Un an de congé parental: tout ce qui me manque depuis que je ne travaille plus

Tu le sais, depuis que j’ai arrêté de bosser, je ne cesse de dresser des odes au congé parental et à tout le bonheur qu’il me procure au quotidien, ici, ou encore . J’en deviendrais presque chiante, faut faire gaffe. Faut pas non plus que tout ça paraisse trop lisse et trop simple. Parce qu’évidemment, ça ne l’est pas. Des choses me manquent, depuis que je suis au foyer. Des choses importantes. Des choses totalement futiles. A l’image de tout ce qui fait le tissu, les à-côtés et les avantages d’une vie professionnelle. Petit aperçu.

De bons collègues

Jadis, j’ai eu de fabuleuses collègues. J’ai eu l’immense chance et l’immense joie de travailler dans un contexte sain, auprès de personnes agréables, intelligentes, sympathiques, attentionnées (elles se reconnaîtront, j’aime fidéliser mon lectorat). Bien-sûr, tout n’a pas été rose tous les jours, mais globalement, le climat était à la fois porteur, reposant et joyeux, et je pressens presque qu’il me sera impossible de revivre ailleurs cette alchimie. De bons collègues, pour moi, c’était une bonne vanne en arrivant, un gentil mot échangé entre deux portes, des délires ou des conversations métaphysiques le midi, des soutiens sincères en cas de difficultés, et j’adorais nourrir ces échanges, mettre de l’ambiance, faire que le quotidien soit à la fois plus profond et plus léger, alimenter ce type de lien, particulier, entre l’amitié et quelque chose de parallèle parce que plus régulier.

Me pomponner

J’aime prendre soin de moi. Me maquiller, me coiffer, choisir mes tenues, mes bijoux, me parfumer, c’est pour moi tout sauf une corvée quotidienne, et ça prenait particulièrement sens quand je travaillais. En toute superficialité, j’aime cultiver mon apparence pour aller bosser. Aujourd’hui, je ne dirais pas que je ne prends plus soin de moi, diantre non, mais spontanément, je vais moins dans le détail, je ne mets pas forcément de bijoux, je me maquille plus simplement, je vais sauter l’étape vernis à ongles, ou le pschit de parfum. Je suis en phase de foyerisation. Il y a danger. Le jogging et les crocs sont en embuscade.

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Un salaire

Sans. Blague. Sachant que ma situation est provisoire, nous n’avons pas changé notre mode de fonctionnement financier. Résultat: je me retrouve avec une carte bleue aussi nue qu’un arbre au plus fort de l’hiver. Telles nos grands-mères interdites de compte en banque, je dois piquer le sésame de mon mari pour faire nombre d’achats. Je restreins quasiment tous les à-côtés, à part les sorties sur lesquelles je lève moins le pied. Mais fini le shopping, finis les petits achats à l’improviste, même peu chers. Désagréable, ce nouveau réflexe préhistorique de demander à mon mari (sa carte, son code, l’état de SES finances) avant de rentrer le moindre numéro de carte bancaire. Alors, ouais, c’est écolo, c’est minimaliste et responsable, mais que c’est chiant. J’ai l’impression d’être en retraite monacale forcée dans les années 50, au fin fond d’une abbaye perdue du Limousin. Le jour où je vais faire péter la CB avec mon nouvel-ex salaire risque d’être affreusement sanglant.

Des pauses sans enfants

Depuis que je suis en congé parental, je fonctionne en mode non-stop. Plus aucune pause sans enfants. Les rares moments où je me retrouve sans eux, j’ai l’impression d’entamer un road trip en décapotable sous amphétamines dans l’Ouest américain. Souvent, je voudrais être seule. Ne te méprends pas. Seule, dans le sens sans eux. Pour squeezer la lessive et les demandes incessantes. Pour n’avoir à boucler aucune ceinture et cesser de gérer les disputes. Pour sauter les devoirs et rentrer à la maison une fois tout le monde nourri et lavé. Pour savourer le fait d’être en tête à tête avec moi-même ou avec d’autres sans avoir à gérer la moindre petite problématique maternelle.

Du sport à l’extérieur

Quand je travaillais, mes horaires me permettaient de caser une heure de sport en extérieur la semaine. Désormais, la garde permanente (cet adjectif n’a jamais autant revêtu la profondeur de sa signification) de ma fille -pas de halte garderie dans ma ville- m’interdit d’organiser quoique ce soit du lundi au vendredi, hors de truculentes sorties au parc ou à la ludothèque. J’ai bien tenté de caser quelque chose le week-end, mais entre les courses, les invitations, les départs en province, les rendez-vous et les imprévus, j’allais au sport une fois sur dix. Aller nager me manque. Je dois désormais me contenter de sport à la maison. C’est mieux que rien, bien-sûr, mais je me prive d’un sport où me décharger énergiquement de toutes mes frustrations hebdomadaires.

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Une aide ménagère

Du temps où je travaillais, je déléguais le ménage. Luxe ultime que je savourais à sa juste valeur. Bordel, qu’est-ce que ça me manque. Je ne perds pas une occasion de me l’auto-rappeler quand je récure ma baignoire tout en surveillant petite dernière ou en répondant à une question existentielle de la cadette. Faire le ménage ne m’a jamais autant fait suer. Avoir goûté une fois dans sa vie à une aide ménagère serait-il vaccinatoire? Je suggère une étude approfondie sur le sujet.

Tu l’auras remarqué, nulle trace de mon précédent emploi dans la liste de mes manques. Ce n’est pas un oubli, oh non. Car c’est simple: de mon vrai quotidien professionnel, absolument rien ne me manque. On m’avait suggéré de faire le deuil de mon métier avant de me reconvertir. Il semble que le deuil soit déjà fait, qu’il se soit auto-accompli, en quelque sorte. Cette évidence transpire par tous mes pores. Je suis prête. Prête pour l’après.

Et toi, qu’est-ce qui t’a le plus manqué les fois où tu as arrêté de travailler?

ma vie de maman (9)


33 réflexions sur “Un an de congé parental: tout ce qui me manque depuis que je ne travaille plus

  1. J’ai envie de faire un commentaire long comme le bras ( après je me mets au boulot, promis !)
    on va se la jouer point par point : les bons collègues pour commencer. tu penses que ça n’arrivera plus ? alors ça n’arrivera plus. ça parait simpliste hein ? Je suis en ce moment, en train de découvrir et de creuser au sujet de l’énergie. non ne flippe pas, je ne suis pas entrain d’adhérer à une secte ou un truc de ce genre. mais j’ouvre les perspectives, je garde les pied dans le rationnel, en ouvrant la voie à l’intuition et donc, à l’énergie. on dégage tous une certaine énergie. et on attire ce qu’on envoie. tu croiseras de bonnes personnes, j’en suis sure, parce que tu envoies de l’énergie positive. ok c’est perché, mais après tout, ça se tente, non ?
    point n°2 : se pomponner. oui je compatis, j’ai fait la même erreur en congés parental. et même encore maintenant, quand je bosse de la maison et que je ne mets pas le nez dehors. si ça te fait plaisir, mets des bijoux et du parfum. prends ce temps pour toi ! bon pour t’avoir vue, je dirai que tu rayonnes déjà bien assez comme ça 🙂 et si tu mets des crocs, méfie toi, c’est un truc à se faire bannir de la communauté de frau pruno, je t’aurais prévenue !
    pour le salaire, je compatis. est ce que ces petits achats à l’improviste te manques ? qu’est ce qu’ils t’apportaient à l’époque, que tu n’as plus aujourd’hui ? comment tu pourrais récupérer un peu de cash en restant dans la légalité ? (haha) ( je pense à vinted par exemple, pas au recel de smartphones !!)
    pur la pause sans enfants, je pense en effet qu’elle est plus ou moins vitale… tu n’as aucun moyen de t’échapper de temps en temps, en les laissant à un adulte responsable, un chien, un cochon d’inde un peu malin ????
    idem pour sport… je te trouve courageuse déjà de réussir à en faire à la maison !
    quand au ménage… comment tu dire que tu prêches une convaincue !! a partir du moment ou nous avons une maison et des enfants, et 2 salaires, nous avons pris les services de quelqu’un 3 heures par semaine. ça sauvait nos week end. depuis mon changement de vie pro nous avons arrêté pour faire des économies, et je peux te dire que pourvoir réemployer une personne à nouveau fait parti de mes motivations ! j’en peux plus de démarrer le ménage à 17h le vendredi, et de finir le samedi matin. on s’y colle ensemble mon mari et moi, mais franchement, ça nous prend un temps précieux. je bénie les personnes qui font ce job, elles sont plus qu’utiles, et rarement estimées à leur juste valeur ! la prochaine que j’aurais, je la bichonnerai !
    voilà, allez je retourne bosser, au fait, il est ou mon carambar ???

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    1. Je me suis dit: bon allez, je réponds à 4/5 comms avant d’aller réveiller ma puce mais avec toi je suis plombée dès le départ 😀
      Pour le 1) Je te dirais que tu as raison. Tu sais qu’avant la claque dans la tronche de l’année dernière, je commençais à me rapprocher de certaines collègues qui m’avaient même dit que je leur donnais envie de rester manger le midi (c’était un no man’s land, sinon)? Donc, oui, quand on rigole, quand on discute, quand on sourit, on attire à soi des gens identiques. Après faut sortir les rames avec certains, et si t’as un ou 2 éléments totalement plombants tu peux faire tout ce que tu veux: c’est MORT.
      Pour le 2: Grâce à toi, j’ai mis des boucles d’oreilles ce matin. Résistance.
      Pour le 3: J’ai vendu quelques trucs mais on met tout « de côté » pour les projets plus ou moins importants (vacances, travaux…)
      Pour le 4: à part quand mes parents viennent, zéro solution. Pas les moyens de payer une babysitter et de toute façon, si je devais donner des sous à quelqu’un ce serait en priorité à une femme de ménage.
      Ce qui m’amène tout naturellement à ton dernier point, que j’aurais pu écrire MOT pour MOT. Je déifie ma femme de ménage. Je la respecte et je l’admire. On devrait davantage rendre hommage à ces femmes (et ces quelques hommes) qui facilitent notre vie de manière incroyable. Tout comme toi, l’aide ménagère fait partie des motivations premières pour rebosser.
      PS: Quel carambar?

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    2. J’ai peut-être la solution pour ne pas se faire excommunier par Frau Pruno… Mets des Birkenstocks à la place des crocs (tu peux tenter le combi Birks-chaussettes, ça devient branché underground berlinois bobo)…

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      1. Je m’adapte à la culture locale ! Non, ne pars pas ! Seulement chez moi, pour descendre à la cave ! Pas dehors ! Dehors, je ne mets des birks qu’en été, sans chaussettes !

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      2. Je peux avoir un look assez improbable… Mon mari me dit de faire vite pour ne croiser aucun voisin. Le pire c’est quand je suis accompagnée des enfants qui en général sont déguisés et/ou ont choisi eux-mêmes leurs vêtements car c’est le week-end… Motifs et couleurs à volonté !

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    1. Bien sûr que t’as le droit! J’ai pas classé mes arguments mais ma tête de liste à moi c’est le salaire pour aboutir tout naturellement à l’aide ménagère 😀 Je serais curieuse de lire ton article du coup!

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    2. Je me retrouve à 1000% …bon sauf que moi je n’arrive pas à décider dans quelle reconversion pro me lancer et ça me prend la tête !! Et en plus nous on a une maison en travaux donc le ménage , la lutte contre la poussière :Au secours !!!!!
      Mon mari a , en plus , changer de travail …devenu chargé d’affaire du coup il rentre plus tard et j’ai encore moins de temps pour moi ….mais c’est quand même le bonheur de s’occuper de ses enfants ..avec un peu plus de vie sociale ce serait bien quand même .. Mais on dirait qu’en France tu es plus aidé si tu veux reprendre le boulot que d’élever tes enfants …du coup obligé de tout compter 😦 .
      Merci pour ta description de ce quotidien qui est également le mien !!
      Audrey.

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      1. Merci d’avoir laissé une trace de ton passage Audrey! Contente que tu t’y retrouves! Et oui, l’indemnisation du congé parental est quand même ridiculement basse, alors qu’on occupe un emploi (celui de l’assistante maternelle qui du coup, n’a pas notre enfant en garde). Quand tu penses qu’en Allemagne la première année est indemnisée à 70% du salaire…Force et courage pour le ménage!

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    1. J’adorerais, mais tu es sur liste d’attente:
      1) Je dois partir avec ma meilleure amie pour nos 35 ans (ouais, on n’attend pas la dizaine)
      2) Je dois partir avec mes anciennes collègues en Guadeloupe pour visiter une expatriée
      3) Pour tout ça, je dois mettre de l’argent de côté. Et autant te dire que mon épargne ressemble à la noisette que l’écureuil de l’âge de glace essaie vainement de protéger.
      4) Je garde ta proposition très au chaud. Merci!!

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  2. Oh oui, pouvoir se poser ou faire une activité, sans que personne soit susceptible de te déranger. Ça, c’est vraiment du luxe en fait !
    Parce que les siestes, c’est bien, mais tu n’es jamais à l’abri qu’elles soient écoutées.
    Et puis l’ambiance sympa entre collègues. C’est vraiment très chouette, mais finalement, ce n’est pas forcément si fréquent quand on travaille.

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    1. Mais oui, le luxe c’est de ne pas être interrompue, et aussi de ne pas boucler de ceinture pendant 24 heures, je crois 😀
      Les siestes, elles me servent à réviser. C’est ma fenêtre de tir (et j’ai de la chance, ma puce dort très bien).
      Et oui, côté collègues, la réalité m’est revenue en pleine face, c’est très difficile quand c’est dans ce sens-là…

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  3. J’avoue que le côté indépendance financière serait celui qui serait le plus difficile pour moi étant donné que je vois ma mère être prisonnière de mon père à cause de ça. Mais bon c’est leur fonctionnement de couple des années 50.

    Par contre, moi non plus mon boulot ne me manquerait pas, et pas du tout mes collègues. C’est (malheureusement) de plus en plus courant que je me dis en parcourant les blogs.

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    1. Je t’avoue que ça commence à me peser. J’ai gagné en qualité de vie avec ce congé mais j’y ai aussi perdu, notamment dans des tâches que j’avais déléguées auparavant. Je sais que c’est provisoire, je relativise.

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  4. On en parlait hier justement, lol.
    Donc tu sais que je suis totalement d’accord avec toi. Le truc qui manque par contre, même en ayant repris le boulot, c’est toujours un moment sans enfants mais avec l’homme quand même . Mais ça va venir !

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    1. Mais oui, et comme d’hab, deux de tension, je me suis fait la réflexion une heure après avoir fermé la porte! Et totalement d’accord avec toi: le couple est toujours le grand oublié dans l’histoire, et contrairement à ce que j’aurais pu penser, on est loin d’être plus dispo pour lui quand on ne bosse pas…

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    1. Ton boulot te manquait? Magnifique!! Je trouve que c’est un super test du coup! Moi on m’a fait flipper avec cette histoire de deuil, j’en parlais avec ma mère en mode métaphysique et elle me coupe: « Il te manque ton métier? ». « Bah, nan. » « Bah voilà ». « Ah ouais ».
      Et hop, un problème en moins dans ma life, en 30 secondes top chrono! 😀

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  5. Quand j’ait fait ma pause, mon fils était déjà à la maternelle….donc j’avais du temps mais bon entre 8.45 et 15.00, ça file vite. Ce qui m’ le plus manqué : un salaire. Je pensais tout le temps à ça et ça m’angoissait. Et puis oui mes chères collègues qui sont restées des amie.

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    1. Ah ça j’aurais bien aimé tiens, un congé parental sans gosse à garder 😀
      Je te comprends pour le salaire, moi aussi ça a tendance à m’angoisser, je n’ai plus vraiment de vision globale de nos finances, je ne sais jamais vraiment où on en est vu que je n’y contribue quasiment plus…

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  6. Bouhhh, qu’est ce qui me manque le plus de mon ancien job ? La question serait plutôt « est-ce que quoi que ce soit me manque de mon ancien job ? » 🙂 En fait rien. Sauf le fric évidemment, j’ai pas gagné au loto entre temps, mais même ça, j’ai préféré adapter nos habitudes plutôt que reprendre un job identique à l’ancien.
    Il y a eu des moments pas faciles évidemment, mais je peux aujourd’hui dire que j’ai fait le bon choix. Je suis à mon compte, je bosse avec des gens super, et comme mes besoins ont quand même largement diminué, je ne recherche pas à tout prix le contrat pour le contrat. Ce qui me laisse le temps de gérer mes 4 nains (le 4e commence la crèche la semaine prochaine, libération ultime une journée par semaine !).
    Bon, rendez-vous dans un an pour voir si la satisfaction est toujours là (et bravo pour ta 16e une 😉 )

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    1. Pour l’argent on s’adapte, c’est certain, mais tu l’auras remarqué, ça génère chez moi une certaine frustration. Je pensais m’en foutre totalement mais j’y pense de plus en plus souvent.
      Magnifique cette journée à la crèche! Ici c’est journée complète ou rien et financièrement on ne peut pas se le permettre. Et puis encore faudrait-il qu’ils m’appellent (je suis sur liste d’attente depuis euh…18 mois?)!
      On fait le point dans un an! J’espère que je serai très loin de toutes ces considérations 😉

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  7. Je ne suis plus en congé parental mais les bons collègues me manquent toujours… ceux de mon dernier poste à Paris il y a dix ans. Une ambiance super, beaucoup de solidarité et d’entraide, la joie de les voir le matin, les bons délires, etc. Là où je suis depuis dix ans, ils ne m’ont pas manqué. Pour te dire, pour ma benjamine, j’ai été arrêtée au début du cinquième mois et ai enchaîné ensuite sur une année de congé parental… mon téléphone n’a pas beaucoup sonné ! Bref…
    Pour le salaire, comme tu l’as lu dans mon article, mon congé parental était bien indemnisé, d’autant plus que j’avais la prime aux trois gamins de moins de six ans. ;-). Cette année, je suis à 30% et je gagne clairement moins que le congé parental et c’est vrai que c’est frustrant de regarder le prix de tout, de renoncer à des week-ends sympas parce qu’il faut faire attention.
    L’aide ménagère, on en parle avec mon homme depuis quelques années mais ça le stress que quelqu’un d’inconnu vienne chez nous et potentiellement fouille dans nos affaires. En plus, ses parents ont fait une mauvaise expérience il y a vingt ans… Donc, une raison absolue et objective de ne jamais en avoir ! 😉
    Quant au sport et au maquillage, les deux sont tellement rares pour moi… Il faudrait déjà que je commence pour pouvoir arrêter et que ça me manque.
    Les pauses sans enfants, c’est vraiment ce qui m’a manqué pendant mes congés parentaux. Pouvoir juste aller faire des courses sans poussette. Aller quelque part spontanément sans prendre le sac à dos avec des couches et tout le matériel pour un bébé, ne pas galérer dans le bus et le métro avec la poussette, etc. Boire un café chaud, aller seule aux toilettes, avoir une conversation d’adultes sans être interrompue, etc.

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    1. Euh, oui, pareil, hein, absolument zéro manque des derniers en date, c’est pourquoi j’ai précisé « bons » dans le titre 😉
      C’est super que tu aies pu profiter de cette bonne indemnisation, dommage qu’elle ne dure qu’un an, tu as du sentir la différence avec cette année.
      Pour l’aide ménagère il me semble que c’était une raison que m’invoquait ma mère, c’est drôle mais moi je fais confiance par principe. J’ai peut-être tort. En tout cas la nôtre était une perle, qui nous a rendu de nombreux services (quand j’avais oublié mes clés, quand personne ne pouvait garder notre bébé en urgence…). J’espère qu’on peut se fier au feeling dans ces cas-là!
      Les pauses sans enfants, ayant la famille qui habite loin, j’y suis habituée, mais c’est vrai que c’est exacerbé depuis que j’ai la dernière en garde toute la journée, tous les jours. J’ai les mêmes envies profondes que toi!

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  8. Cet article m’a rassurée, oui es choses futiles (que dis-je, VITALES) associées au travail te manquent, ouf tu n’es pas une extraterrestre ! J’espère pour toi que tous ces à-côtés reviendront vite (surtout les pauses sans enfant), car on les apprécie divinement (bon, moi, je ne sais pas ce que ça fait d’avoir une femme de ménage, mais j’avoue que j’en rêve souvent !).

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    1. Ah mais je n’ai jamais prétendu l’être, mais je sens que le concours me fait rentrer dans une autre phase, je me projette, et puis petite dernière grandit, elle s’éloigne du bébé et de la dépendance qu’elle avait vis à vis de moi…notre relation évolue…bref toutes ces raisons font que je pense à la reprise, mais évidemment, pas n’importe laquelle! Pour la femme de ménage, je te comprends, même une fois de temps en temps c’est le nirvana!

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  9. Tant de choses m’ont manqué ! Tout comme toi, pas le travail en lui-même, ni mes dernières collègues (une troupe de morues, ne leur déplaise)…
    Mais le sentiment merveilleux que l’on a seule, devant une tasse de café fumante, le plaisir de faire du sport, de parler à des adultes. La liberté d’exister pour soi, d’exister pour les autres, de ne pas juste être une ombre, en somme.
    J’ai adoré passer ces moments avec mes enfants, je ne les échangerait pour rien au monde, mais dieu merci ils n’ont duré qu’un temps.
    J’espère en tous cas que ta reconversion est en bonne voie, je croise les doigts pour toi !
    Bises

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    1. Ahah, j’adore le terme morue, il est tellement parlant! On a les mêmes ressentis! Au début de mon congé je l’aurais bien fait durer éternellement mais les contraintes financières, et le fait de se projeter dans un nouveau métier me donnent tout de même envie de reprendre! Merci pour tes bons voeux 😉

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