Activités extrascolaires: faut-il obliger son enfant à finir l’année?

Si je soulève la question, tu t’en doutes, c’est que cet affreux dilemme s’est posé à nous. En effet, c’est désormais clair, limpide et éclatant: notre aînée déteste l’athlétisme. Au point d’en faire des crises les samedis, dès le lever, quand il faut se mettre en tenue. Faut-il céder à ses hurlements agonisants? Faut-il tenir le cap? Amorce de réponse dans cet article sans concession.

Tous les week-end, dorénavant, nous savons que nous nous lèverons au son des geignements de notre grande fille, geignements qui se transformeront lentement mais sûrement en plaintes, puis en rugissements à faire débarquer l’ASE à la maison dans l’heure. Car notre aînée ne veut plus aller à ses cours d’athlétisme.

Franchement? Je la comprends, je la comprends tellement. Et comment ne pas la comprendre? Alors qu’elle pourrait commencer son week-end tranquillement, en douceur, dans le moelleux de son lit ou la couverture du canapé, elle doit être à dix heures tapantes sur la piste du stade, qu’il fasse 0,5 ou 17 degrés, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, pour entamer le coeur guilleret trois tours de stade (cinq si elle a le malheur de s’arrêter), le tout sous les récriminations rauques d’entraîneurs modèles de douceur et de psychologie infantile, pendant deux très longues heures, avec, cerise sur le gâteau, la présence inopportune de sa pire ennemie qui passe ses temps de pause à se foutre de sa gueule si elle rate un lancer. Ouais, on pouvait pas savoir que cette peste ferait de l’athlé, bordel.

Voilà le tableau.

Et la question qui tue. Cette enfant étant visiblement en grande souffrance, en témoignent ses regards suppliants, ses roulades sur le tapis de sa chambre et ses refus obstinés de revêtir tout ce qui ressemble de près ou de loin à une tenue de sport quand vient l’heure fatidique, devons-nous plier et lui permettre d’arrêter cette gratifiante activité? (J’aurais très bien pu te parler aussi musique ou arts plastiques, mais nous resterons sur l’exemple sportif).

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Nous sommes des brutes épaisses et sans coeur, car nous avons décidé que non. Et je vais t’expliquer pourquoi nous soumettons notre fille à cette torture.

Elle s’est engagée

Même si elle aime nous faire croire que nous l’avons forcée à épouser la carrière de Stéphane Diagana, la vérité penche plutôt du côté de:

Tu es SÛRE ma chérie, c’est bon, ça t’a plu, on peut t’inscrire?

– Oui, oui, maman!

Nan, mais sûre de sûre de sûre de sûre, hein? C’est jusqu’en juin, le truc. Papa et moi on va payer, ça coûte de l’argent, si tu y vas c’est jusqu’au bout hein?

– Oui, oui, maman, c’était bien, tu peux m’inscrire!

Franchement, elle a été prévenue en des termes très clairs. Quoiqu’il advienne, elle devait continuer ce sport jusqu’à la fin de l’année, c’était un engagement. Hyper solennel comme mot d’ailleurs, engagement, on aime le lui ressortir dans les moments tendus, ça fait sérieux, presque mystique, ça met une pression de dingue, comme ça, gratuitement. C’est que merde, on a payé, nous!

Le sport, c’est tout plein de valeurs

Faut aussi comprendre que quand tu fais un sport, et de surcroît un sport de compétition, t’apprends tout plein de trucs qui te serviront dans la vie, comme tenir un engagement bien entendu, mais aussi te surpasser, prendre soin de son corps, avoir l’esprit d’équipe, apprendre la persévérance, savoir que dans la vie y’a plein de fois où t’auras pas envie d’y aller eh ben faudra y aller quand-même, que la vie c’est pas à la carte ma p’tite dame, que pierre qui roule n’amasse pas mousse, et que quand il pleut à la Saint Barnabé, il y a de l’avoine partout où on a semé.

Je suis passée par là

Mon mari, non, il n’a jamais eu la malchance de faire du sport en club, mais de mon côté j’ai hélas essayé tout un panel de sport que j’ai détestés plus ou moins rapidement et plus ou moins intensément. Je me souviens être allée à la gym comme à l’échafaud. J’ai toujours terminé mes années. Ca m’a fait grave suer. Mais ça m’a servi. À savoir ce que je ne voulais absolument plus faire. Plus JAMAIS, comme me péter les mains sur des barres asymétriques (bien trop asymétriques d’ailleurs, on se demande qui a inventé une telle construction, où quand tu te tiens par la barre d’en haut tu peux même pas poser tes orteils sur la barre du bas, à moins d’être plié(e) en angle droit, par le dos, et à l’envers). À savoir quels types de sport ne me convenaient pas (collectifs, de compétition, individuels…en fait, aucun ne m’allait). Bref, à me définir par défaut et par négation. C’est mieux que de ne pas se définir du tout, tu me diras.

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Au collège et au lycée, y’aura pas le choix

Argument choc et logique s’il en est: si tu continues à faire de l’athlé aujourd’hui, c’est parce que tu devras en faire demain. Grâce à nous, et un peu à toi, tu auras été un peu dégrossie. Et puis tu sais, au collège t’auras des cycles athlé, des cycles agrès (Dieu Tout Puissant, ayez pitié de nous), des cycles badminton, et tu crois que t’auras le choix? Bah nan, à huit heures, tu devras y aller, que tu aies envie ou non, que tu aies bien dormi  ou non, le sport c’est sérieux, et ben voilà, c’est pareil, oui, même le week-end c’est sérieux.

Engagement mais pas intransigeance

Attention, hein, on n’est pas des parents fous-furieux. On modèle l’obligation. Notamment en fonction de la météo. Après avoir récupéré notre descendance dans un état de congélation avancée à plusieurs reprises, nous avons décidé, pour son bien-être physique et notre santé mentale, qu’elle n’irait plus les jours où il pleut. Parce que je ne l’imposerais pas à mon pire ennemi. Parce que faut pas déconner non plus. Parce qu’il manquerait plus que je finisse chez le médecin alors que je dois traîner sur Hellocoton. Parce qu’en plus ça m’oblige à prendre la voiture pour aller la chercher et que c’est pas bon pour la planète.

Restons vigilants

On badine, on se boyaute, on glousse, mais là je vais taper dans le sérieux: on reste vigilant. Parce que je sais que derrière un refus d’aller à une activité extrascolaire, peut se cacher quelque chose de bien plus grave: du harcèlement, des abus. Alors on observe son enfant, on le questionne, et s’il commence à angoisser plusieurs jours avant l’activité et non plus cinq minutes avant d’y aller, c’est qu’il n’est peut-être pas atteint d’un défaut d’engagement aigu, mais qu’il faut pousser plus avant les investigations. Comme dit le célèbre dicton, ça n’arrive pas qu’aux autres.

Tu l’auras remarqué, mes implacables arguments, rivalisant de profondeur, de logique et d’intime conviction, vont très difficilement me faire tenir jusqu’à juin. J’ai déjà failli craquer trois fois. Pour tenir jusqu’au bout du bout, il ne me manque plus qu’à aller brûler des cierges pour qu’il pleuve tous les samedis entre 9h54 et 12h06, au minimum jusqu’en mai.

Et toi, pour ou contre forcer ton môme à finir une activité qu’il n’aime pas?

ma vie de maman (4)


52 réflexions sur “Activités extrascolaires: faut-il obliger son enfant à finir l’année?

  1. Pour les mêmes arguments que toi, notamment sur l’engagement, je suis pour aller jusqu’au bout.
    Et puis, quelques fois leur refus s’exprime car ils ont la flemme ou qu’ils préfèrent faire autre chose.
    D’un point de vue général, quand ils ne sont pas dans une Souffrance extrême à leurs activités, ça leur fait du bien aussi qu’on les incite, car le déclic peut venir plus tard ?

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    1. C’est vrai que les arguments qu’elles m’opposent sentent parfois la flemme, je ne l’en blâme pas d’ailleurs. Je ne sens pas de souffrance extrême, et je me dis surtout qu’avec les beaux jours le ressenti global devrait s’améliorer 🤞🏻

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  2. Pauvre F. Vous êtes de vilains parents… Je plaisante. On a vécu (presque) la même chose avec Hortense. L’an dernier, au moment de reprendre la danse tahitienne (pour laquelle elle n’était pas franchement douée et ne montrait déjà pas bcp d’intérêt), je lui ai clairement demandé si elle était sûre d’elle, si elle était prête à s’engager et finir l’année. Sa réponse étant oui, elle a dû, passés les 3 premiers mois, se faire violence pour y aller et finir l’année. Avec Gilles, on est d’accord avec la notion d’engagement, on termine ce qu’on a commencé. Vous avez raison d’insister (surtout vu les raisons qui vous ont amenés à choisir l’athlé). Essayer de régler le pb de la « pire ennemie » pourrait redonner du souffle à ce challenge. Y’a pas moyen de lui régler son compte à cette morveuse? Euhhh de voir avec le coach s’il peut apaiser les relations ? 😁

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    1. Oui, c’est vrai qu’elle en a besoin et c’est pas aussi pour ça qu’on insiste, même si je pourrais « simplement » reprendre la kiné.
      Et tout comme pour toi je sens qu’il n’y a ni l’intérêt, ni un don particulier (même si mon but n’a jamais été d’en faire une championne). Quant à la morveuse, on lui a déjà réglé son compte à l’école, on attend de voir si les remontrances des maîtresses auront un effet à l’extérieur! Sinon on passe à la phase 2 de l’attaque 😄

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      1. Elle fait déjà de la danse classique pour le maintien, la posture et la souplesse, le yoga ça ferait redite je trouve. Quant à la zumba, mes plus plates excuses aux pratiquantes qui passeront par ici, mais pour moi « on brasse du vent ». Attention je ne veux pas dire que ce n’est pas du sport, mais pour moi il n’y a qu’un nombre limité de sports qui musclent vraiment de manière complète et rapide, sans devoir faire de la muscu à côté (athlé, gym, natation, en gros). J’ai fait 8 ans de danse, j’ai brassé du vent, mais je ne me suis jamais musclée plus que ça.
        A la base on cherchait une alternative ludique (tousse) à la kiné, car elle risque d’en manger pendant de nombreuses années…

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  3. Jésus Marie Joseph, de l’athlétisme… Le truc où tu tousses en crachant tes poumons en feu, c’est bien ça ? Le truc qui m’a fait détester le sport de 10 à 41 ans ?
    Moi, perso, j’oblige à finir l’année. Sauf pour l’athlétisme. En même temps, jamais l’idée saugrenue d’inscrire qui que ce soit à l’athlétisme ne m’aurait traversé l’esprit.
    Un élément de discernement important est : dans quel était la récupérez-vous à la fin de la séance ? soulagée ? dégoûtée ? satisfaite ? heureuse et blindée d’endorphines ?

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    1. Je ne te comprends pas Marie. J’adore l’athlétisme. C’est un sport somptueux. J’adore regarder les championnats bien confortablement installée dans mon canapé. C’est un délice. En fait on avait besoin d’un sport complet qui la muscle rapidement, natation elle n’était pas prête, gym, laisse tomber, je la vois aussi bien sur des agrès que chevauchant un rhinocéros, le stade est à deux pas de la maison, bref, troupicnicdouille et hop ce fut l’athlétisme!
      Elle revient une fois en faisant la gueule, une fois totalement indifférente. Ça alterne.

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  4. Pareil ici avec le bonhomme. On l’a inscrit au tennis l’année dernière pour un semestre. Quand il a terminé le 1er semestre, on lui a demandé s’il voulait continuer, il a dit oui et vers Pâques, monsieur ne voulait plus y aller. Je l’ai obligé à terminer l’année (perso, je sais qu’il ne se passait rien car j’assistais aux cours)…Quelque part, cela dit, j’avais hâte qu’il arrête aussi. On l’avait inscrit en néerlandais dans la mesure où comme il est en immersion (moitié des cours en français, moitié en néerlandais), et qu’il n’a, pour le moment, aucune affinité avec la langue de Van Gogh, son école nous a dit que ce serait bien de l’inscrire à une activité extrascolaire dans cette langue. Malheureusement, la prof de tennis lui traduisait tout et je trouvais l’équipe assez froide. Je pense que si on ne le mettait pas de côté comme dans une autre activité qu’il avait déjà faite quand il était plus petit, c’est parce que son père et/ou moi restions regarder les entraînements.
    Maintenant, il fait de la natation et commence déjà à en avoir marre. Mon fils est bricoleur, artiste, pas sportif mais apprendre à nager, c’est trop important, alors on l’oblige. Enfin, là, il est en pause car il fait glacial et j’arrête parce que je vais te raconter ma vie haha.
    Par contre, je me pose la même question que petitsruisseauxgrandesrivieres: comment la récupérez vous?

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    1. Je trouve ça top d’inscrire par semestre. Une année à cet âge c’est trop long pour s’engager. Ça peut plaire au début, et puis on se lasse, ou on découvre des aspects qu’on n’avait pas soupçonnés…
      Je reconnais totalement ma fille dans ta description: elle est très dessin, peinture, travaux manuels, elle aime créer, raconter et écrire, mais alors le sport, je sens que ce sera jamais une grande passion…mais je vois le côté santé dans tout ça, moi! On fait comme vous, parfois on reste aux entraînements pour montrer notre propre engagement aussi, encourager…mais ça ne suffit pas. On la récupère: elle fait la gueule ou alors elle est indifférente.

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  5. Alors déjà merci de parler de l’ASE et pas de la DDASS qui n’existe plus depuis 30 ans !
    Et sinon, moi, je suis pour pourquoi pas insister un peu, mais j’estime si 3 ou 4 fois de suite elle ne veut vraiment pas y aller, je laisse tomber. Pour moi, ça doit rester du plaisir. Si c’est pour la dégoûter du sport, c’est pas la peine.
    De mémoire, on ne m’a jamais forcé à terminer une année de sport, mais je crois que je les ai toute terminées quand même 🙂

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    1. Mais de rien, l’ASE était malheureusement un interlocuteur récurrent dans mon (ancien) métier…
      Je ne me ferme pas à laisser tomber. C’est mon mari qui insiste à donf. Je suis partagée entre l’engagement et le fait que ça doit rester un plaisir. Difficile de trancher.

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  6. Mon fils me fait le coup chaque année avec le hockey. Pendant la saison, il chouine avant d’y aller , se traine et dit à qui veut l’entendre que c’est la der des der….Et chaque année au moment des inscriptions après un interrogatoire serré, il veut y retourner…. bonjour la psy.
    MAIS il est généralement content après l’entrainement et le match : c’est un signe.
    Il progresse et les encouragements du coach lui donnent la pèche : un autre signe
    Et comme toi, je module en fonction de son niveau de fatigue et de la météo – je ne suis pas non plus aussi rigide qu’une entraineuse de natation est-allemande (pour celles qui ont connu le concept).

    Donc si elle revient aussi dégoutée qu’elle est partie : feu orange
    Si le coach ne voit aucun progrès/potentiel : feu rouge et dans le cas contraire un petit mot sympa pourrait la rebooster ?
    Je fais ma Françoise Dolto du sport mais comme toi je rame au fil des humeurs et de mon degré d’empathie…

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    1. C’est fou ça, cette espèce de masochisme, comme moi qui ai fait 2 ans, je dis bien 2 ans de gym alors que je haïssais ce sport. L’attitude des entraîneurs est très importante aussi: ici ils ne reprennent pas suffisamment les écarts de comportement, et n’ont ps l’air particulièrement encourageants. Et tout comme toi il y a aussi des joker fatigue à la maison. Bref on module, mais ça manque de vision globale tout ça 😄

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  7. Moi je dirais que tout dépend de l’âge. Je me dit qu’avant 6 ou 7 ans (choix d’âge tout à fait arbitraire :-P) la notion d’engagement est surement très floue pour un enfant. Donc je trouverai ça un peu cruel de lui balancer son engagement qu’il a surement et sincèrement oublié. Après il faut voir effectivement et comme le disait PRGR si finalement, une fois sur place, il s’amuse et revient content ? Je pense que c’est ça qui déterminerait mon choix de le laisser ou pas. Sachant que c’est un principe sur lequel je reviendrai surement une fois que j’y serai réellement confrontée. Car oui, je donne un avis sans connaitre, c’est cadeau, c’est gratuit :-p

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    1. Alors elle fait semblant de l’avoir oublié mais je sais qu’il est bien présent cet engagement 😄
      Mais tu as raison c’est très abstrait, elle a du mal à voir les raisons à long terme…
      Elle ne revient pas en sautant de joie mais jamais totalement dégoûtée non plus…davantage résignée je dirais. La pauvre.

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  8. Je ne suis pas objective, je déteste l’athlé… Du coup, je ne pourrai forcer personne à faire ce sport, il faudrait d’ailleurs plutôt me forcer à y inscrire Tess un jour ^^
    Mais je comprends bien ton point de vue. On m’a toujours forcé à finir mes années de danse. Et tous les ans, je me suis réinscrite de moi-même… Même si tous les ans, jusqu’au début de l’adolescence, j’avais du mal à finir l’année! Je pense que c’est important de maintenir notre engagement, apprendre qu’il y a des règles, s’épanouir dans un autre cercle. Je suis contente qu’on m’ait obligé à finir ce que j’avais choisi de commencer.
    Mais aujourd’hui, je ne sais pas du tout comment je réagirais si c’était Tess à ma place. Une partie de moi, pour tout ce que tu écris et mon vécu voudrait qu’elle poursuive et l’autre voudrait que ça reste un plaisir, un loisir et me ferait douter… Je crois que seule une discussion avec papa pourra me faire décider si cette situation se présentait.

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    1. Dans ma famille l’athlétisme était très présent: ma sœur en a fait, mon frère aussi pendant plusieurs années et ça a été pour lui une meilleure expérience que le foot. On allait voir des meetings ensemble, on ne manquait aucun championnat à la télé. Je trouve que c’est un sport magnifique et complet. Donc j’étais plutôt enthousiaste. Mais plus que ma fille apparemment 😁
      En te lisant je me dis que les coups de mou sont un passage obligé et même sûrement sain, et qu’en tant que parent on doit pouvoir « porter » l’engagement dans ces moments. Ici mon mari est plus intransigeant que moi, car je suis partagée tout comme toi entre deux points de vue. Le point de non retour serait qu’elle en souffre vraiment et angoisse à cause de ça!

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  9. C’est vrai que c’est compliqué…J’ai eu le cas l’an dernier avec la 1ere année de danse de ma fille, en intérieur, et à 5 ans, donc avec une perspective un peu différente : certes, elle râlait juste avant d’y aller, mais pas trop après, donc j’ai vite compris que la danse ne l’emballait pas plus que ça, mais que c’était surtout l’horaire – samedi 9h – qui posait problème. On a donc forcé un peu jusqu’à la fin d’année (avec quelques absences les week ends où on voulait partir), on a subi avec courage l’interminable spectacle de fin d’année, et puis, on ne l’a pas réinscrite. Cette année nous avons changé d’activité/horaire et l’escalade le mercredi après midi, ça passe BEAUCOUP mieux. Mais je vois ce que tu veux dire – il y a un engagement qu’il est important de tenir ; mais si les circonstances sont vraiment trop dures, on peut être plus flexibles ou envisager des alternatives pour essayer de ménager la chèvre et le chou, sans être insensible et obtus!

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    1. Notre fille fait de la danse le mercredi aprèm, et tu as raison, le jour et l’heure lui sont plus adaptés (moins à la toute petite mais c’est une autre histoire). Et puis le samedi elle est la seule à y aller, parfois j’ai l’impression qu’elle le voit un peu comme une punition, même et surtout si elle sait que c’est très important pour sa santé. Je ne sais pas encore quelle décision on prendra au final mais pour l’instant on module au maximum!

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  10. Personnellement, je mettrais fin au supplice car je ne pense pas que ta fille ait vraiment pris conscience de l’engagement que représentait cette inscription. Elle est jeune… Déjà que les adultes manquent parfois de discernement, alors les enfants… J’en parle en connaissance de cause. Comme tu le sais, je suis en formation depuis 3 mois et voici le diagnostic : une personne a abandonné au bout de 2 mois et d’autres ne viennent plus en cours depuis un bail. Dixit : « Je m’attendais pas à ça, c’est trop dur, etc… » Bref, j’ai tendance à dire qu’on a tous droit à l’erreur, que ça arrive, c’est formateur mais à condition que cela serve de leçon. Pas question évidemment que cette situation se reproduise l’année suivante avec une autre activité.

    En attendant, bon courage à toi et surtout à ta puce !

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    1. Vraiment, je pense qu’elle en a très bien pris conscience, car elle sait qu’elle en a besoin côté santé (l’athlétisme devait lui permettre de faire une pause côté kiné, de manière plus « fun ». Mouahahaha). Les praticiens qui la suivent ne manquent jamais de le lui rappeler, elle sait qu’elle ne pourra jamais faire l’impasse sur le sport. Mais je crois qu’elle n’aime vraiment pas courir et lancer. Néanmoins je te rejoins totalement sur cette Sensation que l’effort n’est pas à la mode, y compris chez les adultes, beaucoup papillonnent et ce n’est évidemment pas ce que je souhaite pour elle. Mais tu as raison, peut-être un droit à l’erreur pour cette année…et si ça recommence l’année prochaine??? 😱😄

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  11. Je suis plutôt team « on t’a inscrite alors qu’on avait prévenu que c’était le samedi/à 9h/en extérieur/à la piscine ET pour toute l’année… donc tu y vas ». Bon, on ne va pas se mentir, on a eu du bol jusqu’à maintenant, elles n’ont jamais vraiment râlé pour aller à leurs activités. Mais attention ça pourrait nous arriver, personne n’est à l’abri.
    D’ailleurs quand on était petit, il n’y a que pour les scouts que mes parents ont fait une entorse à la règle, parce qu’effectivement mon frère était en souffrance, il y avait une ambiance pourrie, etc.
    En revanche, et avant toute prise de décision de début d’année, je ne pose pour ma part qu’une seule contrainte : pas de sport collectif. Ça peut paraître con balancé comme ça à brule pourpoint, mais en fait il y a une vraie réflexion derrière (et quand même une bonne dose d’égoïsme parental aussi j’avoue), à savoir qu’avec un sport co, difficile de se défiler, toute l’équipe compte sur toi (pour les entrainements ET pour les matchs évidemment). Et la clairement, on atteint les limites de mes capacités de mère aimante.
    Donc gym, théâtre, escalade, saut en parachute, OK. Hand, foot ou basket, NO WAY. (et je brule un cierge pour que le temps soir pourri jusqu’en mai, mais uniquement de 10 à 12 le samedi. Et courage surtout !)

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    1. Je sais quelles sont mes limites, comme celles de tes parents: pas de véritable souffrance.
      Je te rejoins pour les sports co. Je trouve qu’elle est trop jeune pour en faire. Elle n’a aucune conscience de ce qu’est l’esprit d’équipe, ce sont des sports parfaits pour l’adolescence je trouve mais tu as raison: manquerait plus qu’on lui rajoute la case : Et t’as pensé à tes coéquipiers?
      Et merci pour tes bonnes pensées, on est bien parti pour samedi prochain! 😂❄️💪🏻

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  12. je vais te donner mon avis qui n’engage que moi : perso je laisserais tomber !! déjà elle est petite donc ok l’engagement, vous aurez bien d’autres occasions de lui faire passer cette valeur importante.. oui, elle a dit ok, mais c’était en septembre, il faisait beau, 25 degres ! tout le monde peut se tromper ! tout ce que ça risque de faire c’est de la dégoûter jusqu’au bout de l’athlétisme … on parle de loisir là ! alors ok que de temps en temps tu aies du mal à aller au sport parce que tu as la flemme ok, maintenant si ça doit devenir un calvaire a chaque fois, non ! l’école ça sera différent, c’est une obligation, mais elle sera avec sa classe toussa.. c’est comme les haricots verts : pourquoi forcer les enfants alors qu’il y a pleins d’autres légumes ?? a part les dégoûter définitivement des haricots ( oui je te confirme : on m’a forcé à manger des haricots pendant mon enfance , et gros scoop : je n’aime toujours pas les haricots !!) par contre je mange des poireaux, des épinards… et je fais uniquement les sports que j’aime !!

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    1. J’étais SÛRE que tu répondrais ça 😊 en même temps, comment pourrait-il en être autrement alors que tu ne cesse de prôner la bienveillance envers soi? Quand je te lis je me dis: mais c’est bien-sûr!! Je suis totalement de ton avis. Mais mon mari est en embuscade. Je pense qu’on va attendre le printemps et s’il n’y a pas d’amélioration aux beaux jours, on laissera tomber (hein chéri, tu me lis, là? Hein? Après le printemps?)

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  13. C’est un sacré dilemme et c’est intéressant de lire tous les avis que ça suscite ! A vrai dire je n’ai pas d’avis tranché, j’imagine que c’est au cas par cas, en fonction de l’enfant et des circonstances. Ici mon grand – de 4 ans seulement – fait un petit cours de piscine (40 minutes par semaine) car il est très important pour moi qu’il apprenne dès que possible à nager… Il n’est généralement pas enthousiaste mais je lui ai expliqué que c’était important de savoir nager, qu’une fois qu’il saurait il pourrait arrêter. Et puis surtout une fois qu’il y est je le vois de loin se marrer avec ses copains et au final quand je le récupère il est tout content donc bon…

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    1. Moi aussi je me régale à lire vos commentaires qui montrent les priorités éducatives de chacun!
      Ici aussi la piscine est une obligation totale et non négociable, ma fille y est allée en pleurant certains jours mais je n’ai jamais sourcillé, pour moi c’est une question de vie ou de mort.
      Pour l’athlétisme on n’en est pas là, du coup on est en plein doute…

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  14. J’ai aimé cet article et il m’a fait rire, même si je sais que ce n’était pas le propos ! Une question tout à fait pertinente. Je crois que tout est affaire de dosage et d’évaluation du degré de souffrance, ce que tu as bien cerné. Ici aussi, on mesure l’engagement et on insiste grandement sur la notion en début d’année, donc a priori il faudra continuer et supporter d’éventuelles plaintes/hurlements hystériques même si l’attrait de l’activité s’éteint brusquement. Mais bien sûr, si trop de souffrances, de moqueries etc., ont peut s’octroyer le droit de dire stop pour une fois : on ne va pas laisser l’enfant mal juste pour le plaisir de lui apprendre la vie. Savez-vous toutefois ce qui a changé dans son appréciation ? Est-ce le temps maussade ? La mauvaise compagnie de la « morveuse » ? Ou tout simplement la compréhension soudaine que sport = endurance = efforts constants = fatigue ? Peut-être aussi que le jour où se déroule son activité n’est pas le plus adapté. Franchement, comme je la comprends moi aussi ! Savoir tout le monde est bien au chaud, tous ensemble, à la maison : comment décemment se motiver pour faire un pU#!#! de tour de stade dans ces conditions ?!

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    1. Le but était aussi de faire rire je te rassure 😁
      Je crois que tu as tout à fait cerné l’ensemble des circonstances qui ont fait qu’elle a été peu à peu dégoûtée…on va éliminer certains paradigmes (morveuse et mauvais temps) et si au printemps ça ne va toujours pas…
      On assiste à certains entraînements (début ou fin), je crois qu’il faudrait le faire plus systématiquement!

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  15. La notion d’engagement pour un enfant ne porte pas sur une telle durée. Il ne peut pas se projeter à l’échelle d’une année scolaire.
    Je comprends ton dilemme, ce que sous-entend l’idée d’arrêter en cours de route mais j’ai envie de dire : ne te trompe pas de combat il y a un temps pour tout. Ta fille ne deviendra pas une défaitiste parce qu’elle a arrêté l’athlétisme en cours d’année. Je pense qu’arrêter peut faire ressortir les points positifs suivants :
    – le droit à l’erreur
    – la capacité à être entendue dans une souffrance qui ne me paraît pas feinte
    Et je trouve ces deux aspects très importants dans la construction d’un enfant. Bien plus importants que cet acharnement à terminer coûte que coûte ce qui a été commencé.

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    1. Je suis tout à fait de ton avis et je pense qu’en dessous d’un âge, l’inscription au semestre devrait être proposée. Et ce que tu m’écris m’apparaît limpide. Comme je le disais plus haut, on va tenter jusqu’au printemps pour voir les facteurs extérieurs peuvent jouer, et puis c’est normal d’avoir un coup de moi en hiver. Mais si ça continue je laisserai tomber. Merci pour ta contribution!

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  16. Du grand maman Lempicka! ça a l’air méchant mais en vrai non et puis on l’assume mais on n’aime pas faire ça quand même… Une vrai vie de parents quoi! Chez nous aussi la question s’est posée, pas aussi « sérieusement » car le refus d’y aller a été de courte durée et plus le résultat d’une grosse flemme générale que d’un problème plus sérieux. Néanmoins, en bonne mère torturée je m’étais déjà préparé et posé LA question: continuer ou non? Il s’y était engagé et moi aussi je crois vraiment à cet engagement car c’était la première année qu’il s’exprimait. Maintenant, comme toi j’aurai certainement pris la première occasion (qui n’aurait pas pu être la pluie car il fait sport en salle….) pour ne pas l’y emmener. Bref, pas de remède miracle.. Mais dans tous les cas on essaie de tirer du positif!

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    1. Merci pour ton retour Lucie 😀 Pas de réponse toute faite en effet! On se prend bien la tête sur ce truc, et en même temps à la moindre occasion sérieuse on lui fait rater l’entraînement! Les parents schizo 😀
      Je pense que tout parent qui a un enfant pas très fan de sport et pas trop sûr de lui est un jour confronté à la question!

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  17. Je n’ai pas trop réfléchi à la question… car nous n’avons pas encore été confrontés à ce programme. Mon grand fait de la natation (mais on fait une petite pause car il a obtenu les deux premiers diplômes allemands, ce qu’il signifie qu’il sait bien nager), du hockey et du roller. Il adore les trois et est vraiment triste s’il ne peut pas y aller. Ma moyenne fait de la natation, de la gym et de la danse classique. Là aussi, elle est ravie, surtout qu’elle est inscrite avec ses deux grandes copines de la crèche.
    J’avais trouvé un sport génial pour les deux grands, ça s’appelle Turnen mit Geräten : c’est varié, il y a des parcours à réaliser comme marcher à reculons sur une poutre puis faire des galipettes, puis courir et sauter sur le cheval d’arçon et de là sur le trampoline, etc. Les deux adoraient… mais l’activité a déménagé et le nouveau gymnase est trop loin. Ça m’a l’air plus fun que l’athlé (qui honnêtement ne m’a jamais fait rêver).
    Mais je pense aussi que s’il s’agit seulement d’un manque d’envie, j’obligerais l’enfant à quand même finir l’année. Mêmes arguments : engagement, coût financier, long processus d’entraînement avant de faire de vrais progrès.

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    1. Alors Catherine, pardonne-moi mais à la lecture de ton commentaire une évidence lumineuse se dessine: tes enfants sont des sportifs. Voilà, quoi. Ils aiment. Ca les éclate. Franchement la natation ça éclate pas grand monde à cet âge, alors si en plus ils cumulent 3 sports avec le sourire, tu es une chanceuse! Ici c’est clairement pas le domaine de prédilection de l’aînée et ça joue dans son rapport à l’activité!
      Je t’avoue que j’aime beaucoup ton dernier argument! On l’a déjà employé mais pas assez développé, on va miser là-dessus! Merci beaucoup pour ton retour 🙂

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  18. C’est marrant parce qu’avant de lire l’article et les commentaires, ma réponse était toute trouvée, bien sûr qu’on oblige à aller jusqu’au bout. Je me rappelle avoir forcé ma fille à poursuivre le violon alors que visiblement elle n’avait absolument pas l’oreille musicale, obligée une autre à poursuivre la gym pour laquelle elle n’avait plus le courage de faire des efforts. Mais à chaque fois, c’est parce que la paresse, le manque d’investissement avait biaisé la qualité de l’activité. En gros, ce n’était pas bien parce qu’elle rendait l’activité inintéressante.
    Jamais, mes enfants n’ont eu des entraîneurs tels qu’ils sont décrits, des activités qui les mettaient en grande difficulté. J’ai vu forcer mes enfants et constater que de les avoir forcés leur avait permis à passer un cap, une étape mais les entraîneurs les encourageaient, les soutenaient. Finalement dans la situation décrite, je ne suis pas sûre que ma réponse serait aussi catégorique.
    JE trouve que subir les moqueries et surtout laisser les autres se moquaient est d’une violence qui m’amènerait à reconsidérer la question. Et c’est la première fois que j’entends cela dans le domaine de l’athlétisme. Il faut dire que, selon moi, c’est le sport génial par excellence, très complet quand ils sont jeunes et très agréables pour les parents puisque l’hiver les compétitions sont en salle, et l’éte en extérieur. Ici, on voue une admiration sans borne pour ce sport qui a permis à deux de nos enfants de s’épanouir. Mais ils avaient des entraîneurs dignes de ce nom! Pour moi, le sport barbare par excellence, c’est la gymnastique. J’ai l’impression que, dès leur plus jeune âge, on habitue les filles (parce que, faut pas se mentir, il n’y a pas beaucoup de garçons, à regarder leur corps, à ne pas s’accepter telles qu’elles sont). Et puis les compétitions de gym, quel stress! J’ai l’impression qu’elle joue leur intégrité physique en permanence. Bref, si j’avais pu empêcher ma fille de commencer la gym, j’aurais adoré!

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    1. Par principe j’ai toujours réagi comme toi, mais nous n’avions eu à faire face qu’à des baisses de régime occasionnelles les autres années, comme pour tes enfants. C’est la première fois qu’on est confronté à un tel rejet. Et oui, il y a un vrai manque de vigilance des entraîneurs quant au comportement de certains qui semblent avoir oublié les valeurs du sport.
      J’aurais aimé que ce soit en salle l’hiver (quoique…il n’y aurait plus eu d’excuse!), c’est vraiment hard, 2h dans le froid…
      Quant à la gym, c’était pour moi l’horreur absolue même si ce sport m’a toujours fascinée! J’ai vu les effets collatéraux (notamment les effets sur la croissance) qu’ils pouvait avoir à travers ma meilleure amie qui a pratiqué à un haut niveau pendant des années! Une vraie quiche à côté d’elle 😂

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  19. Alors moi c’est Antoine et la boxe. Jeudi soir il commence a me dire  » je peux arrêter la boxe ? » …. Heu mais pourquoi ?? Tout simplement il s’ennuis ! Alors là je n’en revenais pas. Au final sur 1h ils font quasiment que du renforcement musculaire et très peu de boxe. Du coup je le comprend, il est déçu . Donc comme à la base je suis pour on s’engage on fini l’année, bah la ses arguments m’ont convaincue je l’avoue. Le but du sport c’est de se vider la tête pas de s’ennuyer….. Alors au final il vas ranger ses gants et ce weekend je vais l’inscrire à la salle ou je vais, vus que c’est à partir de 16 ans. Il aura plus de choix aussi niveau horaires .
    Clara elle continue le hockey avec grand plaisir !

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    1. Nooooooooooon???? Alors là vous m’en bouchez un coin! En même temps le descriptif qu’il en fait ressemble furieusement à toutes sortes de sport que j’ai pu tester. Tout pour les assouplissements et/ou la muscu, et quasi rien pour le plaisir et l’éclate…quel gâchis! Je sais bien que c’est nécessaire mais il faudrait au minimum moitié/moitié.
      J’espère qu’il s’épanouira à la salle! Et tant mieux que Clara ait trouvé son bonheur!

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