Notre cadette et la gestion des émotions: de l’ombre à la lumière

Cet article, ça fait un moment qu’il est dans les cartons, un moment que je vous en parle. Je l’ai repris et réécrit des dizaines de fois. Il fait appel à des périodes mouvementées, pas toujours heureuses ni glorieuses de ma maternité, mais me permet aussi de coucher tout le chemin parcouru pour apprendre, tout simplement, à comprendre mon enfant.

Je suis l’enfant du milieu. Celui qui cristallise bien des fantasmes: ce serait le plus difficile, le moins conformiste, celui qui cherchera à jamais sa place.

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Chez mes enfants, celle du milieu, celle qui fait écho à ma propre place vient d’avoir 5 ans. Elle a quitté les terrible two et les fucking four, bien que je pense qu’elle n’ait jamais eu de « période pénible » à proprement parler. Elle a été une enfant plutôt difficile, compliquée, et ce, quasiment dès sa naissance. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on revient de loin.

Elle a été un nourrisson difficile. Coliques, angoisses. Nous passions des heures à lui donner des biberons qu’elle vomissait juste après, je finissais régulièrement ses repas dans les pleurs, presque des pleurs de folie. Elle a été un bébé difficile, développant une crise de la séparation profonde, précoce et interminable, qui m’a fait aller aux toilettes ou pendre mon linge avec des hurlements aux trousses pendant 3 ans.

Ma cadette, c’est celle qui faisait des crises. Tout le temps. « Pour rien ». Pour une miette. Un coup de vent. Un Playmobil qu’elle ne parvenait pas à faire tenir debout. Un détail microscopique qui n’avait pas échappé à sa vigilance. Des crises fréquentes, interminables, incontrôlables, désordonnées, violentes, presque effrayantes.

J’ai fait d’énormes erreurs, mettant sur le compte de son caractère des ressorts éminemment psychologiques. J’ai crié. J’ai hurlé. J’ai pété les plombs. A diverses reprises. J’ai pleuré, souvent. Culpabilisé, beaucoup. Je ne l’ai jamais frappée, mais j’ai parfois été brusque ou brutale. J’ai fonctionné comme ça pendant des mois et des mois, aggravant par mon instabilité réactive, sa propre insécurité émotionnelle.

Heureusement, je suis quelqu’un qui se confie facilement, parfois sans filtre, et qui ne cherche jamais à donner de moi une image parfaite et lisse. Je ne sais pas si c’est un défaut ou une qualité, mais ce trait de caractère m’a servi. Tout simplement parce qu’en commençant à discuter de mes difficultés autour de moi, des mots ont commencé à me venir aux oreilles : Incapacité à gérer les émotions. Insécurité émotionnelle. Il ne s’agissait pas de phase d’affirmation classique chez les enfants de cet âge. J’ai compris que ma cadette se développerait de cette manière parce qu’elle était comme ça, émotionnellement instable et fragile, et que je n’avais pas à me battre contre elle. J’ai lu des livres. Des articles. Beaucoup. Je m’en suis tellement abreuvée que je suis incapable de me souvenir de leurs auteurs.

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Et j’ai compris que j’avais de mauvaises réactions, qu’en laissant transparaitre mon agacement, mon énervement, ma colère, je ne faisais qu’alimenter l’insécurité de ma fille. Qu’elle avait besoin qu’on sente qu’on l’aime quoiqu’elle fasse et qu’elle dise, et surtout quand elle était en crise.

J’ai commencé à changer de tactique. Lors de crises, au lieu de m’énerver, de punir, j’ai tenté de respecter sa colère (car oui, en réalité, elle a le droit de l’être), puis de me montrer disponible pour la sécuriser. Ma façon de sécuriser ma fille, elle tient en deux mots: contact physique prolongé/je t’aime. Ce qui énerve passablement mon mari parce qu’il a l’impression que je réponds aux crises de notre fille par des câlins. Je ne lui dis jamais viens faire un câlin, non, je lui propose mon aide et mes bras pour se calmer. Quand elle est prête. En général, ça dure 30 secondes. 30 véritables secondes. C’est long. Et la crise se termine, 9 fois sur 10. Sans que j’aie haussé la voix ou me sois énervée. Parfois, le contact corporel est même inutile, il suffit que je la regarde droit dans les yeux et que je lui dise: Je t’aime tout le temps. Même quand tu t’énerves. Même quand je m’énerve. Je t’aime. Tu es ma petite fille d’amour. Ces mots ont l’effet d’un baume sur elle.

Ma fille ne fait jamais de bêtise. Uniquement des crises. Je différencie sciemment ces deux acceptions. J’ai appris que ma fille n’a pas à être punie ou grondée parce qu’elle ne sait pas gérer ses émotions. J’ai moi-même du mal à gérer les miennes, et ne peux logiquement lui faire croire que ses propres difficultés en la matière sont anormales. Ma fille n’a jamais fait de crise pour me faire suer, ou par plaisir. Je ressens toujours une énorme souffrance émaner d’elle dans ces moments, une véritable détresse, comme une main qu’elle voudrait qu’on lui tende sans même être prête à la saisir. C’est la conscience désormais aigüe de ce dénuement qui m’aide à ne plus perdre pied.

Mon mari a peu à peu adopté cette manière de voir les choses, même si je sens encore parfois des réticences de sa part. Nous avons appris à mettre des mots sur ces émotions. A prévenir, anticiper les évènements et les ressentis. A verbaliser les crises, la raison pour laquelle on en est venu là, mais comme la plupart du temps, nous avons oublié quel ridicule motif nous a amenés à ces extrémités, nous avons appris surtout, surtout, à rassurer notre fille sur l’inconditionnalité de notre amour.

Aujourd’hui, les crises restent quasi quotidiennes, notamment lors du lever (le concept de s’extirper de force du lit pour aller élever son âme et son intellect à l’école ne recueillant manifestement pas les faveurs de ma cadette), mais elles sont moins explosives, moins longues, moins difficiles à contenir. Certains jours, c’est le calme plat. Une chose est certaine: je n’ai plus PEUR que ma fille fasse des crises. Je sais que je vais rester maîtresse de moi-même. Je sais que dans la très grande majorité des cas, je vais réussir à lui proposer une solution sans m’énerver, même si certains jours, la fatigue n’aidant pas, il m’arrive de retomber dans mes anciens réflexes. On peut mettre ça sur le compte de l’âge de notre cadette et de son gain en sagesse mais je suis persuadée que notre changement de cap y est pour beaucoup. Je sens que j’ai compris comment elle fonctionnait. J’ai compris ses failles, ses faiblesses mais aussi ses ressources, et j’ai appris à m’appuyer dessus.

On l’a prononcée souvent, cette phrase désabusée: Je la comprends pas, je te jure je la comprends pas. Qu’est-ce qu’on a fait putain?

Ca fait un moment que je ne l’ai plus prononcée. Je crois que je ne la prononcerai plus jamais.

Quand notre fille ne maîtrisait pas encore suffisamment le langage pour mettre ses émotions à distance, nous avons utilisé cet ouvrage d’Isabelle Filliozat. Je vous recommande d’ailleurs l’ensemble de ses livres, qui éclairent certains mécanismes réactionnels chez les enfants.

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Le vaporisateur d’ocytocine, à dégainer en cas de crise et collé sur notre frigo, nous vient encore en aide régulièrement.

Je serais curieuse de lire des témoignages rejoignant le mien (rassurez-moi, je ne suis pas la seule, hein, hein?), curieuse de savoir comment vous gérez ou avez géré un enfant émotionnellement fragile au quotidien.

Crédit photos: PXHere

21 commentaires sur “Notre cadette et la gestion des émotions: de l’ombre à la lumière

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  1. Comme ton article me parle. Je fais partie de ces gens qui galère à gérer leurs émotions au quotidien. Et mes enfants ne font pas exception… Mon aînée notamment. J’ai eu à peu près le même cheminement que toi. Et clairement, elle s’apaise bien plus vite dans mes bras (à 7 ans encore maintenant). Mon homme a pour le coup bien plus de mal à faire ce chemin là et cela provoque d’ailleurs bien des disputes. Bref, je compatis et vous félicite d’avoir réussi à avancer, à redresser la barre, à avoir écouter votre fille malgré les difficultés !

    Bises
    Virginie

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    1. Merci pour ta réaction Virginie. Je pense qu’il y a une part de la question qui est due à un mimétisme parental, mais pas seulement. Chez nous, je pense que ça remonte très loin, ce problème de gestion de soi chez notre cadette.
      Ça me rassure de voir que tu es passée par les mêmes réflexions. Ici j’ai vraiment été le transmetteur d’infos pour mon mari qui n’a jamais pris la peine de lire lui-même des articles sur le sujet, mais il a fait énormément de chemin aussi. Je te souhaite bon courage aussi sur cette route caillouteuse…certains jours, je dois encore déployer des efforts surhumains pour me contrôler, des efforts qui me laissent épuisée, vidée, mais toujours moins que si j’avais craqué.

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  2. Tess fait finalement peu de crise de ce genre mais naturellement c’est ce que nous avons également mis en place avec elle et c’est d’ailleurs ça qui fonctionne. Bon par contre, j’avoue que parfois, je ne suis pas aussi exemplaire et il m’arrive de perdre un peu patience…

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    1. J’ai conscience que ma cadette a eu un comportement hors normes. Je l’ai longtemps mis sur le compte de la fameuse « crise d’opposition ». Moi non plus je ne suis pas exemplaire. Son comportement était tellement violent, incompréhensible, disproportionné que j’ai mis longtemps à trouver les clés pour nous en sortir.

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  3. Ton témoignage est riche d’enseignements. Je tâcherai de m’en souvenir si je suis un jour confrontée à ce trop plein d’émotions avec ma fille. Pour le moment, on reste dans la phase Terrible Two qui est déjà bien chargée dans son genre 😉
    Bonne journée à toi
    Cécilia

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    1. Je ne te le souhaite pas 😅
      Ça arrivera peut-être ponctuellement mais vivre ça tous les jours, je ne le souhaite à personne. Et oui, le TT est gratiné mais je trouve qu’on sent que c’est constructif, ou du moins nécessaire. Chez ma fille c’était presque du sabordage…

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  4. Je te rassure j ai fait partie de ces mamans aussi ( j ai pleuré, j ai douté et je me suis meme dit «mais pourquoi on en a fait.un deuxieme?) … pour ma première de 4ans 1/2 tout a toujours été simplissime , elle est calme, joyeuse, pleine de peps depuis sa naissance (pas de terrible two, pas de crise juste une petite poulette sereine) …
    Mon second de 6mois bientôt (déjà) était (jusqu’à mercredi) un petit garçon «difficile», depuis sa naissance il.pleurait, ralait, grognait, hurlait même (mais a quand même fait ses nuits à l age de 2 mois!).. on sentait qu il avait une colère en lui sans savoir pourquoi … et puis il a fait 8 seances d osteopathie (la 8eme et dernière c etait mercredi) et on a compris grace à cette osteopathe genial qu en fait il souffrait (pression dans la tête notamment) qu à sa naissance il avait eu peur (accouchement difficile parce que monsieur etait tete en bas mais regardait le plafond) .. peur de mourir … peur parce qubau à l age de 1mois 1/2 la.mort l a encore frôlé de près ( à cause d une.pielonephrite qui a failli se terminer n scepticemie…)mercredi il a «re-vecu» sa naissance entouré de sa grande soeur de son papa et moi (on l a entouré, on lui a dit.qu il ne risquait plus rien, qu on l aimait à en crever et depuis il est apaisé, il sourit, il a enfin lâché prise (il gazouille, rit aux éclats, a pris sa place dans la.famille)… on me disait souvent «oh c est un garçon, c est le deuxieme en plus c est normal ….» mais au fond de moi je pense que quand un.enfant / bébé râle , fait des colères ce n est peut etre pas pour rien … as tu essayé l osteopathie pour ta fille ?

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire qui soulève pas mal de points qui m’interpellent. D’abord les réflexes pour se rassurer où se dédouaner: c’est un deuxième, elle a un sale caractère, les comparaisons avec l’aînée ou les autres enfants…je suis d’accord avec toi, à un moment, on sent que c’est plus profond et que ces explications ne suffisent plus.
      Ici, c’est plus le contexte après la naissance qui a été compliqué (mon accouchement ayant été idéal de bout en bout) et qui a laissé des traces, je l’ai très longtemps sous-estimé.
      Ensuite (que de points communs), ma fille a aussi fait une pyélonéphrite pour laquelle elle a dû être hospitalisée, sans que ce soit aussi grave que ton fils.
      Enfin, toutes mes filles sont suivies depuis leur naissance par un ostéopathe en qui j’ai toute confiance, et qui nous a d’ailleurs beaucoup aidés pendant plusieurs périodes difficiles pour ma cadette.
      Nous avons également vu un psy.
      Pour finir je dirais que tu as raison, on pense qu’ils oublient ou qu’ils ne savent pas parce qu’ils sont tout petits mais ils sont marqués, d’une façon ou d’une autre, dès les premières minutes de leur vie.

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  5. J’aime beaucoup les livres de Filliozat, je m’en sert depuis le début avec ma fille et je pense que ça nous a évité bien des soucis même si nous galérons toujours avec les nuits. Ma fille a besoin d’être énormément rassuré particulièrement le soir. Nous savons que l’angoisse d’abandon est très fort chez elle sans trop savoir pourquoi, ni sans arriver à l’apaiser.
    Enfin, c’est vrai que dans l’éducation traditionnelle, c’est un peu les parents contre les enfants et je trouve ça bien dommage. Mais on avance doucement, mais sûrement pour un changement de mentalité 🙂

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    1. Moi aussi j’aime bien ses livres. Je les trouve pédagogiques, clairs, pas culpabilisants. Mes filles sont de nature angoissée donc je passe également beaucoup de temps à les rassurer mais ce côté est beaucoup plus simple à gérer pour moi, les angoisses j’en connais un rayon 😉
      Et oui, ce sont tout un tas de schémas, de réflexes, de représentations de ce qu’est l’autorité qui sont à déconstruire, même quand on a reçu une éducation plutôt bienveillante.

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  6. Ton article me parle tout particulièrement, moi qui ait eu un enfant très dur; Chucky a été extrêmement difficile de ses 18 mois à ses quatre ans: crises d’hystérie, hurlements pour la moindre broutille (comme ta fille), coups de tête sur le sol, coups de pieds dans les portes lorsqu’il était puni… Au départ, je le laissais faire ses colères dans sa chambre, mais quand j’ai vu qu’il défonçait les portes, je lui ai donné des fessées. De grosses fessées. C’était mon dernier rempart, quand je n’avais plus d’autres solutions pour le faire cesser. Et ça marchait. Mais il recommençait le lendemain. Bref, peu à peu, les crises se sont espacées d’elles-même, on arrivait de plus en plus à le raisonner. Aujourd’hui, il a 5 ans et c’est un petit garçon adorable. Très turbulent certes, mais il n’a plus rien avoir avec le monstre que c’était. Sa soeur en revanche, prend le même chemin que lui. Je me suis jurée de ne jamais lever la main sur elle. Franchement, je ne sens pas de grande différence de réaction par rapport à son frère. Elle est aussi hystérique que lui, mais au moins, je ne culpabilise plus et je me dis que ça va passer. Elle s’exprime….

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    1. Merci pour ton commentaire Frau Pruno, ce que tu décris, je l’ai vécu, les coups de tête et les portes défoncées en moins (mais on avait le droit à des roulades par terre et du tapage de pieds). La tranche d’âge que tu donnes correspond aussi totalement, même si de notre côté nous n’en avons pas encore fini…L’hystérie, un bon terme pour décrire l’ampleur des crises. Je comprends que tu aies pu donner des fessées. À certains moments on ne sait plus quoi faire, on est totalement dépassés.
      De mon côté je ne l’ai jamais pris comme un « elle s’exprime », car la souffrance transpirait par tous ses pores. Elle déteste être comme ça. Elle s’en veut, mais elle n’arrive (n’arrivait) pas à faire autrement. Et plus je m’énervais, pire c’était.
      Je te rejoins sur le fait que de savoir que ça aura une fin, que cette hystérie ne fera pas de nos enfants des monstres mal élevés en puissance rassure et aide à prendre du recul. La mienne est une petite fille modèle en société. Elle ne m’a jamais manqué de respect. Le problème est vraiment « interne ».
      Bon courage pour trouver les ressources, certains jours, on se casserait bien aux Bahamas, hein? 😉

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  7. J’ai lu ton article, pas les coms. Ici je suis aussi n2, et j’ai aussi des difficultés avec mon num2 dans le quotidien, num3 dans les faits. Rien que ca c’est pas simple. Moi aussi j’ai pété des plombs, allant jusqu’aux fessées, encore aujourd’hui j’ai des réflexes horribles où je lui cris direct dessus. Mais je m’améliore. J’ai tenté la méthode douce à laquelle je crois, la méthode forte par dépit, et je suis revenue à la méthode douce. Ici Vice versa le dessin animé l’a aidé. On s’est rendu compte spontanément que quand on le grondait il avait froid (comme tristesse dans vice versa). Et maintenant il arrive à verbaliser et réclamer les bras pour se calmer (il va avoir 6 ans). On a aussi acheté récemment le livre des émotions, qui nous abeaucoup aidé. Il arrive maintenant à les identifier, chez lui et les autres, c’est aussi plus facile d’en parler du coup.

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    1. C’est clair que la progression du langage est une lumière au bout du tunnel, elle va de pair avec la réduction des crises en fréquence et en violence, mais comme ça a été très bien dit dans plusieurs commentaires comme le tien, ils ont encore besoin d’être « contenus », rassurés, même à 5, 6 ou 7 ans!
      C’est un travail de tous les jours pour eux et surtout pour nous 😜
      PS: Ici aussi elle a froid, mais toujours après coup!

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  8. Comme ce sujet est intéressant et pertinent de réalités ! Bravo!
    Je pourrai dire que comme les tiennes, mes filles ne font pas de bêtise juste quelques crises… et ça me fait déjà du bien de lire ça 😉
    Elles passent d’ailleurs souvent pour des extraterrestres pour ça et je deviens championne de reactivisme lorsqu’elles se prennent des remarques du style  » elles sont saAAAAges….  » .
    Bref, je m’égare.
    Je me suis aussi tournée vers les différents livres et articles autour de ce sujet et c’est vrai que je pense avoir tous les livres de Filliozat ! Ils m’ont beaucoup appris et surtout permis de mieux comprendre mes filles. Je les relis d’ailleurs régulièrement !
    Ici aussi le papa etait réticent mais se surprend aussi à adopter le même comportement et les mêmes réactions aux différentes sautes d’humeur de nos têtes blondes chéries.

    Face aux crises Amour, patience, bienveillance et aussi vacances 😊

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    1. Merci Marie,
      C’est certain, ça pourrait être pire, elle pourrait être adepte des deux 😄
      De mon côté à l’école c’est un modèle, un exemple, une image, qui a longtemps détoné avec son comportement à la maison, même si aujourd’hui, ça devient plus harmonieux et logique.
      Et OUI, il faut relire régulièrement ce genre de livre pour s’en ré-imprégner car nos réactions spontanées sont en général à l’opposé de ce qui y est prôné 😅

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  9. J’ai lu cet article dès sa parution mais n’ai pas pris le temps de commenter. Il a vraiment fait écho en moi (pas pour les crises mais pour l’hypersensibilité et les pleurs) alors merci! Je t’en reparlerai de vive voix.

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  10. C’est beau à lire car je t’ai entendue à ce sujet à une période où c’était très difficile, où tu étais désarmée. Tu peux être fière d’avoir réussi à apprivoiser cette difficulté pour mieux comprendre et apaiser ton enfant. Ce n’est pas donné à tous les parents, ta cadette a de la chance de t’avoir comme maman !

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    1. Merci Ariane. Oui, j’ai vraiment traversé des moments éprouvants avec elle. Je suis heureuse de m’en être sortie sans l’avoir (trop) abîmée. Sans lui avoir hurlé dessus à longueur de temps, sans l’avoir jamais frappée, sans l’avoir trop punie…j’en sors grandie dans ma façon d’éduquer.

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