Homme.

    Changer de métier c’est construire quelque chose de nouveaux, il y aura des échecs et des réussites mais toujours de l’apprentissage.
    il ne faut pas avoir peur de l’échec, il n’est pas une fin en soi, au contraire il doit nous servir à grandir.Il n’y a rien de pire que de subir son métier, je préfére prendre le risque de me tromper ! j’ai ressenti beaucoup de peur quand j’ai changer de métier pour devenir assistant maternel (oui pour un homme ce n’est pas courant, c’était l’une de mes premières craintes!) j’avais écrit un texte sur mon changement d’emploi pour expliquer les difficultés rencontrés, mes peurs etc je me permets de mettre le lien ici: https://penseespourdemain.com/2019/01/25/lassistant-maternel/

    bravo pour ton super texte

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    1. Merci pour ton retour, chez moi la peur est très rarement un frein et ça m’étonne d’ailleurs. Elle a plutôt tendance à me pousser vers l’avant. Et je te rejoins sur le fait de préférer échouer que subir. J’ai dit un jour à mes anciennes collègues: je ne sacrifierai jamais la joie au confort. Ca se rejoint un peu 😉 Je suis allée lire ton article, c’est un très beau retour d’expérience et ta démarche force l’admiration!

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  12. En fait, je crois que le trou, ce n’est pas un morceau manquant, c’est le bord du puzzle qui s’est modifié. Tu connais ces puzzles longs, rectangulaires, de paysages souvent ? Et bien je vois la vie ainsi : le bord droit est sans cesse en mouvements, jamais complété. Il n’est pas en attente de la pièce manquante mais des pièces nouvelles, et le paysage change à mesure que tu le complètes. J’ai changé de métier et j’essaye de ne pas me dire qu’au départ je me suis plantée. J’ai suivi un chemin, j’en ai fait l’experience, et ça m’a mené où je suis aujourd’hui. Ce que je fais aujourd’hui semble bien plus me correspondre mais rien ne dit que j’aurais fini par faire ça si je m’étais réellement interrogée sur la pertinence du premier chemin suivi. Belle rentrée lundi 🙂

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    1. J’aime beaucoup ta vision des choses, elle est belle et positive mais je n’ai pas encore le recul nécessaire pour faire le même bilan que le tien. Pour l’instant, oui j’ai encore la sensation de m’être « plantée » dans mon premier choix. J’aurais pu faire tellement de choses, tellement de métiers existent…Et je suis allée dans cet entonnoir. J’espère de tout mon coeur pouvoir un jour faire le même bilan que le tien. Ca voudra dire que mon premier métier aura été une marche sur mon grand escalier de la vie. Merci pour tes mots!

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      1. On me dit souvent « oh mais journaliste, ça devait être tellement merveilleux ». On a tellement une vision idéaliste de certains métiers… et après toutes ces années j’ai encore l’impression d’avoir été une imposteur (e?) qui n’avait rien à faire là 🙂

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  13. C’est tout à fait normal et sain de se poser toutes ces questions. Une nouvelle porte s’est ouverte et c’est normal d’avoir un peu peur en ne sachant pas trop ce qu’on va trouver derrière. En tout cas, j’aime beaucoup la métaphore de la première partie de l’article 🙂

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  14. Ça me rappelle un peu la peur liée à sa zone de confort, peut-être que ça y ressemble fortement ?? Le changement fait peur mais il a tellement a nous apporter, et toute expérience, mauvaise ou bonne est bonne à prendre puisqu’elle a toujours quelque chose à nous apprendre ! J’espère que tout se passera bien pour toi et que tu nous le raconteras bientôt.
    Cette année moi aussi je rentre dans un nouveau monde mais contrairement à toi auparavant je n’avais ps vraiment de métier, que des petits jobs. C’est tout nouveau pour moi donc je suis excitée !
    Bonne rentrée biz

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    1. Oui, changer demande du courage et si courage il faut, c’est que la peur n’est pas loin 😉 J’espère que cette expérience sera positive. Je n’en attends rien d’exceptionnel mais de la nouveauté et des possibilités de bouger si et quand je le souhaite!
      Que vas-tu faire de ton côté? Je comprends ton excitation!

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      1. Moi je me lance dans une formation QSE (qualité sécurité environnement) pour devenir responsable en deux ans donc j’ai hâte je voulais un métier avec des responsabilités et qui a du sens donc je suis très satisfaite ! Bonne rentrée 🙂

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  15. L’avantage avec ton expérience précédente, c’est que tu sais ce que peux être le pire. Je te souhaite de découvrir le meilleur. Ca ne sera peut-être pas parfait, mais je te souhaite de t’épanouir dans ce nouveau poste. Et au pire, quoi, tu changeras 🙂

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    1. C’est certain, je pars avec un curseur tout en bas par rapport à mon dernier poste 😀
      Bon je te rassure ça s’annonce hyper bien. J’hallucine sur les conditions de travail. Et je suis très bien accueillie. La suite au prochain épisode!

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  16. Tu as le courage que beaucoup n’ont pas Bravo pour cela Nul doute que tu trouveras ce qui te fait vibrer Et si cela ne va pas, tu sauras comment changer Je trouve cela vraiment chouette que tu te donnes cette chance, cette vie Changer est difficile, mais, quelque soit le changement, tellement riche ! Prends soin de toi Bises

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    1. Vibrer, je n’en suis pas là du tout, mais déjà quelque chose qui me convient, tant au niveau du contenu que des conditions de travail, ce sera déjà un gros plus! Merci pour ton retour et très bonne fin de grossesse 🙂

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