Faire croire à ta fille que t’aimes les maths

Par avance, j’adresse mes plus sincères excuses aux illustres esprits scientifiques qui me lisent, pour les mots malencontreux que je pourrais employer à l’égard d’un domaine qu’ils affectionnent. Car je suis une littéraire. Une pure, une dure, de longue date, affirmée et revendiquée.

Mon penchant remonte à très très loin. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours préféré le français et ai invariablement eu plus de facilités dans ce domaine.

Tout au long de ma scolarité, j’ai donné le change en maintenant une moyenne plus que correcte en maths, au prix d’efforts relatifs d’une part, et d’un père très bon en devoirs maisons dominicaux d’autre part.

Plus ma scolarité a avancé, plus mon rapport aux maths est devenu conflictuel. Je crois que mon cerveau n’est pas conçu pour les comprendre et les aimer. Résoudre des problèmes me demande des efforts herculéens, une véritable aversion quasi physique et un ennui qui confine au décès intellectuel. Quant à l’immonde matière nommée physique-chimie, pour ma propre sécurité psychique et affective, je l’ai tout simplement bannie de ma vie et de mes représentations mentales.

Quand en première, j’ai réussi à faire renoncer mes parents à l’option maths pour mon bac, après cinq engueulades, deux jours de réclusion dans ma chambre et une menace d’avenir apocalyptique, marginal et voué a l’échec éternel, je me suis sentie libérée d’un boulet que je traînais depuis au moins la fin de l’école élémentaire. J’étais enfin dans mon élément. Les études n’étaient plus un poids, plus un effort, plus une contorsion forcée de l’esprit. Les études étaient une exigence, mais une exigence évidente.

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Après cinq années de scolarité exclusivement et triomphalement littéraire, lorsque j’ai dû reprendre les maths pour passer le concours qui allait m’ouvrir les portes de mon métier, le choc a été d’une violence inouïe. Mon prof de l’époque me regardait avec un apitoiement non feint, mêlé à un découragement manifeste, et une sympathie qu’il n’arrivait pas à cacher. Je n’ai rien lâché. Bossé les annales (niveau seconde, hein, mais pour moi c’était maths sup/maths spé) à m’en donner la nausée. Et finalement, eu autant qu’en français à l’épreuve écrite.

Mon prof de maths viendra me voir après les résultats, et quand je lui aurai annoncé fièrement ma note,  me dira qu’il était « sûr » que je pouvais le faire. Il rayonnait. Même si ce n’était pas lui qui avait bossé les annales, il m’avait extirpée du puits sans fond qu’étaient devenus les reliquats de mon esprit scientifique.

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Ce concours a (un peu) changé mon rapport à la discipline. Je n’étais plus vouée à la nullité crasse. Les maths et moi devenions une combinaison sinon acceptable, du moins possible.

Le problème? Ma fille aînée semble avoir hérité de mon gène anti-scientifique. Si jusqu’en maternelle, matières indéfinies obligent, nous nous en étions peu rendus compte, nous sommes désormais plus qu’au courant. Jeudi dernier, après avoir ramené un 3/7 à une évaluation sur les moitiés, notre grande a décrété qu’elle ne les réviserait pas pour autant, que les maths, c’était nul, et qu’en plus, elle était trop nulle, et qu’en plus de plus, elle aimait pô les maths.

Bon. Pour être franche avec toi, l’espace d’un instant, j’ai eu un flash d’une autre vie où tout serait permis, même les réactions les plus spontanément crétines, et où je dirais ma petite fille, t’es la digne héritière de ta mère, t’as tout compris, c’est tellement pourri comme matière, mon dieu que je te comprends, moi non plus je ne supporte pas ça, et d’ailleurs moi aussi je suis une bouse. Ça m’a légèrement picoté. Il faut dire que dès que notre grande a des devoirs de maths à faire, je déclenche une réaction de rejet, que bien entendu, je tente douteusement de dissimuler.

Il faut dire qu’on en a déjà discuté assez…fermement avec l’homme.

Je te préviens, t’as pas intérêt à lui dire que les maths c’est difficile ou que t’aimes pas ou que le français c’est mieux, je te l’interdis!!

C’est bon, je suis pas débile, je sais que c’est important…mais putain qu’est-ce que c’est chiant! Je la comprends tellement!

Arrête!! Je te jure si tu lui dis un truc de ce genre un jour je serai VRAIMENT en colère!

Gnnnnnnn…Je sens que ça va être difficile mais je me retiendrai. Son avenir est en jeu, bordel! (si tu avais un doute sur mon identité, tu m’as sans aucun doute reconnue à l’aide de cette dernière interjection familière.)

Hier soir, pendant le bain, j’ai été mise à l’épreuve:

NAN, NAN, et NAN, je veux pas réviser les moitiéééééééééééééééééééééééés!!!! Façon j’suis nuuuuuuuuuuuuuuulle! Nan! Nan! N…(Bon, bref, vous avez compris).

– (Force et courage): Tu sais, tu ne peux pas dire que tu es nulle, vouloir ne plus l’être et ne pas vouloir t’exercer. (Inspiration profonde). Les maths, c’est pas difficile. C’est que de l’entraînement et des automatismes (Petite suffocation).

Façon j’aime pas! C’est trop nul! Suis trop nulle j’y arriverai pas!

Tu ne vas pas à l’école pour déjà tout savoir, sinon ça ne sert à rien. Tu es à l’école pour apprendre (Ça, easy, comme discours. Je reprends de la vigueur).

– Mais on a DÉJÀ appris avec la maîtresse! Et regarde j’y arrive pas!

C’est parce que tu as besoin de t’entraîner encore. Les maths ce n’est que de l’entraînement (toussotement). Tu veux qu’on révise ensemble, là, pendant le shampooing?

Nan.

– Ok.

J’ai dû sortir les grands moyens. J’ai dû passer par la grande Histoire. Si, si, celle avec la majuscule.

Tu sais, je vais te raconter un truc. Avant, je croyais que j’étais nulle en maths. Je croyais, hein. Et puis, pour faire mon métier, j’ai dû passer un concours. J’avais pas envie de faire des maths, mais j’étais obligée. Au début, j’arrivais pas à faire les exercices. Je comprenais rien. J’étais découragée. Et puis j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai fait des efforts, j’ai travaillé, beaucoup, j’ai fait des exercices, nombreux, et puis j’ai trouvé ça de moins en moins difficile. Et tu sais quoi? Et bah au final j’ai eu une très bonne note. Autant qu’en français. Parce que je m’étais entraînée.

Pas mal hein, ce récit de réconciliation miraculeuse, quasi mystique, entre moi et les maths? Même moi, j’y ai presque cru.

Il y a eu un silence. Ma fille m’a regardée en faisant la moue. Elle a mis son pyjama, et quelques minutes après, elle m’a lancé:

– Maman, je veux bien qu’on les révise, les moitiés.

Et merde. Des maths au programme de ce soir, et c’est pour ma pomme.

Chez toi aussi, il y a une matière fondamentale que tu ne peux souffrir? Comment fais-tu pour ne pas transmettre ton aversion à ta progéniture?

Crédit photos: Pixabay

28 commentaires sur “Faire croire à ta fille que t’aimes les maths

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  1. Un plaisir de lire cet article! J adore lire ce que tu ressens parce que je peux le transposer aisément avec ce que je ressens pour le français. Mon pire souvenir : le dimanche soir où je devais faire une « rédaction ». Rien qu’à écrire le mot je me sens mal. Par contre je n’ai jamais pu arrêté même en maths sup/spe on a des épreuves de français. Et encore aujourd’hui je dois écrire des « rapports »… ;-(( pour les enfants je t enverrai les miens en stage de français et je prend les tiens en stage de maths et physique chimie ! 😉

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    1. Merci 🙂 Je me doutais que tu aurais cette réaction, on est les Laurel et Hardy des matières scolaires toutes les deux! Et ouiiii, tu décris bien ce que je ressens avec le mot « rédaction », sauf que moi c’est avec le mot « problème » (d’ailleurs ça porte magnifiquement bien son nom)! Et LOL pour les rapports, ça m’étonne que tu ça ne t’ait pas réconciliée avec le français!
      Et pas de problème pour un « vis ma vie » mixé avec un « on a échangé nos mamans »!

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  2. Je tremble d’avance de ce moment où il faudra aussi que je m’y colle…mais bon, on a dit que papa ferait bosser les maths, et moi le français et l’anglais, ce sera plus équitable!

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  3. Ah ah! Alors moi c’est le contraire, j’adore les math, mais qu’est ce que je déteste le français et tout ce qui s’y rapporte.
    C’est d’ailleurs une des raisons de pourquoi j’ai ouvert un blog. M’améliorer. Et je dois dire que sans être miraculeux, il me semble que je fais un peu mois de fautes et que je m’exprime mieux.
    Je trouve que les mathématique peuvent être beaucoup plus ludique (mais c’est sans doute une question de point de vue).
    Aller, bon courage pour les moitiés, tu devrais t’en sortir et peut être que grâce à ta fille, tu vas te réconcilier avec les maths 🙂

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    1. Aaaah, deuxième contre-exemple! Alors par contre admiration totale pour ton initiative d’amélioration, car pour ma part, il ne me viendrait nullement à l’esprit de concourir en ligne à des épreuves de maths, ni même de m’acheter un simple cahier de vacances niveau 3ème! 😀
      Et on ne dirait pas que tu es allergique au français, je te rassure!
      Je suis sûre effectivement qu’on peut faire aimer les maths, qu’il y a des façons plus ou moins innovantes de les enseigner, mais je « sens » que ce n’est pas mon truc, même si j’y arrive en faisant des efforts.
      Je pense que la réconciliation restera une façade, à vie, et surtout j’espère sincèrement ne pas lui transmettre mon gène! 😉

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      1. Alors, pour le blog, ça passe parce que ça m’apporte beaucoup de chose. Mais en fait, je ne serais jamais une blogueuse à succès, car je ne structure pas assez mes articles, ça manque d’analyse. Mais bon, on ne peut pas être bon partout et le principal pour moi est de transmettre et d’échanger. Si ça permet d’améliorer mon français alors c’est un plus 🙂
        Et pour ta fille, je lui souhaite de ne pas avoir ton allergie des maths 🙂

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      2. Mais moi non plus je ne serai jamais une blogueuse à succès! Je crois qu’on a le même but toutes les 2: le plaisir, et s’il y a des effets positifs collatéraux c’est tant mieux!

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  4. Alors je vis pile cette situation avec l’histoire géo !!! Ma bête noire! Et la leur!
    Elles me ramènent des notes catastrophiques et franchement je ne peux même pas leur en vouloir!!!!
    J’essaie tant bien que mal d’argumenter que ça sert à comprendre plein de trucs d’aujourd’hui… mouais, je suis pas très crédible !
    Il faut dire qu’elles decouvrent l’histoire en CM1, n’en ont jamais fait avant, et sont passées de cromagnon aux grandes decouvertes en passant par Clovis en une petite poignée de mois… ou comment leur faire détester à vie cette matière !

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    1. Tiens c’est original ça! Qu’est ce qui coince? Les dates, la mémorisation?
      Je comprends que tu aies du mal à faire passer tes arguments, quand on n’est pas convaincu, difficile d’être convaincant!
      Et oui ça fait beaucoup de contenu en peu de temps! Connais-tu le dessin animé « Il était une fois l’homme? » Les filles sont fans même si elles ne comprennent pas la moitié, ça permet de vulgariser certaines connaissances, ça pourrait donner des repères à tes filles (ça date des années 80/90, alors bien sûr certains points de vue et analyses ont évolué mais le fond reste le même)!

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  5. J’aurais pu signer ton article: j’ai EXACTEMENT le même parcours! Le strict minimum au primaire/collège, et la délivrance avec l’abandon total dans mes études supérieures entourées de livres, de grammaire, de littérature! Et puis ce concours…Mais comme toi, je le voulais alors pas le choix! Et finalement, je crois ( avec beeeeeaaaaaaaaauuuuuuuuucoup de recul) que ça m’aide un peu (tu as vu l’emploi du présent!) .Je me rends compte qu’il y a des choses que je n »ai jamais compris parce qu’on ne me les a jamais expliqué… Non pas que mes instit étaient tous mauvais mais je pense que pour eux (et pour une majorité des gens ok) c’était tellement évident! Moi encore une fois, j’avais besoin de mots,d’explications. Alors pour le moment, mon ainé se débrouille plutôt bien mais c’est clair que je me suis entendu lui dire les mêmes mots que les tiens au sujet des maths … des mots plein de bienveillance mais absolument vide de convictions! Pour le moment , ça se voit pas trop!

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    1. Tu sais, on m’a souvent dit que les profs qui avaient eux-mêmes eu des difficultés dans certaines matières, ou toutes, avaient des atouts dans leur capacité à comprendre les mécanismes des difficultés, les analyser, les comprendre et à avoir plus de bienveillance aussi…alors je ne sais pas si c’est vrai, mais je comprends ce que tu dis quand tu parles « d’aide » actuelle.
      Quant à nos propres enfants, nous allons cultiver pour eux l’auto-persuasion et l’art de la comédie, au moins jusqu’au bac 😄

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  6. Ici ma bête noire c’est l’histoire! depuis toute petite! alors c’est papa qui s’y colle!
    et ma fille elle est passionnée d’histoire… C’est sympa pour les visites qu’on peut faire avec elle mais pour les devoirs je passe mon tour!

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  7. Je m’imagine très bien de ce cas de figure avec Cosminou dans quelques années. J’espère pour ma tranquillité qu’il aimera les maths et tout le reste (comment ça je rêve ?) Dans le cas contraire, j’ai heureusement moi aussi une histoire semblable à la tienne à raconter. Comme quoi quand on a la motivation on peut tout endurer et dépasser sa « haine » des maths.

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  8. Je ne détestais pas le littéraire mais je bossais comme une dingue pour des résultats franchement médiocres 😉 un jour dans ma vie J’ai eu un 13 à une rédaction mais c’était un jour…
    Les maths/sciences ça passe tout seul. Mais je n’aime pas les maths pour autant 😀 ça interpelle souvent mes élèves qui ne comprennent pas comment on peut enseigner les maths sans les aimer ♡♡♡
    Pilou1 semble parti dans la même lignée. La lecture le blase pas mal et l’orthographe est une pure perte de temps mais heureusement par expérience je sais que ça finira quand même bien !

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    1. Aaaaaah, la voilà ma lectrice prof de maths! Ton rapport au français équivaut à mon rapport aux maths: possible mais extrêmement coûteux.
      Mais oui, j’ai la même question que tes élèves!! Comment diantre est-ce possible? Et j’admire ton optimisme serein quant à ta progéniture!

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  9. Alors avec une maman prof d’espagnol et un papa prof d’histoire, ayant tous les deux fait une série Littéraire, comment te dire ?!? Eh ben ce n’est pas gagné !!! Je détestais les maths, j’en pleurais, je faisais des crises d’angoisse, j’étais très scolaire donc je faisais mais mes efforts étaient souvent vains. Jusqu’au jour où j’ai rencontré le prof qui m’a fait me réconcilier avec les maths. C’était en seconde. Ses cours étaient des recettes de cuisine. Pour nous expliquer les choses ils nous disaient que pour résoudre un problème c’était comme faire une omelette…. Un génie. Je m’en suis sortie avec une bonne note au bac. Ce n’est pas pour autant que j’aime les maths. Quant à la physique, c’est le néant intersidéral. Louise a commencé à nous montrer des signes d’aversion pour les maths et puis elle a eu un déclic. Quelque chose qui lui a permis de comprendre qu’elle pouvait comprendre. Depuis ça va. Elle gère. Elle n’excelle pas mais elle fait ce qu’il faut. Plus de frustration, plus de larmes et encore quelques doutes par moment, mais le plus dur est passé. Elle commence même à les accepter et à les faire seule volontiers. Pourvu que ça dure !!!

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    1. Mais dis-moi Cindy, tu aurais pu participer à mon défi sur le prof de ta vie 😄
      Parce qu’un prof de maths qui arrive à réconcilier de cette manière un élève avec les maths mérite de passer à la postérité! La technique de l’omelette, magnifique, tu saurais la reproduire??
      Ravie que Louise ait eu ce déclic, je suppose que tu ne sais pas vraiment comment ça s’est joué, j’aimerais que l’aînée ait le même! Je ne lui demande pas d’inverser son rapport à la matière mais comme ta fille, que ça coule relativement tout seul, qu’elle n’en souffre pas!

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  10. Je me reconnais totalement dans cet article puisque nous sommes dans la même configuration ici ! Je ne pensais pas que Pucinette détesterait si tôt les maths (surtout qu’elle s’y débrouille bien !). Je ne lui cache pas que je n’aime pas ça en revanche. Là où je suis mal barrée, c’est qu’en dehors du week-end, c’est bien moi qui vais devoir me coltiner les problèmes en semaine et j’ai bien peur de ne pas pouvoir l’aider une fois le CM1 passé ! 🙂 (d’autant que les nouvelles méthodes d’apprentissage me laissent encore plus perplexe que je ne l’étais déjà !)

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  11. Tiens, j’avais loupé ce post!
    Aaaargh, les maths… mes oreilles se ferment lorsqu’elles entendent «fractions», «équations», «probabilités». De manière générale, j’ai traversé ma scolarité en étant bonne élève, dans le moule, sans passion pour l’école, juste parce que j’étais conciliante et que si on me demandait d’apprendre, je le faisais. Avec du recul, je me suis beaucoup ennuyée en classe.
    Sauf en Anglais. Révélation. Passion immédiate, j’ai la fibre anglophone. Apprendre me demande zéro effort. Je suis une éponge à accent, j’ai une mémoire visuelle et kinesthesique. Ô joie, mes deux grandes ont hérité de mes facultés de mémorisation. Ô joie bis, mon mari est hyper matheux.
    Y a intérêt à ce qu’on produise des bêtes scolaires!! 😆

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    1. Mes oreilles, elles, ne les entendent même pas, ça glisse 😂
      J’adore comment tu décris ton rapport à l’anglais. C’est beau de ressentir une telle évidence pour une matière. Moi j’ai dû bosser pour être excellente dans mon domaine de prédilection. Nous n’avons pas les mêmes valeurs 😉
      Tes filles ont tous les gènes pour réussir!

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