Comment j’ai fini par boycotter le débat éducatif

Depuis que j’ai ouvert mon blog et découvert en parallèle les réseaux sociaux, j’ai pris conscience d’une réalité transcendante: sur internet, tout le monde a un avis sur tout. Et surtout sur l’éducation. Aujourd’hui, je n’arrive plus à lire la moindre ligne éducative sans penser très fort: Mais est-ce qu’on va pas bientôt nous foutre la paix? MERDE! Comment en suis-je arrivée à cette conclusion épidermique des plus vulgaires?

Le trop est l’ennemi du bien

Les articles éducatifs sont partout. Tout le temps. Pas une journée ne se passe sans qu’on t’agite sous le nez la meilleure manière de…, les bienfaits de…, ou pourquoi il ne faut plus…

Cette façon de faire de l’éducation de nos enfants LA priorité de notre quotidien me sort par les orifices. Certes, c’est important. Mais j’ai d’autres sujets de préoccupations que l’élévation de ma progéniture. Si, si, Je t’assure. Je m’intéresse même à des sujets de société, à la littérature ou à la santé en général. Incroyable, non? En fait, ma vie ne tourne pas et ne doit pas tourner uniquement autour de mes enfants. Et j’en ai assez que ce bombardement d’infos éducatives me donne le sentiment désagréable d’être une mauvaise mère si je ne me préoccupe pas constamment de l’édification de mes filles.

Marre des pseudo-experts

De nos jours, n’importe qui se sent la légitimité de donner son avis et de se positionner en chantre de la bienséance éducative.

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Il y a le tout-venant, bien-sûr, mais aussi les pseudo-experts auto-déclarés, qui, après avoir lu cinq bouquins et visionné deux conférences, se sentent soudain pousser les ailes des spécialistes et se pensent dans leur bon droit pour nous abreuver de leurs précieuses conclusions. Résultats: les vrais professionnels de la science éducative (car l’éducation est une science, tu le savais? On en fait même des Master dans les universités) deviennent moins visibles et audibles que le premier arriviste venu.

Le fléau de la pensée unique

Tu le sais, depuis deux ou trois ans, tu n’as pas le droit de penser autrement que sous le paradigme de la bienveillance éducative. Tout manquement à ses lois se voit frappé du sceau des violences éducatives ordinaires (on en a même fait un sigle, tiens, les VEO, c’est te dire à quel point le concept s’est imposé dans le paysage communautaire), et ferait partie des mauvaises façons de faire dénoncées collectivement et destinées à être combattues absolument à coups de jugements lapidaires, de conseils appuyés et de démonstrations argumentées, comme s’il n’y avait qu’une seule bonne façon d’éduquer nos enfants, alors que la complexité des histoires familiales, des héritages, des psychologies individuelles, des modèles de construction font qu’il y a autant de solutions que d’individus. Et qu’au sein d’un même foyer, une façon de faire fonctionnera avec l’un ou avec l’autre rejeton de façon totalement différente.

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La sur-analyse, j’en ai ras-le-bol

On parle souvent du fait que nos parents devaient moins se prendre la tête que nous. Pour moi, c’est une certitude. Mais pas besoin de remonter aussi loin. Je suis certaine que les parents de l’an 2000, ceux d’avant l’explosion d’Internet, doivent regarder nos gesticulations éducatives avec un sourire légèrement apitoyé.

Car oui, ras-le-bol de la sur-analyse éducative. Aujourd’hui, chaque crise, chaque questionnement, chaque prise de position de notre enfant devraient être décortiqués sous le prisme de la psychologie infantile, à coups de pourquoi on en est arrivé là, qu’est-ce que mon marmot veut me faire passer comme message subliminal, comment mon enfant vit-il cette situation particulière cruciale de son développement et de comment que je dois l’accompagner au mieux dans cette phase fondamentale de sa vie (tu auras sûrement remarqué qu’absolument toutes les phases sont  à présent fondamentalement fondamentales, d’ailleurs)Il faudrait désormais accomplir la genèse de la moindre réaction de notre progéniture et analyser, prévoir, ajuster en miroir le moindre de nos comportements. Je l’affirme et je l’assume: me mettre une telle pression pour de gros enjeux, ça me paraît normal, mais au quotidien, cela ne me sied guère, je ne puis plus le souffrir, et d’ailleurs, peu me chaut, ou, pour parler plus crûment: ça me fait royalement chier.

Et si on revenait à plus de légèreté et plus de simplicité, de spontanéité?

Je ne sais pas toi, mais de mon côté, dès que je vois passer un article sur l’éducation par ou pour les parents, je mets la tête dans le sable, je détourne les yeux, je fais l’autruche. Et tu sais quoi? Il semble, j’ai bien dit il semble, que ça ne fasse pas de moi la dernière des baltringues maternelles. Peut-être même bien que ça me rend plus sereine et plus heureuse, et surtout plus sûre de moi.

Quatre enfants a inventé le concept très réjouissant de l’éducation approximative. Et si, dans notre société de la sur-information, on créait aussi le front de libération des prises de têtes éducatives?

44 commentaires sur “Comment j’ai fini par boycotter le débat éducatif

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  1. Pour être honnête avec toi, je n’ai jamais lu aucun livre éducatif. Ca ne m’intéresse absolument pas. Pour autant, je prends plaisir à lire les articles de copines blogueuses sur le sujet, car elles écrivent bien et qu’elles ne portent pas de jugement sur celles qui font autrement. J’ai découvert, comme toi, le dogmatisme presque agressif de la blogosphère: lorsque j’ai rédigé mes billets sur l’apprentissage de la lecture, j’étais loin de me douter que je me jetais dans la fosse aux lions. J’ai voulu partager naïvement mon expérience, mais certains se sont sentis attaqués dans leurs convictions. Tu as raison, Agnès, du blog 4 enfants, arrive vraiment à nous décomplexer grâce à son concept révolutionnaire de l’éducation approximative. J’espère que les mentalités changeront!

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    1. J’ai moi-même pris beaucoup de recul sur l’article dont tu parles. Je suis certaine qu’exposer un choix éducatif sur la toile, revient automatiquement à se faire publiquement lyncher, quelque soit l’opinion qu’on défend, le lynchage étant en plus souvent justifié par le fameux « Elle affiche sa vie sur la toile et après elle s’étonne que les gens réagissent ». Tant que les gens seront davantage dans le jugement que dans l’expression d’une opinion personnelle, le débat éducatif sera sclérosé. Oui au partage d’expériences, mais pour le reste, j’arrive à saturation.

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  2. Je te rejoins complètement !!! Personne ne connaît nos enfants, leur histoire familiale et la nôtre mieux que nous.
    Il n’y a pas de recettes et le concept d’éducation approximative me va à ravir!
    Pas de prise de tête dans le sens où on s’adapte au fur et à mesure que les difficultés et changements se présentent. Et le reste du temps on leur fout la paix!
    Je ne lis pas non plus de bouquin sur l’éducation, il y a des bases, et les vrais spécialistes (Dr Gueguen par exemple) suffisent à nous guider simplement. Par contre cette horde de bien pensants donneurs de leçons fabriquent à mon avis une armée d’enfants rois comme on en voit de plus en plus dans les écoles !

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    1. Tout comme personne ne connaît mieux leur sensibilité et les leviers qui fonctionnent le mieux sur eux! J’aime beaucoup ton « au fur et à mesure » car à la sur-analyse, on pourrait greffer la sur-anticipation! Et je te rejoins aussi sur le fait qu’il faut absolument recentrer le débat sur les fondamentaux et stopper cette avalanche de débats et d’opinions totalement stériles le plus souvent, car entraînant soit des jugements, soit une auto-complaisance.

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  3. Je t’avoue que j’ai beaucoup de mal avec ce sujet. Je ne lis pas vraiment de livres sur l’éducation mais je fais attention à ce que je dis ou fais avec mon enfant (j’imagine que toi aussi évidemment) car j’ai une histoire pas facile avec mes géniteurs et je ne veux pas reproduire certaines de leurs erreurs, tout en ne tombant pas dans l’autre extrême. C’est toujours difficile de trouver un équilibre. Moi, je crois que si on se remet en question et qu’on a toute la volonté du monde pour faire de nos enfants, des personnes heureuses, on est déjà pas si mal comme parents. Après l’éducation bienveillante, machin, oui, ok, si on ne tombe pas dans les extrêmes et qu’on ne se tape pas un burn-out maternel pour avoir voulu trop bien faire.

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    1. J’en ai lu quelques uns pour ma part, ceux qui posent les grands jalons et c’est amplement suffisant car à trop vouloir détailler, personnaliser les réponses, on manque leur universalisation (la preuve 😀 ). Faire attention, se renseigner un minimum, partager des points de vue, c’est la normalité selon moi. Ce qui ne l’est plus, c’est cette avalanche d’informations plus ou moins culpabilisantes, qui m’empêchent personnellement d’être une maman heureuse et décomplexée.

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  4. C’est où qu’on signe ?
    Tu sens à ma tournure de phrase que je n’ai pas compris la moitié des mots employés dans cet article ? Ça doit être lié à mon éducation ratée une nuit de pleine lune rousse…
    Ce qui est très intéressant C’est que du coup tu as dû lire la totalité de mes articles puisque je me refuse à aborder l’éducation de mes Pilous qui ne concerne que moi **Et occasionnellement le géniteur**.
    Continue à faire l’autruche ça vous réussi plutôt pas mal 😉

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    1. Sur mon futur slogan « Tous pour la libération des prises de tête éducatives! » 😀
      Comment fais-tu pour louvoyer entre ce bombardement d’infos? Même en boycottant et en triant, je finis toujours par tomber sur un truc qui me fait m’écrier: et puis fait chier, merde! 😀
      Et oui, ton blog est frais, pas prise de tête, je l’avais déjà remarqué!

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  5. ben moi, je suis un peu moins épidermique sur le sujet. Je ne me sens pas agressée par ces articles parce que s’ils sont trop « sectaires » et donneurs de leçon, je les laisse passer sans émotion.

    En bon parasite que je suis (de celle qui consomme les bons tuyaux vus sur internet sans jamais prendre le temps de partager les siens par flemme), je lis parfois, regarde souvent sur youtube et surtout prend et jette en fonction du contenu.

    C’est à dire que certaines réflexions « bienveillantes » sont pas bêtes du tout, tout comme d’autres non estampillées « bienveillantes ». Du coup, je prends ce qui me parle, met de côté le reste, teste parfois et adhère ensuite ou pas. Parce que mon but ultime c’est le bien être de mes enfants ET le mien (et celui de mon mari parfois^^). Parce qu’une maman qui ne se sent pas bien ça fait des enfants qui ne se sentent pas bien. (Ca vole haut ici dans le genre réflexion psychologique).

    Je me définis comme intégrative dans mon boulot et dans ma vie. La vie est bien trop complexe pour ne penser que d’une seule façon.

    En attendant, le ton de l’article me plait toujours autant et me faire sourire. J’aime beaucoup!

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    1. S’il y a bien une personne qui devait avoir cette réaction, c’est toi. Je la trouve tellement logique, vu ton métier. Il est normal que tu sois dans cette logique intégrative et que tu sois pro-analyse!
      Mais pour le parent lambda non professionnel, tout a été dit ou presque sur l’éducation bienveillante: pas de violence verbale ou physique, éviter les punitions, le chantage, les humiliations, privilégier la communication, considérer l’enfant comme une personne à part entière…On a tous plus ou moins intégré ces concepts. Le reste, ce sont des ajustements ou des appropriations personnelles qui virent trop souvent à la branlette intellectuelle (pardon, mille pardons).

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      1. ah! et j’oubliais notre ami Winnicott qui en son temps, au 20 ème siècle ^^, a dit cela :  » il n’y a pas de mauvaises mères, il n’y a que des mères suffisamment bonnes.  » Tout est dit!

        (Euh…je dis que c’est la seule phrase que je connais de lui ou pas??)

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  6. Je suis lassée aussi de tous ces articles et il y a même des blogueuses que j’évite car le sujet est trop redondant et donneur de leçons. Par contre, j’apprécie de lire un retour d’expérience d’une blogo-copine ou même d’un(e) inconnu(e) sur le sujet, tant que c’est traité sans vouloir convaincre et juste en racontant les faits voire son ressenti.
    Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, après quelques temps passés sur la blogo, ce sont des articles que j’évite et le peu que j’ouvre, je les trouve de plus en plus violents, notamment sur les réseaux sociaux…

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    1. C’est exactement ce que j’ai répondu à un commentaire sur Facebook. Oui au partage bienveillant (ahaha!) d’expériences, pour le reste, tout a été dit, je suis d’accord avec de nombreux préceptes de l’éducation bienveillante, mais on tourne en rond et on finit par scléroser totalement le débat (s’il existe encore).

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  7. Aahhahaha j’ai lu plein de bouquins d’éducation, et heureusement qu’à l’époque je ne me suis pas lancée dans la rédaction d’un blog, je n’aurai parlé que de ça.
    Et puis la vie s’est chargé de m’apprendre l’humilité, et pas en douceur.
    Et c’est très bien, car maintenant j’arrive de plus en plus à me détacher de tout cela, même si j’apprécie encore ce genre d’articles seulement s’ils sont vraiment bienveillants envers… les parents (et ça, c’est plus rare qu’on ne le pense !)

    Bref, très bon résumé. Le droit de s’en fiche quoi 😉

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    1. Plus le temps passe, plus je m’en détache moi aussi. Peut-être que mon expérience accumulée (mouahaha) commence à peser dans la balance et que j’en ressens moins le besoin, je commence à me faire davantage confiance! Et je trouve ça plutôt sain de ne pas sur-investir ces questions, de varier les sources d’infos (les copines, autour d’un café, c’est aussi bien sinon mieux que le net, et beaucoup plus « real life! »)

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  8. on est bien d’accord. même il y a 10 ans, c’était pas comme ça, en tout cas moi quand mes enfants étaient bébés, je ne savais même pas ce que c’était l’éducation bienveillante !! et pourtant j’avais quand même l’intuition que leur gueuler dessus à longueur de journée n’était pas la bonne méthode ! Parfois il suffit d’écouter son bon sens… j’ai dû pas trop mal m’en sortir vu que ça fait 4 heures qu’ils s’occupent ensemble sans venir me voir et sans se taper dessus a coup de pelle. faudrait peut être que j’écrive un livre sur comment j’ai fait ???? hahahahahaha

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    1. Eh bien le voilà le témoignage des parents de l’an 2000 (j’espère que je ne te vieillis pas malgré moi!)!
      Mais tu sais, même il y a 7/8 ans, on n’en parlait pas. C’est arrivé comme une météorite et soudain, tout s’est éclairé! Mais comment avions nous fait jusque là?
      Mais ouiiiii, écris un livre, il détonera dans le paysage ambiant et tu deviendras millionnaire! 😄

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      1. bon 2000 pas tout a fait, mes enfants sont de 2006 et 2008. cela dit à l’époque je ne lisais pas de blogs, d’ailleurs il n’y en avait pas encore tant que ça… j’écoutais ma mère, et mon intuition… (ma mère était très douce, je précise !)

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      2. Ah, c’était la bonne époque 😂
        Plus sérieusement, avant, oui, on écoutait sa mère, ses copines, on lisait 2/3 magazines parentaux et ça suffisait! Aujourd’hui, avec ces injonctions permanentes, on est constamment dans la comparaison ou la culpabilité. Mais bon…je suppose que c’est pas fini quand ils deviennent ado, n’est-ce pas?

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      3. bah honnêtement, plus ça va plus je me fie a ce que je ressens, et comment j’ai envie de faire moi. ils grandissent, mais moi je vieillis, et je prends de l’assurance ! pour le moment, ce sont des préados plus calmes, c’est presque trop facile !

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  9. J’ai lu beaucoup d’articles ou de livres sur la pédagogie positive avec toujours un arrière goût de culpabilisation. Heureusement, on a le choix de faire la part des choses et de se faire confiance en matière d’éducation. Je rencontre d’ailleurs de plus en plus de mamans/papas/collègues qui critiquent cette nouvelle mode. Personnellement, lorsque je suis à court d’idées sur la manière de gérer certaines situations avec ma fille, je me réfère plus aisément à mes proches. Rien de tel, pour se requinquer, que de papoter avec ses supers amies, sur un transat à côté d’une piscine, et les enfants qui jouent plus loin et calmement si possible. 😉 (à refaire, hein?)

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    1. On culpabilise forcément car on a l’impression que c’est simple et logique d’y parvenir, et en fait…bah le monde et la vie sont plus compliqués que les livres. Et je souris que tu évoques les collègues car c’est le grand drame pour les profs: comme le débat a aussi contaminé la sphère scolaire, ils culpabilisent à la maison, et au boulot. C’est cadeau.
      Quant à ta dernière préconisation, je la rejoins évidemment de façon très enthousiaste 😄

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  10. De mon côté, j’ai pioché dans les articles lus, ce qui me semblait intéressant. Inutile pour moi (et surtout impossible) d’appliquer tout ce qui est dit de manière dogmatique. Il faut savoir prendre du recul et voir ce qui est bon pour notre famille. L’important est de rester serein sinon ce serait très difficile ! Et je te rejoins beaucoup ! 🙂

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    1. Merci pour ton commentaire! Moi aussi, j’ai pioché ce qui me paraissait: le plus évident, le plus logique et le plus faisable. Au début j’avais tendance à beaucoup lire ces articles et j’ai pris tout le recul dont tu parles: je m’en sors tout aussi bien sans, la culpabilité en moins!

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  11. Trop de bienveillance c’est parfois de la malveillance… il ne faut pas oublier d’éduquer.
    Personnellement, les articles sur l’éducation bienveillante, je les mets de côté : je suis bienveillante avec moi-même! Et les livres, je les lis, et je me fais ma propre opinion.
    Pour autant, je suis encore capable d’être très souvent une mauvaise mère… mais une vraie mère. Une mère qui se trompe, une mère qui fait de son mieux. Une mère qui dit n’importe quoi, une mère qui enseigne. Une mère qui change d’avis comme de chemise, mais qui sait faire de bons gâteaux. Une mère qui gronde, une mère qui câline. Une mère qui fait de travers, et dont les enfants c’est sûr, feront mieux qu’elle quand ils seront grands. Parce que ma mère m’a appris l’essentiel: une mère, ça n’est pas parfait. Mais ça aime parfaitement.

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    1. Eh bien force est de constater que nous avons le même profil maternel 😜
      J’ai essayé de m’auto-leurrer au début de ma maternité mais c’est un fait: être une mère parfaite, c’est pas fait pour moi, alors je suis juste…moi, et si j’arrive à être aussi bienveillante envers moi qu’envers mes enfants, on aura déjà fait un bon bout de chemin! MERCI ❤️

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    1. Heureusement je suis relativement épargnée par la connerie grâce à mon absence d’instagram et Twitter, car les débats hashtaguesques qui y ont lieu confinent à la vacuité…sache que si tu franchis le pas, je serai la première à te relayer 😄

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      1. Je ne connais pas insta mais je suppose que les dérives concernant l’éducation peuvent y être ravageuses. J’en vois régulièrement passer des extraits sur les blogs ou FB des copines…
        Je crois savoir que tu as le marketing dans la peau, alors ponds-nous un hashtag qui mettra tout le monde d’accord! (Ah nan, c’est vrai, c’est impossible 😜)

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  12. Quel bel article, si bien écrit et si vrai ! Pas de commentaire original à faire, car tout est déjà dit. Il y a 10 ans, les balbutiements de l’éducation positive étaient un rappel au bon sens, une invitation à reprendre confiance en sa capacité de parent et à écouter/respecter les besoins de son enfant. Aujourd’hui, la culpabilité surgit sans crier gare dès qu’on oublie de proposer le verre rouge ou le verre bleu à son petit chéri ou qu’on hausse le ton un peu trop fort.  » Arrière, vieille sorcière, as-tu donc tout oublié de la Laurence Pernoud qui doit sommeiller en toi ?!  » Bref, l’éducation positive, c’est bien de manière globale, pour toutes les familles chez qui les droits des enfants n’étaient pas respectés et parce qu’on peut toujours s’améliorer. Mais on verse dans le « trop » quand la mère (oui oui, parce que c’est toujours elle dont on parle en effet, le père pffff cet être absent qui fait ce qu’il peut quand il est là n’a aucun impact sur l’éducation des enfants, c’est bien connu) ne sait plus quoi dire, quoi faire, pour « être une bonne mère » aux yeux de ses enfants mais des autres surtout, tout en ayant la certitude qu’un jour, elle se verra de toute façon reprocher une montagne de choses. Les réseaux sociaux ont bien aidé à nous enfoncer dans ce piège ! L’éducation est multiple, rappelons-le. Il n’y a jamais de bonne recette (qui n’a jamais essuyé un terrible revers en appliquant pourtant THE conseil Filliozat ?), il y a seulement des astuces, propres à chaque enfant, qui, selon les jours, marchent plus ou moins bien. Faire de son mieux et répondre à ses propres attentes selon le modèle maternel qu’on a pu avoir, c’est déjà pas mal !

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    1. Merci beaucoup Ariane, et je te rejoins totalement sur ce basculement: il y a quelques années, je pense que tout le monde a accueilli ce nouveau courant avec enthousiasme, ça faisait tellement de bien de remettre la bienveillance au centre de l’éducation! Mais ce centre est devenu un tout qui a englobé, voire englouti toutes les autres conceptions, et pour moi ça s’est fait sournoisement, on y a tous plus ou moins participé, mais les plus grands acteurs, tu as raison, sont les réseaux sociaux! Mais bon, tout n’est pas perdu: de plus en plus de gens prennent du recul et des voix discordantes se font entendre! De l’air!!!

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