Ce que le congé parental change dans ma vie

Mon congé parental n’est pas issu d’une décision mûrement réfléchie, discutée et planifiée entre conjoints. Oh, certes, j’y avais pensé, vaguement, surtout sous forme de regrets après la reprise du travail. Mais entre envisager une possibilité lointaine, et la mettre en pratique dans l’urgence, il y a un monde.

Cette décision, nous l’avons prise en une soirée. Il s’agissait de me mettre en sécurité morale, en perdant mon poste. Je n’ai quasiment pas réfléchi. J’ai ressenti le besoin impérieux de le faire, et mon mari n’a pas hésité une seconde pour me tendre la main qui me hissait hors du trou. Il a compris l’urgence, pour que je puisse continuer à tenir la route.

La demande a été actée. S’en est suivi un mois très désagréable, entre la sensation de se réveiller d’un cauchemar, la culpabilité et surtout, surtout, la peur de l’avenir.

Car ce congé parental me fait « perdre » de nombreuses choses qui contribuaient à ma qualité de vie:

Un poste de travail stable, à 5 minutes de mon domicile.

Nous avons licencié notre nounou. Evidemment, puisque je vais désormais garder ma fille. Outre le fait que nous mettons en difficulté une personne de confiance, ça veut dire que je n’ai plus aucun relais. Plus de possibilité de rajouter une heure de garde pour aller chez le médecin, pour conduire les filles au sport, pour gérer un imprévu. Je peux également dire adieu à ma séance de piscine hebdomadaire. La halte-garderie n’existe pas dans ma ville. C’est un jour de garde entier ou rien.

Nous avons dû nous séparer de notre femme de ménage. Cela faisait 3 ans que nous avions recours à elle. Elle était une personne de confiance que nous appréciions et qui nous avait rendu des services à l’occasion. Accessoirement, ne plus faire le ménage a grandement contribué a réduire mes problèmes et mes douleurs de dos. C’était un luxe que nous savouriions à sa juste valeur.

Nous perdons financièrement, de manière considérable. Alors, certes, je sais que c’est compensé par tout un tas de bout-à-bouts (CAF, salaires qu’on ne verse plus, impôts…), mais il m’est très difficile psychologiquement de me dire que je ne contribue plus aux finances du foyer et que je dépends, même provisoirement, de mon mari.

Je n’aurai plus de collègues, et une vie sociale en semaine réduite à son strict minimum. Heureusement, je sors souvent en soirée, le week-end ou pendant les vacances, mais ne me leurre pas: absolument toutes mes amies, copines et connaissances travaillant, le quotidien social sera restreint et terni. Mais je continuerai à me maquiller tous les jours. Question de vie ou de mort.

Voilà comment, pendant un mois, j’ai envisagé mon congé parental, avec le ventre noué.

Aujourd’hui, j’arrive à envisager tout ce que je vais gagner:

Moins de stress. Je suis persuadée que c’est le gain numéro 1, et qu’il va rejaillir sur toute la famille. Le matin, on se lève plus tard. On court moins, car il y a un bébé en moins à préparer, et à déposer. Le soir, comme il n’y a plus l’arrêt « nounou », je gagne du temps précieux sur les devoirs, les jeux, le repas, le bain. Mon mari est moins stressé. Mes filles sont moins stressées. Je suis moins stressée.

La possibilité d’aller chercher mes filles tous les jours à la sortie de l’école. Pour moi, ça a toujours été un petit bonheur simple de la vie.

Un bébé que je peux occuper quand et comme je le veux. Je projette de faire des activités avec ma fille, d’aller à la bibliothèque, à un relais enfants-mamans, au parc, aux bébés-nageurs…Chez la nounou, elle sortait très peu souvent.

Plus de temps pour moi. Pour le sport à la maison, pour le blog, pour un livre que je projette d’écrire, et peut-être pour mûrir mes projets de reconversion. J’ai la sensation vague, mais bien présente, que je ne dois plus remettre à plus tard ce que je planifie de faire depuis un moment.

Etre en congé parental, c’est être un peu « hors-circuit ». Certes, je serai moins libre d’aller et venir, j’aurai moins de relais, mais j’ai gagné deux choses qui n’ont pas de prix: le temps, et la liberté intérieure.

Le temps d’être avec ma famille et surtout mes enfants. Apprendre à apprécier ce temps, à l’occuper de manière plus qualitative, moins productive. Etre une mère présente, mais sans pression extérieure. Le temps de regarder, et de vraiment regarder ce petit monde pousser.

La liberté d’être moi, d’être heureuse, de faire une pause, de repenser mon futur.

Après avoir accusé le choc pendant plusieurs semaines, je me sens désormais sereine à l’aune de cette nouvelle période. Je fourmille d’idées et de projections. J’ai choisi de me faire confiance et d’accepter cette décision que je n’ai pas prise par hasard. Je suis persuadée qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais choix, que nos résolutions sont ce que l’ont en fait, la façon dont on les considère et les met en pratique. Il me reste donc maintenant à profiter, et à agir pour que ce choix devienne le bon.

Et toi, as-tu vécu une parenthèse professionnelle semblable, qu’elle ait été voulue ou non? Comment l’as-tu éprouvée?

Crédit photo: PXHere

32 commentaires sur “Ce que le congé parental change dans ma vie

Ajouter un commentaire

  1. Je suis entièrement d’accord avec toi lorsque tu écris que nos choix deviennent ce que nous en faisons. Nous avons eu à prendre des décisions importantes professionnellement et financièrement ces deux dernières années: certaines que nous ne regrettons pas, d’autres dont nous prenons le positif… cela aide à vivre la vie sereinement! Je te comprends sur l’aspect « contribution financière au foyer », on a comme l’impression que ce n’est plus dans l’air du temps de dépendre de son conjoint… pendant 10 ans nous connaissions un écart de salaire considérable, nous n’avons donc jamais connu le compte joint pour les frais communs car l’un de nous se serait retrouvé sur la paille! Nous avons pris l’habitude de mettre en commun nos salaires, ce qui est à moi est à lui et vice versa… donc aujourd’hui, pas de culpabilité quant à la différence de contribution financière. En revanche, nous sommes les seuls de notre entourage à fonctionner comme ça.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, j’ai beaucoup de mal avec le concept de « destin », pour moi je n’ai pas de destin, ou du moins je le construis et le module par mes décisions, éclairées, réfléchies ou non…De toute façon, nous n’avons d’autre choix que d’accepter ce qui nous arrive et de faire en sorte de le vivre le mieux possible…philosophie et travail de toute une vie!
      Ici, nous avons deux comptes séparés et un compte joint pour les dépenses communes. Je pense que beaucoup de couples fonctionnent ainsi même si votre solution m’apparaît de loin la plus simple. Il doit y avoir des réticences culturelles…
      Et tu as raison, je me sens très loin d’être la femme la plus 2018 du monde 😀

      J'aime

  2. Pour le coup, j’ai vécu un peu la même chose que toi… Un choix imposé par des problèmes de santé et un moral pas au top, puis complètement assumé et savouré en suivant ! Profite à fond, cela reste une parenthèse à apprécier !

    Bises
    Virginie

    Aimé par 1 personne

    1. Ça me fait plaisir d’avoir un témoignage qui s’approche du mien, et surtout de voir ce qu’il en ressort. Même si les avis sont unanimes au final, ils suivent souvent un choix assumé, alors ça me fait du bien de lire que tu t’y es épanouie, même si au départ il s’agissait d’une solution de secours!

      Aimé par 1 personne

  3. De mon côté, comme tu le sais je suis en congé parental depuis quelques mois et pour quelques semaines encore. Mais effectivement la différence fondamentale avec toi c’est que ce congé a été voulu, choisi, programmé, planifié avec mon mari A la naissance de chacun de mes enfants, j’ai ressenti ce besoin profond, presque vital de sortir de ma vie « de d’habitude » c’est-à-dire de ma course quotidienne, de mes soirées à corriger, de mes week-end à préparer . Je n’avais pas envie d’avoir à pensé à autre chose que ce petit d’homme qui grandissait. Par contre, dès le départ, il était clair avec mon mari que ce congé n’était qu’une « courte » pause 6-9 mois pas plus Pour moi, cela a toujours correspondu au moment où je sentais mon bébé devenir suffisamment autonome pour avoir de nouveaux horizons et où moi je ressentais vraiment l’envie de retrouver. mon travail On a aussi eu à chaque fois, des projets pendant cette période: la préparation de notre mariage, la rénovation en cours de notre maison…. et hors de question de passer mes journées à la maison sans être pomponnée!. J’ai gardé contact avec collègues. De mon côté, j’ai conscience d’avoir une chance non négligeable: je suis présente aux entrées et sorties d’école (impossible en temps normal) , j’ai accompagné le grand à la piscine et le petit au sport (impossible là aussi d’habitude), j’ai pu faire leur rentrée!!, je peux aider le grand à faire ses devoirs le soir, et personnellement, je me suis remis à la couture, au tricot ( choses que je remettais depuis….), j’ai le temps de dévorer quantité de livres, de courir. Et surtout au quotidien, tout se fait avec une pression, un stress en moins. Plus de course contre la montre, de « je fais une chose en pensant à la suivante.. » La vie de famille s’en ressent grandement. Socialement ce n’est pas toujours très bien vu de dire  » je suis en congé parental et je le vis bien »  » non non je ne suis pas paresseuse, j’ai juste envie de profiter. »  » non on n’est pas riche comme crésus pour s’arrêter de travailler mais pour nous cette qualité de vie pendant quelques mois mérite bien ce sacrifice ». Je sais que cette parenthèse ne va pas durer mais pour nous elle aura valu le coup .

    Aimé par 1 personne

    1. Je pense que j’aurais beaucoup mieux vécu ce congé s’il avait fait suite à mon congé maternité. Là, j’étais dans une autre dynamique, et je pense que tu as eu tout à fait raison de le prendre « à la suite », on est déjà dans une vie « en pause » après bébé, on a pris ses marques autrement, le congé parental n’est qu’une continuité logique dans ce cas-là. Et le côté « projets » m’a fait sourire car pendant les vacances, mon mari et moi nous nous sommes sentis pousser des ailes pour faire des travaux qui étaient en stand-bye depuis des mois, voire des années! Le fait d’avoir cette route devant soi semble lever des blocages!
      Et merci pour la description de ton quotidien qui donne vraiment envie par la sérénité et le bonheur qui s’en dégagent!

      J'aime

  4. Etant en congé parental « avec fin non prévue », je pense que j’aurais écris les mêmes avantages et inconvénients que toi. Même si c’est un choix qui a été murement réfléchi, je vois bien ce que cela m’apporte en positif mais aussi ce que cela m’empêche d’avoir. Mais, clairement la balance va en faveur de notre choix! Et, comme tout choix, il n’est jamais définitif et je pars du principe que tout peut changer, rien n’est figé, et que, probablement mes besoins et ceux de ma famille évolueront, et nous réadapterons nos choix en conséquence!

    Aimé par 1 personne

    1. Il semble y avoir unanimité sur le gain final, quelque soit la façon dont le choix s’est fait, c’est vraiment rassurant pour la suite. Et oui, tu as raison, rien n’est inscrit dans le marbre et ce congé peut être poursuivi, arrêté, prolongé…en fonction de nos choix!

      Aimé par 1 personne

  5. Je suis contente de te savoir sereine par ce choix et j’admire ta capacité à aller de l’avant face à l’adversité. Il faut dire que tableau dressé donne envie. Pour le côté social, je sais que tu pourras toujours compter sur un grand nombre de personnes (dont moi… j’ai hâte de te voir!!!). Et de mon côté, je me réjouie par avance des prochains articles du blog!

    Aimé par 1 personne

  6. Je suis tombee par hazarre sur ce blog dont j’ai devore la lectures des quelques premiers articles. Je le trouve vraiment bien ecrit. Je me permets de le suivre donc et de commenter a l’occasion:)
    J’ai vecu un conges maternite tres court et deux conges longs, j’ai travaille a temps plein aussi pour finalement arriver a LA formule qui me convient le mieux: travail a temps partiel. Les avantages sont parfaitement decris ( no stress, un temps pour tout et c’est si precieux d’etre la pour ses enfants). Mais l’inconvenient le plus pesant pour moi, c’etait cette absence de relais don’t tu parles et qui devient etouffante a la longue. Ravie de suivre tes aventures au quotidien!

    Aimé par 1 personne

    1. Bienvenue et merci beaucoup pour ces compliments qui me font plaisir 😊 C’est toujours un plaisir d’accueillir de nouveaux lecteurs, alors si en plus ils commentent!
      Il se trouve qu’avant mon congé parental, j’étais à temps partiel, formule qui tout comme toi me convenait parfaitement. Mais je ne pouvais plus rester sur mon poste.
      Et oui, l’absence de relais est ce qu’il y a de plus pesant quand on n’a pas la famille à côté. Je rêve, que dis-je, je fantasme, d’aller à la poste, faire une course, aller chez le médecin, simplement en claquant la porte!

      J'aime

  7. ton article tombe pile à un moment où je n’arrive plus à savourer mon congé parental sans pour autant avoir envie de reprendre le boulot. Je n’ai plus de vis sociale, je tourne en rond, je ne sais pas trop quoi faire faire à la mini miss qui semble s’ennuyer avec moi… Te lire me fait dire qu’il faut que je me secoue, car quand ce sera passé il sera trop tard pour en profiter…

    Aimé par 1 personne

  8. alors moi je ne rebondis que sur un détail : l’écriture d’un livre???!!!!! Mais il faut nous en dire plus!!!! A quand la tournée de dédicace? ^^

    Et nous on a toujours fait compte commun parce que clairement je n’aurais pas supporté les calculs de fin de mois : qui a emmené l’enfant chez le médecin, l’a payé mais est remboursé mais pas à 100%… ou alors, j’ai acheté des jeans à l’un des enfants sur mes deniers personnels….
    Oh non!!!!! j’ai bien trop besoin d’équilibre et de simplicité. On mets tout dans le même panier et on gère les stocks ensemble. Et pour l’arguments des cadeaux d’anniversaire, il n’a jamais été de mise. Puisqu’on sait qu’on doit gérer notre stock de sous sous, on peut faire des cadeaux +/- importants tant que ça ne nous plombe pas.

    Aimé par 1 personne

    1. Euh…oui…j’ai à peine trouvé l’idée hein! Et si un jour j’arrive à l’écrire, à le finir et à l’auto-éditer sur le net je serai déjà contente!

      Pour le compte commun je te rejoins…mais grosse différence de salaire ici et je crois que Monsieur n’apprécierait guère voir le fruit de son labeur partir dans mes multiples fringues et mes non moins multiples accessoires 😅
      Sujet délicat s’il en est!

      J'aime

    1. Merci pour ton commentaire, c’est vrai qu’avec les nouvelles règles les mamans sont perdantes, même si elles sont capables d’assumer financièrement jusqu’au bout. Et les papas ne sont pas gagnants pour autant car impossible le plus souvent pour eux de faire une pause ou de renoncer à leur salaire, plus élevé que celui de leur conjointe dans la majorité des cas.

      J'aime

  9. J’ai vécu à peu près la même chose lors de mon retour de congé maternité. J’ai pris un congé parental. Non prévu à l’origine, puisque je devais travailler à mi-temps. Mais ma reprise s’est très mal passée. Et in mardi soir, avec min mari nous avons choisi cette solution: ne plus retourner travailler pour me préserver.
    Au début. Il est vrai que je ne l’ai pas très bien vécu: plus de salaire, plus de collègue. Seule avec les enfants. Mais une fois cette étape passée, très vite d’ailleurs, j’ai adoré !
    Des purées et compotes fraîches tous les jours pour mon bébé, donc plus de mauvaises conscience avec les petits pots industriels. Aller chercher le plus grand, plus de garderie et cantine pour lui.
    Par contre. J’ai été très contente et impatiente de retourner travailler après 18 mois de congé parental.
    J’ai pu profiter pleinement de mon bébé et je le ferai de nouveau sans aucun doute.

    J'aime

    1. Je commence par te dire que je suis très heureuse de te relire ici. Vraiment, retrouver les anciens pseudos de mes lecteurs sur ce blog, c’est comme si rien n’avait changé, comme si je n’avais rien dû abandonner ni sacrifier…alors merci, merci de commenter.
      Ensuite…wahou…j’ai l’impression de lire mon propre témoignage. Les conditions, ce que tu as ressenti suite à cette décision…j’espère que je m’y épanouirai autant que toi, même si j’ai déjà renoncé à être une pro des purées maison. Si tu dis que tu étais contente de retourner travailler, c’est qu’entre-temps, tu as changé de poste? De boulot?

      J'aime

      1. Oui j’ai changé de région, je n’aurai jamais pu retourner sur mon ancien poste. C’était aussi la certitude de reprendre le travail sur un nouveau poste qui m’a décidé de prendre le congé parental.

        Aimé par 1 personne

  10. Comme promis dans mon mail, voici mon premier commentaire sur ton blog (le premier de ma vie 😂)
    Chez nous, ce choix de rester à la maison n’était pas voulu pendant la grossesse, fin d’études et recherches non fructueuses pendant 6mois.. Maëlle est née et là c’est moi qui n’a plus voulu chercher. J’ai ressenti un besoin intense de rester avec mon bébé, de m’occuper d’elle. Ce choix a été très difficile à accepter pour ma famille et c’est mon homme qui a du se fâcher pour qu’on me laisse tranquille. Cette pause m’a permis de guérir des blessures faites pendant mes études, de redevenir sereine en pensant à mon passé pas si lointain, et maintenant je suis même sereine pour l’avenir. Je recommence à chercher du travail. Je sens ma fille suffisamment autonome pour que j’y retourne. Bref ça a été une bénédiction pour moi. Pourtant financièrement, c’est mon salaire qui est le plus élevé et la pause n’était pas prévu donc on a beaucoup perdu (on met tout en commun à la maison et on gère le budget ensemble) mais ça n’a été qu’un détail finalement le côté financier par rapport à tout ce que ça m’a apporté même si maintenant il faut que j’y retourne ma banquière sera contente ^^
    Pour le côté vie sociale, je me suis adaptée aux disponibilités de mes copines pour qu’on se voit toujours, ma famille est proche de moi donc je peux aller les voir ou leurs déposer Maëlle pour faire une pause quand j’en ressens le besoin. En plus, Maëlle a bcp de rdv médicaux, on sort plusieurs fois par semaine juste pour ça et ensuite on va se promener 😊 Donc j’ai très bien vécu cette situation.
    Je suis certaine que tu sauras apprivoiser ce nouveau statut, reprendre de nouvelles habitudes et profiter à fond de tes enfants (et écrire un livre !! Wouha !! J’ai hâte ! Lol).
    Petit détail, moi aussi je me maquille et m’apprête tous les jours, question de vie ou de mort 😁
    Je t’embrasse, ton blog est génial.
    Marie

    Aimé par 1 personne

    1. Quel honneur, merci de me réserver la primeur 😅
      Tu as eu raison de t’écouter.
      C’est fou la pression qu’on peut nous mettre, et que du coup on se met seules, pour cocher toutes les cases que la société, la famille parfois, font peser sur nous. Je pense que ce n’est pas très bien vu de faire une pause « dès le premier enfant ». Quand t’en as 3, c’est bon, t’as coché la case mère-trop-débordée-pour-bosser, mais bon, certaines arrivent bien à tout gérer de front.
      Ce qui est super à la différence de moi, c’est que tu as la famille tout près. Ici, pas de pause quand j’en ai besoin, mais quand j’en ai l’occasion. Je suis convaincue comme toi que le côté financier est ce qui passera le plus facilement à la trappe. Pour le reste, tu as raison, je vais prendre mes marques, ajuster et si vraiment ça ne me convient plus, je retournerai bosser…ailleurs!
      Merci pour ton compliment, ça me fait plaisir 😊

      J'aime

  11. J’ai pris un congé parental de 5 mois pour ma fille. Puis j’ai repris le travail à 80% pendant un an. Nous avons ensuite déménagé, j’en ai profité pour savourer ce temps avec ma fille et puis finalement, je n’ai pas retrouvé de travail.
    Le deuxième va maintenant bientôt arriver, je prendrais un congé parental à la suite (comme je suis fonctionnaire en dispo, je suis réintégré pendant la durée de mon congé maternité) et j’ai le projet de devenir assistante maternelle, car au final, je trouve mon compte en étant à la maison. J’ai réussi à garder une vie sociale et globalement, on gagne beaucoup en zénitude, car je n’ai pas à courir partout.
    J’ai également un petit projet qui j’espère verra le jour début 2019.
    Au final, cette situation m’a permis de me lancer dans des projets auxquels je n’aurais jamais pensé. Certes, je perds certains avantages, mais je gagne sur d’autres plans et surtout, je pense trouver plus de sens dans ce que je fais ce qui est pour moi l’essentiel tout en pouvant profiter de mes enfants.
    J’espère que tu t’épanouiras autant que je l’ai été même si ce n’est pas tout les jours facile de ne pas avoir de vrai coupure.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton commentaire Claire. Je me suis permis de supprimer ta première phrase, tout y répondant OUI, à 200 %. J’espère que tu ne le prendras pas mal, c’est une façon de me protéger.
      Ton message me fait penser au projet d’une amie qui pense depuis un certain temps à devenir ass mat, en tout cas ça revient régulièrement dans son discours, sans qu’elle franchisse le pas. Je trouve ton projet très fructueux, très positif et très vivant aussi, j’aime l’idée que des trajectoires puissent jaillir de ce qui semblait au départ une simple pause. Bravo pour ton dynamisme! J’espère que je me réaliserai autant que toi durant ce congé, ça voudra dire que j’ai fait un pas de géant!

      Aimé par 1 personne

      1. Pas de soucis, tu as bien fait. Ça me rend vraiment très triste.
        J’aime voir le coté positif de chaque chose car il y a toujours du positif même dans les épreuves que l’on traverse.
        J’ai mis un peu de temps à mûrir tout ces projets. Cela va faire un an et demi que nous avons déménagé et donc que je n’ai plus de salaire. Heureusement, nous pouvons nous débrouiller avec celui de mon mari.
        Je te souhaite vraiment de pouvoir prendre le recul nécessaire pour faire aboutir tes projets 🙂

        Aimé par 1 personne

      2. Merci de ta compréhension. C’est allé très loin. Je n’avais pas le choix. J’ai passé une période très douloureuse mais je relève la tête, ce blog en est la preuve. J’ai tout à fait la même philosophie que toi. Je suis persuadée que nous nous construisons sur nos échecs plus que sur nos réussites.
        Ca m’a fait très bizarre de me dire que je ne gagnerai plus ma vie. Mais c’est un passage, il faut le voir ainsi! Merci pour tes voeux, je t’envoie évidemment les mêmes 🙂

        Aimé par 1 personne

  12. C’est vrai que ça bouleverse nos habitudes et ça peut être difficile encore plus quand ce n’est pas vraiment prévu. Tu y vois beaucoup de positif finalement et ça c’est plutôt bon signe! Je ne sais pas vraiment jusqu’où la situation a été pour toi mais je suis certaine que finalement, tu trouveras ton équilibre ainsi. Je te souhaite de t’épanouir durant ce congé autant que dans une « vie active »!

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, c’est compliqué quand on passe d’un statut à un autre sans transition. Et oui, je me sens dans une bonne dynamique, je n’y aurais pas cru il y a un mois, mais je deviens pragmatique et mets les priorités où elles sont. Merci beaucoup pour tes vœux 🌈

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :